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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Cinéma




Album(s) :


coup de coeur Le Jacquot de Monsieur Hulot / D. Merveille. - Rouergue

Des scènes de vie quotidienne, citadine, sans texte. Mais dans un coin, les cinéphiles le reconnaîtront, M. Hulot... on sent qu’il va se passer quelque chose. Et en effet, lorsque l’on déplie la page de droite, le banal fait place au décalé, dans un grand panorama où la vie s’anime. M. Hulot a l’art de la poésie, de l’humour, de la surprise et l’auteur a très bien su retranscrire cet esprit de liberté. Il est à gager que même les enfants ignorant la référence cinématographique apprécieront cet univers.

Roman(s) :


coup de coeur Sur le toit / F. Niobey. - Rouergue. - (DoAdo)

Ils ne se sentent pas écoutés, regardés, entendus, alors ils décident de prendre de la hauteur. Ces jeunes adolescent crient leurs colères, leurs peurs, leurs doutes, leurs amours… perchés sur un toit face à la caméra d’Alix. A tour de rôle, ils se racontent : Eïla et son frère si peu présent mais tellement important, Benjie et la musique, Seb et son histoire d’amour amputée… moments de confidence. Mais Flora n’est pas là, une absence comme un mystère qui les interpelle...
Eclats d’intimités, panorama sur le vif d’une génération pleine d’énergie et de fêlures, que la société peine à entendre.
Autre lecture
Portraits en mouvement de jeunes adolescents. Un groupe de copains se retrouve un soir sur un toit, alors qu’un d’eux filme et les invite à confier leur secret. Les chapitres zooment sur quelques uns de ces visages afin de révéler leur histoire et leur faille. Rébellion, coupe de cheveux, musique, danse, bière, jeu avec la mort, amitié, racisme, incompréhension des parents... ils tentent de faire entendre leur cri, leur différence. Mais tous ne veulent pas se confier et il y a l’absence de Flora, qui n’arrive pas...
Un récit au style haché qui par moment reproduit les plans de la camera et apporte une focalisation originale sur les personnages. L’histoire progresse avec comme fil conducteur le mystère qui entoure Flora. L’ensemble, à l’image de l’adolescence, est protéiforme et magmatique. Les jeunes lecteurs se retrouveront-ils dans cette écriture ?
« Tu étais avec qui ? Pas avec ce black, dis-moi, pas avec lui ? On pose moins de questions aux garçons. Tu peux dire noir, maman. Edmond est noir, oui, profondément, d’un beau noir mat, qui fait frémir. Tu peux dire noir. N’aie pas peur de ce mot. N’aie pas peur du noir. Mais maman, tu peux dire aussi Edmond. »

coup de coeur La bobine d’Alfred / M. Ferdjoukh. - Ecole des loisirs. - (Médium). 2013

Harry et son père sont des cinéphiles invétérés qui ont la chance de se retrouver à Hollywood. Leur bonne fortune ne s’arrêtent pas là puisqu’ils vont côtoyer le grand, l’immense Monsieur Hitchcock qui tourne en secret Mary Rose. Harry est ahuri lorsqu’il se retrouve avec les bobines des premières images du film. Avec la belle Valentine pour héroïne. Comment résister… Il visionne les images et… tout lui échappe.
Une œuvre cinéphile chapitrée avec 18 titres de film du maître, saupoudrée de références diverses et de clins d’œil anachroniques. Le film en question est réellement un film qu’Hitchcock rêvait de tourner et qui ne vit jamais le jour. Malika Ferdjoukh s’est amusée à en imaginer le naufrage. Mais la leçon du livre est une répétition du principe A quelque chose malheur est bon… Harry lui, au milieu de cette bérézina, découvrira l’amour...
Autre lecture
Harry a un père cuisinier et... cinéphile. Quand celui-ci est engagé par une célèbre actrice pour servir de cuisinier à Hollywood, Harry ne sait pas à quel point cela va changer sa vie ! Entre tournage secret, disparition de bobine et course poursuite, Harry va faire les rencontres de sa vie et en premier celle de Madeleine...
Un roman qui nous permet de découvrir la magie du cinéma du point de vue d’un adolescent. Ferdjoukh nous envoûte et nous offre une rencontre exceptionnelle avec Hitchcock. L’intérêt du récit est moins dans la narration que dans la capacité de l’auteur à faire sentir au lecteur une atmosphère.
« Ah, c’est de la belle histoire. Ça parle des morts, tu vois, des morts qui reviennent et qui partent. Du souvenir. Du temps qui passe. De l’amour d’une maman pour son enfant. Mais va proposer ça à des producteurs ! Ils te répondent quoi ? "Monsieur Hitchcock, tu nous as montré des meurtres sous une douche, sur un manège, un trapèze, dans un train, un bateau, un moulin, un clocher... et tu te ramènes avec ta petite histoire de fantômes sans crime ? Sorry. No money." Trop romantique pour 1964. »

coup de coeur Sans la télé / G. Guéraud. - Rouergue. - (DoAdo)

