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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Harcèlement


Roman(s) :


coup de coeur Signe distinctif, roux / Anouk Bloch-Henry. - Oskar Jeunesse (La vie), 2015

Arnold est un adolescent qui vient de changer de collège. Il semble tranquille, mais reste marqué par son expérience précédente : ses anciens camarades le harcelaient à cause de sa chevelure rousse. Pourtant, pour l’instant tout semble se passer pour le mieux. Arnold se fait des amis, surtout la jolie Axelle, dont il tombe immédiatement sous le charme. Mais Axelle a déjà un amoureux, très jaloux, (et, aussi, un peu bête) : la "chasse au roux" recommence, et c’est à nouveau l’enfer pour l’adolescent. D’autant qu’aucun des protagonistes, hormis Arnold et Axelle, ne prend clairement conscience de l’ampleur du problème, tous se retrouvent dépassés et pris dans un tourbillon de violence, chacun désirant un peu de reconnaissance sociale, même par le pire des moyens. _Très bon roman pour 14-15 ans, où on voit bien l’emprise des relations sociales et le désir d’exister à tout prix pour ceux qui se sentent oubliés. Marie Chaillet

A partir de 14 ans

coup de coeur Chacun son tour ! / Anne Warin ; Amandine Laprun ; - Bayard (mes premiers j’aime lire), 2015

Alexandre, un grand de CM1, a pris la figurine Polki préférée de Mathis et refuse de lui rendre. Mathis est désemparé, au point qu’il n’écoute plus rien en classe. Impossible de se confier à la maîtresse : il sait très bien qu’il est interdit d’amener des jouets en classe ! Heureusement une bonne surprise l’attend à la maison, sa cousine Lucile a apporté un livre de magie. Grâce à elle, il a une grande idée : il va se servir d’un tour de magie pour récupérer son Polki...et donner une leçon au voleur. Un bon premier petit roman très joliment illustré, qui permet d’aborder avec les plus jeunes le thème du harcèlement. Ewa Bochenski

A partir de 7 ans

coup de coeur 3 tyrans + 1 boloss = quelle vie ! / Davide Cali. - Sarbacane, 2014

Le narrateur de ce récit nous présente les différents tyrans auxquels il a eu à faire durant sa vie scolaire de la maternelle jusqu’au collège. Il a réussi par la ruse à arrêter les 2 premiers. Quant au 3ème, était-ce réellement un tyran ?
Roman court et efficace sur la thématique du harcèlement et du racket à l’école mais sur un ton léger et décalé. Et finalement on se pose la question de qui est vraiment un tyran. Certains en ont peut-être toutes les caractéristiques en apparence mais n’est-ce pas pour cacher des faiblesses…Christelle Renaud

A partir de 11 ans

coup de coeur Les filles en chocolat, tome 5 : coeur vanille / Cathy Cassidy. - Nathan, 2014

Des cinq filles au chocolat, c’est Honey qui m’intéressait le plus tellement elle semble en colère contre la vie elle-même. Le départ de son père et la nouvelle famille recomposée que lui impose sa mère déséquilibre son existence et l’amène dans les tomes précédents à tester les limites. C’est donc avec beaucoup de plaisir et de fébrilité que j’attendais ce tome, et il ne m’a pas déçu ! _ Honey s’en va rejoindre son père en Australie. Elle espère avoir ainsi une seconde chance après ses dernières frasques en Angleterre. Mais si le changement est au rendez vous avec une nouvelle école et de nouveaux amis, l’ombre de son passé plane toujours. Si elle a décidé d’éviter les excès et les sorties, c’est par le biais d’internet et des réseaux sociaux que des photos d’avant vont faire de sa vie un enfer... Qui est responsable de cet harcèlement ? Et surtout comment en sortir ? _ Encore un très bon tome des filles au chocolat qui mêle plaisir de la lecture et thèmes d’actualités. A travers la correspondance de l’héroïne et de ses soeurs on retrouve les problèmes abordés dans les autres volumes. Si Honey est plutôt un anti-héros dans les premiers livres, elle fait ici preuve de courage et de bravoure pour reconstruire sa vie. Le sujet du harcèlement est en plus bien amené et traité. Une série plus que jamais indispensable ! Marion Uteza

