couv

(Ne prend pas en compte les mots de moins de quatre lettres)

Croqu’livre

L’Association
> Le CRRLJ
Nouveautés
Sélections annuelles
Sélections thématiques
Formations
Groupes lecture
Temps forts
Contact
Quoi de neuf

Le livre jeunesse en Franche-Comté

Auteurs-illustrateurs
Conteurs
Associations
Editeurs
Salons et évènements
Prix et concours
Spectacles

...et au-delà

Actualités
Spectacles
Expositions
Liens

Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Nouveautés

Albums
Livres CD
Ouvrages théoriques
Coups de coeur

Toutes les nouveautés romans (320 au total)

coup de coeurLe passage du diable / A. Fine. - Ecole des loisirs. - (Médium). 2014

Anne Fine emmène ses lecteurs dans un univers quasi surréaliste dans ce roman pour adolescents. David est atteint d’une maladie mystérieuse et vit seul avec sa mère, confiné dans sa chambre depuis tout petit. Sa seule distraction est une maison de poupées, réplique de la maison d’enfance de sa maman et seul bien qu’elle a conservé de son passé. Leur vie est bien morose jusqu’au jour où un médecin surgit dans l’appartement et va enlever David à cette mère qui n’a visiblement pas toute sa raison. Le monde du jeune garçon va alors basculer car il comprend que tout ce qu’il tenait pour la réalité jusque là est un mensonge. En effet sa maladie est une invention et il va devoir apprendre à vivre normalement et découvrir le monde extérieur. Même si l’hospitalisation de sa mère, qu’il chérit malgré tout, dure un peu trop longtemps à son sens, tout se passe bien pour lui grâce à la famille du docteur qui l’a accueilli sous son toit.
Ce serait trop beau et trop simple si l’histoire s’arrêtait là...
Secrets, meurtres, magie noire... la deuxième partie du livre ne nous épargnera rien et à vrai dire on en redemanderait tellement il est original et bien écrit !
Autre lecture
Les premières années de sa vie, Daniel les a passées alité, surprotégé par une mère inquiète, douce et taiseuse. Mais il découvre du jour au lendemain qu’il n’est aucunement souffrant. Sa mère est internée, se pend par désespoir de ne plus pouvoir protéger son fils.
Daniel est accueilli par la famille du médecin qui l’a sorti de sa prison dorée et il retrouve un certain équilibre, bien qu’il se demande pourquoi sa mère l’a ainsi privé de son enfance. Il aime jouer avec la plus jeune des filles à la maison de poupées, seul legs de sa vie passée. Mais une des poupées leur procure de bien étranges sentiments, semble capable de maléfices…
En faisant la connaissance de son oncle, son unique famille, tour à tour charmant et menaçant, Daniel va faire l’expérience d’une véritable violence. Il comprend qu’il pourrait bien être le suivant sur la liste des nombreux morts de la famille…
Nous tremblons avec Daniel plongé dans un univers de haine qu’il ne comprend pas. Guidé par la maxime « Le diable ne peut arriver à ses fins sans votre aide. Il ne triomphe que si vous lui ouvrez la porte », Daniel affronte courageusement le passé, pour s’affranchir d’une menace qui n’a que trop longtemps pesé sur sa famille. Un thriller efficace à la langue soignée.

