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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Algérie




Album(s) :


coup de coeur Jazyâa la tapageuse / C. Gendrin ; C. Degans. - Didier

Jazyâa rêve de liberté... de quoi contrarier son grand frère Djamal. Lorsqu’elle rencontre Pedro, elle croit avoir trouvé la voix de l’accomplissement. Ils ne sont pas de la même religion, pas du même pays... quelle importance lorsqu’on s’aime ? Mais Djamal les surprend, Pedro fuit avant même d’avoir pu entendre de l’aimée la nouvelle qui aurait pu changer leur vie. Quelle issue pour Jazyâa...
Un texte bouleversant traversé par un souffle de liberté et de révolte que n’auront pas su éteindre la bêtise et la lâcheté des hommes. Et si le conte moderne se situe en Algérie, servi par de grandes fresques aux paysages méditerranéens, l’histoire est intemporelle...

Roman(s) :


coup de coeur Bab el love / Hervé Mestron. - Oskar (La vie) . 2014

Miloud a dans son existence deux amours : sa mère et la boxe. L’arrivée d’une nouvelle élève venue de France va changer son regard sur la vie. Pour attirer son attention, Miloud se met à s’investir dans sa scolarité, mais la belle reste distante avec tout le monde. Jusqu’au jour où … Un livre qui m’a plu par l’originalité de son écriture très imagée et vive. Elle donne une couleur forte et belle à cette peinture de la jeunesse algérienne. L’aventure humaine qui nous est contée est aussi intéressante puisqu’elle évoque la possibilité de modifier sa trajectoire de vie. Marion Uteza

Miloud n’aurait jamais du se trouver dans ce lycée français d’Alger. Pas le bon profil, pas le bon milieu. Mais sa mère, femme de ménage du directeur, a pu lui obtenir une place. "Miloud dans la bergerie" s’apprête donc à vivre encore une année de cauchemar...jusqu’à ce que la mystérieuse Nada fasse son apparition. Elle, fille de bonne famille, l’intello des quartiers résidentiels, distante. Lui, le cancre, le rebelle fan de boxe, désormais prêt à tout pour lui plaire. Même à s’impliquer dans les études. Lorsqu’un professeur leur demande à chacun d’écrire librement sur eux, Miloud s’exprime sur ce qu’il maîtrise le mieux : la boxe. La boxe comme philosophie de vie. Cette "entrée en écriture" va libérer quelque chose, à la fois dans le regard que l’adolescent porte sur lui-même, à la fois dans le regard que Nada porte sur lui... On aime le style alerte et le thème de ce roman court et percutant, l’amour au-delà des clivages sociaux, porté par les mots. Chacun est libre de prendre en main son destin... Ewa Bochenski

A partir de 11 ans

coup de coeur Dernier métro / C. Léon. - La Joie de Lire. - (Encrage)

1962, Daniel a 16 ans, il vit seul avec son père depuis le décès de sa mère et la fuite salvatrice de sa sœur. Son père, Maurice, est ouvrier et surtout communiste convaincu. Entre les distributions de tracts, l’Huma, et le lycée, le père et le fils se ménagent des petites bulles d’oxygène faites de balades à bicyclette le dimanche et de visites aux grands-parents. Mais, dans un contexte social que l’on sent tendu (luttes ouvrières, séparations des classes sociales), où la mixité est inexistante, Daniel ressent le besoin d’adhérer au parti communiste. Fort de ses convictions, il s’engage de plus en plus et suit son père dans des manifestations qui se veulent pacifistes et humanistes. L’une d’elle tourne à l’affrontement avec les forces de l’ordre, et l’univers de Daniel se trouve bouleversé.
Où l’on apprend que face à la violence automatique, un adolescent fragile, même plein de bonnes intentions, répond par la défense violente. Christophe Léon donne une vision juste de la société de ces années là. Un roman foisonnant de vie et d’élan.
Autre lecture
Daniel, 16 ans, est particulièrement attaché à son père depuis la mort de sa mère et le départ de sa grande sœur. Une affection mêlée d’admiration pour ce militant communiste de tous les combats ouvriers, de toutes les causes solidaires. Lorsque son père lui propose de l’accompagner à la manifestation du 13 février 1962 pour "proclamer leur indignation, leur volonté de faire échec au fascisme et d’imposer la paix en Algérie", Daniel accepte bien évidemment, fier de militer avec son père. Ils ne s’attendaient certes pas à la répression terrible des policiers…
Les relations entre le fils et son père sont justes, touchantes, très humaines. Les conflits de l’Histoire, brièvement évoqués, vont passer par là, broyant les individus.