J’ai aimé l’emploi du "je" et que comme dans toute la série on parle des dangers que risque un adolescent dans différentes situations. Exemple Skye avec son amour pour le passé a risqué d’oublier le présent dans coeur guimauve. Summer avec sa passion pour la danse et la sveltesse l’ont rendu anorexique dans coeur mandarine. Quant à Honey, en voulant se confier, elle a révélé sa vie à un "inconnu". La personne ne l’était pas réellement, mais elle ne savait pas précisément à qui elle s’adressait. Ce livre montre qu’il faut se méfier un minimum des réseaux sociaux et de gens sur Internet. On n’est pas toujours qui on prétend être. Il n’y a rien que je n’ai pas aimé dans ce livre. Lou, 5ème (collège lumière)

A partir de 12 ans

coup de coeur Banzaï Sakura / V. Delamarre Bellégo. - Oskar. - (Aventures)

Jo raconte dans son nouveau journal le harcèlement dont a été victime Sakura, jeune japonaise, à son arrivée dans la classe et comment elle a réussi, avec l’aide d’autres enfants, à le faire cesser. Sakura est d’un milieu aisé et elle est très fiere de son origine. Cette base solide va l’amener à réussir à s’intégrer dans sa classe en dépit de l’hostilité constante de Fabio. Elle va se servir de sa culture, de ses contes et légendes pour renverser la situation...

Un message positif, un récit gai, et une écriture simple m’ont convaincue ! Sakura se dessine devant nous en même temps qu’elle s’oppose aux préjugés de son camarade. Le lecteur apprend des mots japonais, et certains éléments de cette culture mais c’est aussi l’occasion de retrouver des expressions françaises. Un récit frais et intelligent ! J’aime Marion Uteza

A partir de 10 ans

coup de coeur La vie est belle / C. Léon. - La Joie de lire

Le livre s’ouvre sur un suicide, celui d’un homme ne supportant plus le harcèlement sur son lieu de travail. Il se poursuit, en un temps disséminé, sur les moments clés précédant le drame. Mais l’on pressent, en même temps que l’on en comprend les circonstances, qu’un autre pourrait s’annoncer, au goût de vengeance...
Lewis, fils du défunt, approche Julia, fille du celui qui est désigné comme responsable. Quel est véritablement son but ?
Avec une narration éclatée qui distille des éléments de réponse et de questionnement, Christophe Léon invite son lecteur à reconstruire l’histoire et à en envisager l’issue. Devant l’injustice, quel choix s’offre à nous ? Comment se positionner au sein d’une société impitoyable ?
Autre lecture
Christophe Léon est un auteur dérangeant. Il gratte la conscience du lecteur pour l’amener à réfléchir. Il part d’un fait de notre monde contemporain pour nous proposer d’y poser un autre regard. La fin, souvent sombre mais en partie ouverte est un appel au lecteur à changer le monde dans lequel il vit... Tout un programme !
Le père de Lewis s’est suicidé. Il était victime de harcèlement sur son lieu de travail. La nouvelle vie de Lewis est entièrement tournée vers la vengeance. Il veut infiltrer la famille du patron de son père pour le détruire... Que va-t-il y trouver ? Nous suivons en parallèle le récit de la lente dégradation du salarié victime de harcèlement et la mise au point de la vengeance par le fils.
Un roman fort qui évoque la déshumanisation du monde du travail et de ses conséquences sur l’individu et la famille. Il n’y a pas de bons et de méchants mais plutôt un système, une société qui sont grippés, empoisonnés. Tantôt horrifiés, tantôt intéressés nous découvrons le cheminement meurtrier du fils. La fin, terrible, est faussement ouverte. Qui sont les lâches ? Qui sont les victimes ? L’alternative n’est pas vraiment réjouissante. Reste une lecture d’un roman bien agencé, bien équilibré entre des passages très "ados" avec les thèmes de l’acné ou encore des relations avec le beau-père, et d’autres bien plus sombres...

coup de coeur La fille seule dans le vestiaire des garçons / H. Ben Kemoun. - Flammarion. - (Emotion). 2013