coup de coeur Abracadabra Amanda / O. Pouteau. - Rouergue. - (DoAdo). 2014

Un bon moment de lecture. Au résumé, on s’attend à quelque chose de totalement délirant, mais au bout du compte, pas tant que ça. Le récit part d’une situation assez farfelue : lors d’un numéro de magie où une camarade de classe du héros s’est retrouvée "découpée", le héros a profité d’un moment d’inattention pour subtiliser l’une des parties découpées de la jeune fille et la ramener chez lui. Pourtant, celle-ci continue de bien se porter.
Il n’y aura jamais d’explications sur ce phénomène étrange, qui surprend mais ne semble pas choquer les gens outre-mesure, mais c’est aussi cette situation légèrement dérangeante qui crée un climat original et éveille la curiosité du lecteur. Sur fond d’enquête policière (un détective est recruté pour retrouver le morceau perdu d’Amanda), on suit le héros, décidé à garder le morceau d’Amanda car il va lui permettre, grâce à quelques manipulations, de retrouver en rêve sa mère décédée.
Si l’intrigue repose sur le fantastique, celui-ci n’est jamais envahissant et s’insinue dans la vie quotidienne de manière habile avec une pointe de poésie.
L’écriture est ingénieuse, au départ, on ne saisit pas trop ce qui se passe, on se pose pas mal de questions, on devine, et petit-à-petit, les choses se précisent : les relations entre les personnages, les motivations du héros, etc. Le style est fluide et agréable, n’en fait et n’en dit jamais trop. La fin est à la fois logique et surprenante et on referme le livre avec satisfaction.
Autre lecture
Une panne d’électricité en plein spectacle de magie et Léonard perd le contrôle de lui-même. Sans bien comprendre ce qui lui passe par la tête, il vole une des boites du numéro et le voici en possession du cœur d’Amanda, jeune fille découpée jusqu’à nouvel ordre… Et même si elle le mérite, petite peste moqueuse et arrogante, l’affaire finit par émouvoir et prend des proportions telles qu’il ne peut plus rendre la boite discrètement. Il a ainsi le temps de comprendre pourquoi il a été pris d’une telle impulsion et quel rôle peut jouer ce cœur dans le deuil qu’il tente de faire de sa mère…
Un roman qui commence comme une histoire de magie, naïve et légère, et s’étoffe d’une complexité de sentiments. Comment réchauffer un cœur coupé de l’essentiel ?

A partir de 12 ans

coup de coeur La musique, c’est toute ma vie (L’amour, très peu pour moi) / J. Bloss. - Bayard. - (Sublime idylle). 2014

Ellie est obsédée par la fanfare ; chef de section des trompettistes, elle exige de la part de ses musiciens une discipline très sévère. Pas question d’un faux pas sous ses ordres, pas question non plus d’exécuter son solo autrement qu’à la perfection. Mais Connors est arrivé et tout s’est déréglé. Connors est « canon », Connors est « sexy » et les remparts qu’Ellie s’est construits depuis des années, suite à une expérience humiliante qui fit les choux gras de tout l’établissement, faiblissent dangereusement. Se laissera-t-elle finalement aller à l’amour ? Pour entendre les quolibets dans les couloirs : une terminale sort avec un élève de seconde ?!?
« J’ai la trouille, me suis-je avoué. Je meurs de trouille de ne pas être celle que j’ai toujours cru être. Et je m’accroche comme une folle à cette vieille image devant les autres, incapable d’affronter leurs regards. » Ellie chemine, aux côtés d’un Connors patient et très mature, et entourée de ses amis non moins exemplaires. Et la jeune fille égoïste et un brin psychorigide devient tout doucement sympathique.
Lecture légère et plaisante d’un titre de la nouvelle collection de Bayard, Sublime idylle, qui entend « faire battre le cœur des jeunes lectrices » avec ses « romans d’amour pour les plus de 11 ans. »
Autre lecture
Après une expérience amère et humiliante, Ellie, 17 ans, tire un trait sur l’amour et consacre tout son temps à sa passion : la musique. Obsédée par la fanfare, elle s’entête à repousser les gens autour d’elle, et refuse tout d’abord l’amour du beau et sensible Connor - qui pourtant fait battre son cœur - et ira jusqu’à être odieuse avec lui et trahir sa confiance. Comment peut-elle concilier amour et musique alors que ce jeune homme lui fait rater le solo de trompette qu’elle prépare depuis des mois ? Mais alors qu’elle se rapproche de plus en plus de Connor, voilà que son ancien amour de collège refait surface...
Ce roman nous plonge au cœur des bouleversements sentimentaux adolescents, explore les difficultés à aimer l’autre. Cette jeune fille, caractérielle, dominante et quelque peu brute, porte cependant le masque d’une grande sensibilité, d’un besoin d’amour et de reconnaissance évidents.