coup de coeur Ben Bella et la libération de l’Algérie / G. Streiff. - Oskar. - (Histoire et Société)

Pas de fiction dans ce récit mais la biographie d’un des artisans essentiel de la libération de l’Algérie. Fils de paysans, Ben Bella intègre jeune l’armée française ainsi que le club de foot l’OM... Il se distingue pendant la seconde guerre, est plusieurs fois décoré. De retour au pays, il se lance en politique et devient le leader de la révolte contre le colonisateur. Il est plusieurs fois arrêté et passe de nombreuses années en prison. Il vit aujourd’hui en Suisse et prépare le 50ième anniversaire de la libération algérienne en 2012.
L’intérêt de ce récit, au-delà de la biographie de Ben Bella, est l’histoire du mouvement de libération et de la guerre. Mêlé aux principaux événements ou instigateur de l’organisation du FLN, le récit montre ce dirigeant aux prises avec les colons et le pouvoir colonial, mais aussi les rivalités internes, les difficultés du mouvement de libération algérien. La guerre d’Algérie est aussi mise en perspective avec les autres conflits de l’époque dans les colonies françaises (Maroc, Égypte, Tunisie) ainsi qu’à l’international.
Un texte d’histoire vraiment clair et précis, dans un style assez vivant, mais très ramassé, qui fait voir le déroulement de la guerre d’Algérie du point de vue de l’Algérie …

coup de coeur Les fantômes d’octobre, 17 octobre 1961 / A. Kalouaz. - Oskar. - (Histoire et Société)

Le récit d’un petit fils qui enquête sur le silence familial quand on évoque la Guerre d’Algérie. A partir du carnet écrit par Belkacem, son grand-père, il raconte le départ de ses grands-parents du bled en 1954 quand la misère devient insupportable en Algérie du fait d’une occupation de plus en plus oppressive et des exactions commises. C’est d’abord l’arrivée à Marseille et la vie dans le bidonville de la Timone puis la famille monte à Paris où le grand-père trouvera du travail chez Simca. Mais la vie n’y est pas plus facile : bidonville à nouveau à Nanterre, et la guerre présente au quotidien : contrôles, arrestations, tabassages, disparitions, hostilité de la population, et enfin le couvre-feu pour les Français musulmans d’Algérie entre 20h30 et 5h30. Le FLN organise une manifestation pacifique contre ce couvre-feu le 17 octobre 1961. La répression, sous les ordres de Maurice Papon, dure plusieurs jours. Belkacem, le grand-père et des centaines d’autres disparaissent.
Ce livre raconte sans complaisance en s’en tenant uniquement aux faits un des épisodes longtemps censuré de cette guerre en montrant qu’elle a lieu en Algérie mais aussi en France. Le récit souligne le rôle des Harkis qui appuient les forces françaises.
Le dossier écrit par Daeninckx revient sur Papon et son rôle pendant l’occupation nazie, il rappelle aussi la manifestation de Charonne en février 1962 contre la guerre (9 morts), alors que le conflit prend fin en mars de la même année. C’est un récit « classique », le point de vue adopté permet une fiction crédible.
Autre lecture
C’est l’histoire de son grand-père que le narrateur nous raconte. Il quitta l’Algérie avant l’indépendance, fuyant la misère et les violences. Et trouva en France toute la misère et les humiliations auxquelles il ne s’attendait pas. Avec sa femme et ses trois enfants, il tente de garder le cap, d’abord dans le bidonville de Marseille puis dans celui de Nanterre. Mais il sera, parmi tant d’autres, pris dans les feux des violences liées à la guerre d’Algérie. Il ne sortira pas vivant de la fameuse journée du 17 octobre 1961 qui fut l’occasion pour les policiers de matraquer les "ratons", sur ordre d’un certain Maurice Papon...
Texte qui requiert des connaissances préalables sur les évènements mais qui est très efficace, tant dans la partie fiction que dans le dossier documentaire. Poignant, révoltant, édifiant.

coup de coeur L’ Algérie ou la mort des autres / V. Buisson. - Gallimard. - (Scripto)

Autobiographie d’une jeune adolescente qui quitta la Lorraine pour suivre son père militaire et sa famille, en Algérie. Dans un style laconique, elliptique, la jeune fille raconte la beauté du pays et de ses habitants, les "évènements" qui se rapprochent et se font plus inquiétants, les cadavres omniprésents, les premiers émois, l’angoisse et la gravité qui s’installe, à jamais. Un mélange assez déconcertant d’insouciance et d’horreurs. Pour bons lecteurs.