Comment Marion a-t-elle pu succomber aux charmes d’Enzo, le même qu’elle envoyait au tapis quelques jours plus tôt parce qu’il l’avait draguée de façon insistante et irrespectueuse ? Comment en est-elle venue à embrasser ce garçon qu’elle méprisait ? « Est-ce qu’on tombe amoureuse par faim d’amour, par peur de la solitude ou du grand vide, pour se prouver qu’on peut plaire ? » La conséquence de ce moment de faiblesse : une humiliation cuisante, le baiser avec le bel Enzo n’étant que le point d’orgue d’une vengeance mise en scène par Enzo et ses potes et se retrouvant sur youtube avec le commentaire : Marion, fille facile. Marion n’avait pas besoin de cet épisode désastreux, tant sa relation aux hommes était déjà en souffrance : son père, parti à l’autre bout du monde les abandonnant elle, sa mère et son petit frère a fait bien des dégâts.
Humiliation, vengeance, réseaux sociaux, un bien mauvais mélange qui aurait pu terrasser Marion, l’enfermant dans la rage et la solitude. Mais les vrais amis la sauveront d’une déroute certaine...
Un happy end un peu facile, mais retenons plutôt, dans cette histoire prenante, les personnages attachants, notamment le petit frère compréhensif et très intelligent et la vivacité des sentiments.
Autre lecture
Marion est une adolescente seule et courageuse. Elle tient tête aux petits caïds du lycée qui tentent de jouer avec elle. Mais humiliés, ces derniers vont tâcher de faire de sa vie un enfer. Reste son petit frère, à la fois attachant et énervant, en tout cas haut en couleurs et sa mère qui se débat avec ses propres problèmes. Au-delà, sa seule bouée de sauvetage est la musique et son carnet de morceaux personnels qui l’accompagnent, jusqu’à ce que le livre disparaisse...
Entre harcèlement et peur, c’est la rage qui domine chez Marion. Ses sentiments sont tellement forts qu’ils l’empêchent d’avancer. Comment dès lors arriver à se reconstruire, à reformer un sas de confiance ? Le récit retrace avec justesse les moments forts de solitude et de désespoir que peuvent traverser les jeunes, entre deux âges, entre deux mondes. Un livre réussi à l’écriture vive et incisive.
«  Si j’avais eu un père, il serait venu rectifier la tronche de ces quatre salopards. Il les aurait chopés un par un ou ensemble pour leur faire payer l’affront fait à sa fille. Ensuite, en quelques mots justes, pour me rassurer, il aurait aussi su me faire croire que je valais mille fois mieux qu’eux et que je restais la plus exceptionnelle du monde. Et j’aurais tout gobé, de la première à la dernière syllabe. Si j’avais eu un père, je n’aurais pas fait cela. Ou pas ainsi. Seule, je devais me débrouiller seule.  »

coup de coeur Le retour de Cherokee Brown / S. Curham. - Flammarion. - (Tribal)

Claire est furieuse, bouleversée et choisit la voie de l’écriture pour remettre de l’ordre dans ses pensées décousues, pour « essayer de ressembler à (son) héroïne, une fille plus courageuse et meilleure (qu’elle) ». Le jour de ses 15 ans, elle apprend que son père ne vit pas, comme le lui a toujours dit sa mère, aux États-Unis. S’il y est bien parti pour sa carrière de musiciens, il est vite revenu à Londres et a cherché à s’occuper de sa fille. Devant le refus de sa mère, il a abdiqué jusqu’à ce fameux jour…
Claire doit donc encaisser : le mensonge de sa mère ; sa nouvelle filiation incarnée par ce prénom, Cherokee, donné à sa naissance par son père ; l’interdiction de sa mère et son beau-père de revoir ce père ; et le lycée où elle est constamment humiliée. Forte de ces nouvelles révélations, Cherokee est déterminée à devenir auteure de sa vie.
Rythmés par les conseils d’un manuel d’écriture, les chapitres suivent les variations des émotions de Claire/Cherokee : la rage, l’incompréhension, l’espoir, la révolte. Et l’amour bientôt… Une histoire d’émancipation que l’on a plaisir à encourager dans notre lecture.
Autre lecture
Le jour de ses 15 ans Claire reçoit une carte adressée à une certaine Cherokee. Elle vient de son père qui lui propose de reprendre contact après quinze ans d’absence ! La jeune fille, harcelée à l’école, y voit une chance de reconstruire sa vie. D’autant plus quelle a du mal à trouver sa place entre une mère angoissée et un beau-père expert en coaching personnel ! Mais qui est son père ? Après des années de solitude, Cherokee a dessiné dans sa tête un portrait très fort de l’absent. Va-t-il correspondre à ses attentes ?
Le découpage du roman avec pour en tête de chapitre des conseils pour réussir à écrire un livre est très réussi. Il donne envie de soi-même passer à l’écriture. L’héroïne avec toutes ses failles est attachante. On souffre et se questionne avec elle. L’évolution de l’histoire permet d’évoquer de nombreux thèmes comme la relation père fille, le harcélement à l’école ou encore la musique. La lecture est agréable. A lire !
« J’ai eu le cœur serré.Je m’étais fait beaucoup de souci en me demandant ce que j’allais découvrir chez mon père, mais j’avais oublié de me demander ce qu’il pouvait attendre de moi. Il avait envoyé une carte à Cherokee Brown. Il ne savait pas que j’étais devenue Claire Weeks. Une fille qui n’avait pas d’amis et qui n’était même pas capable de marcher normalement. »