coup de coeur Mon plus grand combat / F. Jallier. - Sarbacane. - (Exprim’). 2014

Tara n’a qu’une ligne directrice dans sa vie : « combattre, réussir, vaincre ». Pas de place pour autre chose que les entrainements, les combats. La boxe et rien d’autre. Voilà ce que nous martèle la narratrice, d’origine italo-libérienne, dans une première partie où le doute n’a pas droit de cité.
Mais Tara commet l’irréparable aux yeux de Freddy son seul ami et ce dernier lui sort ses quatre vérités. De quoi mettre Tara au tapis. KO sur le ring, KO dans sa vie, Tara ne sait plus qui elle est, ce qu’elle vaut, ce qu’elle veut devenir.
La seconde partie sera celle d’une errance, d’une remise en cause sous la coupe d’un énigmatique garçon de salle…
Un style nerveux pour une héroïne en recherche d’elle-même, dommage que cet homme étrange prenne les traits d’un sauveur prédestiné, enveloppant la fin du roman d’un soupçon d’invraisemblance...
Autre lecture
C’est l’histoire de Tara, jeune fille qui ne vit que pour la boxe depuis ses 7 ans. Peu d’amis, un père italien dont le grand regret est de ne pas avoir eu de fils, une mère complétement soumise, deux sœurs jumelles jalouses de l’attention que Tara attire sur elle : tel est son quotidien.
Tous les choix de sa vie sont marqués par la confrontation : je l’affronte ou je ne l’affronte pas. Son objectif est d’arriver à trouver le coup parfait qui mettra son adversaire KO : le one shot. Jusqu’au jour où elle perd un combat et tombe dans le coma trois jours. Elle ne peut expliquer cette défaite et remet alors sa vie en question.
Dans la première partie du livre, Tara est une espèce de machine : insensible, froide, arrogante, son seul ancrage est la boxe. Mais elle change radicalement après sa défaite. Tout son monde est remis en question. Elle devient alors presque l’opposé de ce qu’elle était.
La transition est abrupte, radicale ; ce personnage froid, arrogant, avec un mental de fer devient un personnage plus « classique », dommage.

coup de coeur Automne / J. H. Nielsen. - Albin Michel. - (Wiz). 2014

Voilà 6 ans que Nanna et Fride n’ont pas mis le nez dehors. Fride était bébé lorsqu’elle a senti l’air frais sur ses joues pour la dernière fois. Être enfermées devient difficile à supporter et malgré l’interdiction de leur père, malgré le danger de se faire contaminer par la maladie ou agresser par d’éventuels survivants à la catastrophe, elles remontent à la surface. Et n’en meurent pas.
Comme les vivres viennent à manquer et qu’il faut un médicament pour soigner leur père contaminé depuis peu, elles partent pour la ville. Elles croisent en chemin de très rares survivants, bienveillants, puis des ombres mystérieuses. Oiseau les en protège et leur révèle un secret fabuleux. Mais bientôt le dilemme : faut-il rentrer retrouver leur père, même sans médicament, ou construire une vie nouvelle avec Oiseau ?
Le roman est comparé à La Route de Mc Carthy, espoir en prime. Mais si l’on est bien dans une ambiance de fin du monde, avec un rapport filial, l’intrigue n’en a pas la noirceur. C’est à une fin du monde sans violence et emplie de bienveillance que nous convoque l’auteur, avec une perspective de renouveau assez facile…
Autre lecture
Alors que la mort a envahi la planète, Fride et Nana continuent à vivre avec leur père dans un bunker. Mais la maladie de ce dernier et la pénurie de nourriture vont obliger les deux petites filles à partir pour la ville. Arriveront-elles à trouver des médicaments pour leur père ? Reste-t-il des hommes vivants ?
Un conte post-apocalypse poétique. Pas de moment de peur ou d’angoisse mais le silence et l’immensité d’une ville morte et abandonnée. L’âge des enfants permet de porter un regard sans préjugé sur un monde en friche qui prend l’allure par moment d’un terrain de jeu. Pas non plus d’explication sur les raisons de cette catastrophe, juste une présentation de l’homme seul...ou presque.
« Il y en a qui ont parlé de rayonnement radioactif. D’autres ont dit qu’il y avait tellement de poison sur la Terre qu’elle ne pouvait pas en supporter davantage. D’autres encore que c’était une épidémie. Et puis certains disaient que c’était tout ça mélangé. »

coup de coeur Si tu meurs, elle reviendra / M.Tabachnik. - Flammarion. - (Grands Formats). 2014