Que ceux pour qui cet écrivain est une énigme tendent la main et s’emparent de cette petite clé que nous offre Guillaume Guéraud avec cette autobiographie. Guillaume nous ramène dans les années 80 avec ses actualités propres à ces années-là, la vie quotidienne des jeunes dans une cité, l’espoir de ces gens lorsque la gauche arrive au pouvoir, ses premières amours. Il a 8 ans quand débute le roman. Tous ses copains ont la télé sauf lui car ça ramollit le cerveau d’après sa mère et son oncle qui vit avec eux. Sauf que Guillaume est un petit garçon buté et sa mère, n’en pouvant plus de ses scènes, trouve une alternative en l’emmenant avec elle au cinéma. Quelle belle idée ! A partir de ce jour, les films remplaceront ce père qu’il n’a pas, lui permettront de grandir et de passer des caps douloureux sans trop de dommages. L’histoire ici s’arrête lorsqu’il a 14 ans mais nous savons à travers l’œuvre de cet auteur que le cinéma a continué à faire partie intégrante de sa vie. Pour chaque chapitre : une tranche de vie, moment fort que Guillaume rattache à un film ; et un extrait dudit film. L’écriture est fine, émouvante, intelligente.
Coup de cœur pour ce roman et merci à Guillaume de nous faire partager cette famille si chaleureuse et humaine le temps d’un roman. Coup de coeur de Myriam

coup de coeur Cut ! / H. M. Marttila. - Actes Sud Junior

La violence sociale aujourd’hui en Finlande. Percutant et original comme le titre, c’est un roman pour grands ados.
Le personnage principal, Torsti 15 ans, raconte sa vie. Il est le seul membre équilibré d’une famille déglinguée par la pauvreté et l’alcoolisme. Torsti se charge de tout et gère le quotidien : achats de contraceptifs pour sa sœur, mère adolescente et dont le rôle sera décisif pour le cinéphile qu’est Torsti ; achats de médicaments pour son père dépressif profond ; surveillance du traitement antialcoolique pour ses deux parents ; entretiens avec l’assistante sociale qui suit la famille et qui est la seule personne fiable de son entourage. Le milieu dans lequel vit Torsti est sordide, gai aussi par moments, et tout l’intérêt du texte est de montrer le système de défense qui lui permet de garder son intégrité, sa joie de vivre et ses espoirs. En effet, le récit des drames répétitifs et quotidiens ou presque, n’est pas linéaire ni fastidieux car les faits rapportés donnent l’occasion de digressions toujours éclairantes sur la manière de penser du jeune garçon : références au cinéma, ce qui permet à Torsti d’identifier les scènes vécues et de garder de la distance par rapport au réel ; références aux revues et livres de cinéma qu’il lit souvent et au dictionnaire qui lui permet de nommer les situations auxquelles il est confronté ; analyse de ses propres comportements qui lui permet de ne pas sombrer.
Le texte utilise tous les registres de langage, langage parlé violent et agressif, langage courant la plupart du temps quand Torsti prend le recul nécessaire à sa vie.
La fin du roman laisse grandes ouvertes les portes de l’espoir et apporte une touche optimiste qui correspond bien à la capacité de résistance de ce personnage qu’il semble difficile d’oublier quand les pages se ferment.

coup de coeur La saga Mendelson : les exilés / F. Colin. - Seuil

Lecture passionnante ! L’auteur, grâce à ce qu’il présente comme les archives de la famille, nous plonge dans l’histoire des Mendelson que l’on suit dans ce premier tome durant les 30 premières années du 20° siècle (les 2 tomes suivants s’attacheront à la fin du siècle).
Fuyant le pogrom d’Odessa en 1905, les Mendelson vont rejoindre Vienne au péril de leur vie, puis gagner enfin les Etats-Unis à l’aube de la première guerre mondiale. Là-bas, Hollywood, Los Angeles, le cinéma...
La vie de cette famille juive, directement en prise avec l’Histoire et ponctuée de rencontres avec des personnages qui ont marqué leur époque, est traversée d’un soupçon de mysticisme qui confère à cette saga une dimension exceptionnelle. Coup de coeur de Julie

coup de coeur L’ invention de Hugo Cabret / B. Selznick. - Bayard

C’est le principe du livre qui séduit de prime abord : le texte assume la narration et laisse régulièrement le relais à de pleines pages d’illustrations au crayon noir lorsque le rythme s’accélère ou que l’auteur veut porter l’attention sur un détail. La forme est adaptée au sujet du livre puisqu’il est un hommage au magicien et cinéaste Georges Mélies -le livre inclue plusieurs plans de ses films- qui, dans cette fiction, verra son travail reconnu par ses pairs grâce à un jeune garçon orphelin nommé Hugo Cabret.
Littérature et graphisme se mêlent pour un même hommage à l’art cinématographique. Dès 10-11 ans.

coup de coeur La brigade de l’œil / G. Guéraud. - Rouergue

Voilà un récit rondement mené ! Rondement, pas vraiment, le rythme est ternaire et les phrases, courtes. Les images se créent, nombreuses, on est dans une écriture très cinématographique. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que le sujet est la force des images -du cinéma en particulier- interdites en 2017 par décret de l’Impératrice qui leur préfère la littérature. Quelques dissidents luttent pour conserver ces archives, au risque de perdre la vue s’ils sont pris sur le fait. Kao fait partie de ces rebelles... Arrivera-t-il à survivre à cette violence et à retrouver les fameuses bobines de cinéma ?

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