coup de coeur A copier 100 fois / A. Dole. - Sarbacane. 2013

Il ne peut rien dire à son père qui lui dit d’être un homme, un vrai. De savoir se défendre, se battre même s’il le faut. Alors il encaisse chaque jour au collège les coups, les humiliations, les insultes (fiotte, pédé) et rêve d’avoir à ses côtés, un père qui le protégerait, lui apprendrait les mots pour riposter. Pris en étau entre la violence au collège et les faux semblants à la maison, un jour il craque. La confrontation avec son père est devenue inévitable. Et salutaire.
Autre lecture
Antonin est victime de harcèlement de la part des autres élèves qui lui reprochent d’aimer les garçons. Mais ce qui le blesse le plus c’est l’attitude de son père qui estime qu’il suffit d’agir en homme pour régler les différents entre jeunes. Jusqu’au jour où...
Les thèmes de la violence à l’école et de l’homosexualité passent, au fur et à mesure des 56 pages du récit, en arrière plan pour révéler un sujet plus universel, celui du soutien nécessaire des parents pour aider l’adolescent à se construire.
« Papa m’a dit cent fois d’être un homme, et d’agir comme un homme. Oui mais Papa, lequel ? Je veux pas être comme Vincent, n’être fait que de bruits, de cris et de colère. Pourquoi tu m’apprends pas les mots, plutôt ? Les mots qui soulagent, les mots qui apaisent, je voudrais avoir les mots qui soignent, ceux qui ne laissent pas seul. Ceux qui ne me viennent pas quand les choses vont trop loin : « Arrête maintenant, arrêtez, c’est trop ». C’est ces mots-là Papa, que tu dois me donner la force de dire. »

coup de coeur Mise à mort (La commissaire Raczynski) / C. Mazard. - Oskar. - (Polar)

Anton n’en peut plus de ces insultes idiotes et répétées. Il a déjà changé d’établissement mais voilà que ça recommence : "Anton le roux est un pou" ; "Pourquoi faire des expériences sur des rats quand on a des roux ?" Cette fois, il voit rouge et lorsqu’il apprend qui est l’expéditeur des SMS haineux envoyés en masse, il décide d’agir. Et le lendemain, l’annonce tombe : Jérémy a été assassiné… C’est au commissaire Raczynski de mener cette 4eme enquête. Elle bénéficie de l’aide d’une nouvelle lieutenante et le coupable est vite désigné : Anton. Mais quelques camarades de classe s’interrogent. Anton n’aurait jamais pu faire cela. Et eux-mêmes, n’ont-ils pas une part de responsabilité ? Avec leur "odieux silence complice", n’ont-ils pas contribué à cette escalade de violence ?
Si l’enquête est un peu facile et ne brille pas par son ingéniosité, la problématique de la responsabilité collective est intéressante. Comment réagir à la discrimination contre un individu ? Comment s’opposer aux réseaux sociaux lorsqu’ils sont utilisés à des fins malveillantes ?
Autre lecture
Enquête policière sur un meurtre. Un jeune lycéen a été tué à minuit dans un square. Tout accuse son ami, un jeune roux victime de discrimination et de harcèlement. Depuis plusieurs mois, des photos sont envoyées sur le portable des élèves de seconde sans que personne ne réagisse. Jérémy était-il l’auteur des messages ? Anton s’est-il vengé ? Et surtout pourquoi personne n’a rien dit ?
Un récit sur la haine des différences et sur le silence qui tue. Un bon roman policier sur un thème d’actualité.
« Il avait tout raconté à ses parents. Les sarcasmes, les sourires, les moqueries, les regards. Son enfer depuis toujours. Son père avait porté plainte à la police. Celle-ci ne s’était pas déplacée : dossier classé sans suite. »