Comment survivre à l’absence de leur fille unique ? Comment accepter le fait qu’un homme a percuté un être vivant et s’est enfui sans lui porter secours ? Les O’mara pourraient être anéantis mais la rage les tient encore debout. Francis n’aura de répit que lorsqu’il aura vengé sa fille. Il traque le meurtrier, malgré des indices très faibles. Mais sa fille elle-même lui vient en aide, en rêve, et l’envoie sur une plate-forme pétrolière…
Un polar à l’ambiance très marquée. Décor : l’Écosse ; protagonistes : les nouveaux riches de l’industrie du pétrole ; particularité : ambiguïté des personnages, de tous les personnages. Ainsi, lorsque Francis trouvera le meurtrier de sa fille, c’est un homme lâche mais très sympathique qui lui fait face. Quel sens alors donner à sa vengeance ?
Autre lecture
Patricia est fauchée sur la route à la veille de ses vingt-cinq ans. Ses parents n’acceptent ni sa mort ni l’absence de recherche de l’auteur du délit de fuite. Nous suivons le père dans sa traque pour retrouver le "meurtrier". Seul indice : il s’agirait d’une voiture de luxe non répertoriée. Il décide alors de partir enquêter autour des plate-formes pétrolières situées non loin, au nord de l’Écosse...
Un roman policier noir centré sur le désir de vengeance de ce père dont toute la vie est organisée autour de la réussite de sa fille unique. Alors que le ventre du récit nous fait croire à une fin facile et attendue, l’auteur renverse dans la dernière partie l’histoire et amène ainsi l’adhésion du lecteur. La géographie des lieux apporte une dimension supplémentaire en nous faisant découvrir un paysage et des caractères rudes. A lire !

coup de coeur Toute seule dans la nuit / S. Beau ; E. Chatelain. - Alice (Primo), 2014

Miette adore passer du temps seule avec son grand-père qui la comprend mieux que quiconque. Alors que son grand-père est parti faire une course, il ne revient pas et la jeune fille se retrouve seule dans le noir avec un inconnu qui s’est introduit dans la maison. « Tu t’en sortiras toujours. Quoi qu’il arrive », lui répète sans arrêt son grand-père, c’est le moment où jamais de lui donner raison...
Parallèlement, son grand-père a été victime d’une crise cardiaque au volant de sa voiture et est retrouvé tardivement par un couple qui l’emmène à l’hôpital. Le malaise lui sera-t-il fatal ?
Papier glacé, mise en page aérée, ce roman pour les plus jeunes offre une lecture haletante. Chapitres courts, points de vue alternés et illustrations en vignettes alimentent le suspens, nous tremblons avec Miette et espérons la voir retrouver la complicité avec son grand-père.

coup de coeur Après la vague / O. Charpentier. - Gallimard. - (Scripto). 2014

Max, 16 ans est un adolescent sûr de lui. Aujourd’hui, il a envie de profiter de la plage où toute la famille passe ses vacances. Il n’accompagnera pas ses parents et son frère aîné en excursion, mais restera avec Jade, sa sœur jumelle. Aujourd’hui, des groupes de grands oiseaux blancs se sont regroupés sur les toits des bungalows, la mer s’est retirée d’un coup, laissant place à une très belle vague, courant vers la plage comme « un grand linge blanc qu’on essore ». Puis la mer a enflé, la vague a tout emporté sur son passage, tout et surtout Jade. Comment survivre à sa jumelle ? Comment vivre avec cette culpabilité qui englobe de haine soi et le monde ? Comment reprendre pied dans une vie qui ne le concerne plus ? En 4 parties, Max, narrateur, nous raconte son cheminement. De l’anéantissement au désir d’en finir jusqu’à la promesse faite à soi même et à la disparue de vivre enfin à part entière. Marie Jeannot