coup de coeur La guerre au bout du couloir / C. Léon. - Thierry Magnier

Oran, 1962. Le jeune Momo se retrouve seul avec son petit frère encore bébé dans les rues de la ville, ignorant véritablement pourquoi il doit se rendre chez sa tante Rosine, à la demande de ses parents. Quand, chez elle, il constate que les plantes sont sèches, il s’inquiète et doit improviser des soins pour Alain. Son étonnement et son inquiétude croissent à la vue d’une colonne de gens, les mains en l’air, devant un homme en uniforme. Alors qu’Alain commence à crier famine, un vieil indigène dans une charrette lui ordonne de monter…
C’est par les yeux et la bouche de Momo que nous découvrons l’ambiance particulièrement lourde dans une ville de l’Algérie indépendante. L’enfant alterne la description naïve de faits et l’évocation de souvenirs de la vie familiale. Sans détails sordides, la violence et la haine des indigènes contre les Français d’Algérie qui succèdent à celles des occupants et leur racisme féroce sont palpables. Ce que Momo découvre chez ces gens qu’on lui décrivait comme « barbares » c’est l’humanité, la générosité naturelle d’une mère qui ne choisit pas ceux qu’elle nourrit, l’amitié et l’amour. Mais chez eux aussi, on trouve parfois la haine, une soif de vengeance.
Un roman fort, court et concis, qui suggère la violence de cet épisode historique, et qui montre surtout la sottise des préjugés et de ceux qui les cultivent.

coup de coeur Un été outremer / A. Vantal. - Actes sud

Le jour de ses dix-huit ans, Félicien peut enfin ouvrir son dossier d’adoption. Il découvre que sa mère biologique est algérienne. Il est tellement perturbé par la nouvelle qu’il en rate son bac et décide de partir en Algérie. Au cours de sa quête, il va tomber amoureux d’un pays, l’Algérie, et d’une ville, Alger. Il va rencontrer des gens qui vont l’aider à mieux se connaître et à grandir dans sa tête. Le lecteur suit pas à pas le périple de Félicien et participe à l’évolution de ses sentiments.
Un beau récit initiatique. Des couleurs... des odeurs... des rencontres fortes... Une description d’Alger à la Camus.

coup de coeur Les Rois de l’horizon / J. Teisson. - Syros. - (Les uns les autres)

1917 : Un soldat blessé écrit à sa grand-mère. De son lit d’hôpital, quelque part sur le front, il évoque ce jour où elle lui a raconté son enfance en Algérie. C’est le roman autobiographique à la fois poétique et dramatique d’une petite fille qui voit sa famille disparaître dans l’invasion de son village par les soldats français en 1835. Elle sera recueillie par Slimane, un homme du désert qui l’élèvera avec beaucoup d’amour en dépit des violences de la guerre. Nul contrôle humanitaire n’est là pour dénoncer les exactions des hommes armés envers les populations civiles. A la fin de son bouleversant récit, Meriem fait promettre à son petit fils qu’il ne sera jamais militaire...

Et aussi... :


coup de coeur Contes d’Algérie / N. Aceval ; M. Truong ; N. Beghdad. - Milan. – (Bouche à oreille)

L’album est composé de 3 contes d’Algérie enchâssés dans le fameux conte du marchand et du génie, (sur le mode des Mille et Une Nuits), dans lequel un riche marchand traversant le désert pour affaire, se trouve confronter au courroux d’un génie l’accusant d’avoir tuer son fils. Et pour sauver la vie du pauvre homme, d’autres voyageurs impuissants défient le génie coléreux avec des contes et des devinettes passionnantes, tellement apaisantes que le génie en oublie sa fureur. Mais "de belles histoires peuvent-elles calmer la colère d’un Djinn ?" nous demande la quatrième de couverture...
Le sommaire pour se repérer, dans le livre et le CD, avec les différents contes et morceaux de musiques, aurait gagner à être plus lisible, notamment en choisissant les mêmes icônes pour les différentes parties d’un même conte. Mais les intermèdes musicaux très jolis ainsi que les contes eux-mêmes illustrés par Marcelino Truong, l’expérience de la conteuse -la lancinante récitation de Nora Aceval et son accent pimenté- nous font passer un agréable moment.
Cette dernière parvient vraiment, comme le précise l’éditeur, à nous transmettre les valeurs ancestrales du Maghreb, pari tenu !

coup de coeur Bouche cousue / G. Bigot, P. Matéo ; S. Girel. - Didier

Contexte : Un enfant s’arrête de parler...
Ce qui est répété : (Mot :) Pourquoi ? - (Phrase :) Alors moi (+ action)
Accumulation par : Enchaînement-causalité
Remarques : Guerre d’Algérie
Age : pour les plus grands

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