coup de coeur Mauvaise connexion / J. Witek. - Talents Hauts. - (Ego)

Julie aime la mode et voudrait devenir mannequin. Elle s’invente une nouvelle identité, Marilou, plus âgée et moins sage. Lorsqu’elle croise sur la toile un jeune homme attentif qui se dit amoureux d’elle, c’est le début d’une chute rapide et vertigineuse dans le harcèlement moral et l’atteinte à son intégrité. Car si elle ne rencontre à aucun moment son interlocuteur, Julie va très rapidement devenir sa "chose". Comment dès lors s’en sortir ? Où trouver du secours ?
Un récit prenant et très réaliste, murmuré sur le ton de la confession, qui une nouvelle fois nous amène à nous interroger sur les dangers des relations introduites par des personnes perverses et manipulatrices. A lire à partir de la fin du collège.
Autre lecture
Julie raconte des années plus tard ce qui fut au commencement une formidable histoire d’amour mystérieuse… Lorsqu’elle rencontre Laurent sur internet, les premiers échanges sont passionnés, tendres. Julie, 14 ans, est flattée qu’un homme plus vieux la retrouve tous les soirs dans le secret de sa chambre. Mais les premiers échanges romantiques prennent un caractère sexué et Julie, entre peur de perdre son prince charmant et honte d’effectuer les gestes qu’il lui suggère, se trouve emprisonnée dans une situation inextricable.
Les dangers des relations anonymes sur internet prennent ici les contours d’une manipulation, d’un harcèlement moral dont on suit le mécanisme implacable.

coup de coeur Harcèlement / G. Jimenes. - Oskar. - (Histoire)

Valentin est "différent" : il est un peu enrobé, aime le blues, a tendance à être bavard et à parler de lui. Rien de franchement détestable mais il fait bientôt naître un agacement chez ses camarades. Qui se transforme insidieusement, par l’intervention de Bastien, en acharnement. Petites vexations, humiliations collectives, racket, violences physiques... ce Bastien beau parleur et meneur de la classe sait manipuler, fait de la vie de Valentin un enfer. Et lui, entre résistance et volonté de se faire oublier, ne sait plus comment enrayer ces persécutions...
Le roman retrace une année scolaire de Valentin avec les points de vue de chacun des protagonistes, des plus impliqués (Bastien) aux spectateurs, en passant par ceux qui, sans être nommément responsables, ont permis ce rapport de forces. Le procédé utilisé (interview par une psychologue fictive des protagonistes, imaginée par Valentin lui-même) n’est pas des plus heureux mais le processus psychologique est finement décrit.

coup de coeur L’ ijimé : la loi du plus fort / H. Pérol. - Rageot. - (Métis)

Difficile d’être jeune au Japon ! La société y est dure, sans pitié pour les plus faibles ; la communauté passe avant l’individu et l’éducation vise à former un membre parfait du groupe. Pour le jeune Youhio, meilleur élève de sa classe, mais physiquement et émotionnellement plus fragile, la vie va tourner au cauchemar. Il devient la proie du chef de classe Takéo qui, aidé de ses copains, va mettre en route un "jeu" qui deviendra de plus en plus cruel. Jusqu’où ira le harcèlement, alors que ni sa mère qui réprime sa tendresse pour en faire un vrai homme, ni son père absent et très dur, ni son professeur qui devient complice de ses tortionnaires, ne lui viendront en aide ? Seule sa cousine dont il est amoureux aurait pu la soutenir mais elle est trop loin.
Une histoire douloureuse, un vrai documentaire sur la société japonaise et les règles de l’Ijimé. Passionnant.

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