A partir de 13 ans

coup de coeur Chouette divorce ! / I. Minière. - Rouergue. - (Dacodac). 2014

Un petit roman pour dédramatiser cette situation qui est le lot de nombreux enfants aujourd’hui. Les parents de Léo lui apprennent qu’ils divorcent alors qu’ils s’entendent très bien et ne se disputent jamais, simplement l’amour est passé et ils ont rencontré quelqu’un d’autre chacun de leur côté. Léo croit d’abord à une de leur habituelle blague débile et reçoit un choc lorsqu’il réalise que c’est bien la réalité. C’est d’autant plus perturbant qu’il va devoir s’habituer à d’autres adultes et enfants dans l’intimité... Dans cette histoire, l’auteur ayant pris le parti pris d’un divorce « élégant », tout se passera le mieux possible.
Autre lecture
Ses parents lui reprochent souvent « de ne pas bien comprendre (leurs) plaisanteries », il fait donc des efforts pour bien réagir lorsque ses parents lui annoncent leur divorce. Manque de chance, ce n’est pas une de leur énième blague. Léo encaisse, accepte les compliments (il est « chouette », il est « mûre ») mais n’est pas sûr de les mériter surtout lorsqu’il s’agit de rencontrer les nouveaux compagnons de ses parents et leur enfant respectif, aussi « sympa » soient-ils...
Un divorce qui se passe en douceur, et même avec humour, ce qui n’empêche pas les moments difficiles, évoqués sans lourdeur et sans complaisance.
« Un divorce élégant ? Est-ce que je rêvais ? Et pourquoi pas un divorce magnifique ? Une divorce merveilleux ? Un divorce de conte de fées ? »

A partir de 10 ans

coup de coeurLes trois soeurs et le dictateur / E. Fontenaille. - Rouergue. - (DoAdo). 2014

Mina part sur les traces de son histoire, qui rejoint celle d’une période sombre de la République dominicaine. Sa grand-mère et ses 2 sœurs furent parmi les rares personnes à se dresser contre le dictateur Trujillo, aussi violent qu’arbitraire dans ses décisions, et amateur de très jeunes filles. De la bouche de sa grande tante, la plus jeune des 4 sœurs Mirabal, unique survivante, Mina découvre la répression inouïe mais surtout le courage de ces très jeunes filles qui donnèrent leur vie pour la fin d’un régime totalitaire. Un courage exemplaire à l’origine de la journée du 25 novembre, journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes.
« A quoi pense-t-on quand on est si jeunes, pleines de vie, et qu’on va mourir sous les coups ? Peut-on penser au jasmin qui fleurira pour les autres ? »
Autre lecture
C’est en hommage aux sœurs Mirabal que la journée du 25 novembre a été déclarée “journée mondiale de lutte contre la violence faite aux femmes”. Alors que son père ne lui a jamais parlé de ses parents, Mina décide de partir en République Dominicaine, invitée par son cousin. Elle y découvre une île, une atmosphère, des gens mais aussi son histoire. Sa rencontre avec sa grand-tante lui ouvre la porte du souvenir, celui d’un drame familial qui plonge dans l’histoire du pays...
Fiction à partir d’un fait réel, la plume de l’auteur nous amène à la découverte de jeunes filles héroïques qui ont bravé le pouvoir au prix de leur vie. La lente gradation du récit qui tend à reporter à toujours plus tard le drame densifie les événements et leur donne un caractère universel. Aux faits précis fait échos l’hymne à la résistance contre toute forme de tyrannie et transforme les trois sœurs Mirabal en symbole de la lutte contre la dictature.
« La terrible Nuit du Persil. Pour reconnaître un Haïtien d’un Dominicain, les soldats portaient un brin de persil à la boutonnière, ils obligeaient les Haïtiens à dire le mot perejil, et comme il y a un r qu’ils ont du mal à prononcer, vu qu’ils parlent le créole ou le français et mal l’espagnol, et bien ceux qui le disaient mal, ce mot maudit...on les massacrait. »

Affichage de 10 sur 320, voir les autres pages : ... | 220 | 230 | 240 | 250 | 260 | 270 | 280 | 290 | 300 | 310

Voir les années précédentes

 

© Association Croqu'Livre - Centre régional de ressources en littérature jeunesse