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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Désert




Album(s) :


coup de coeur Qui veut aider Ali Baba ? / M. Sylvander ; P. Barrier. - Ecole des loisirs

Entre album et BD, l’histoire d’Ali Baba nous est contée dans une fantaisie légère et avec quelques libertés ! Notre homme, s’il est riche, est bel et bien perdu dans le désert. Et ceux (vautour et momie) qui proposent de lui venir en aide ont des idées derrière la tête... La lampe magique sortira-t-elle Ali Baba de ce traquenard ?
Une histoire fort sympathique traversée par des olibrius rusés mais dépassés par les évènements.

coup de coeur L’ alphabet des sables / N Khemir ; E. Khemir. - Syros

Recueil de contes retraçant l’histoire d’animaux du désert dont le nom commence par une lettre de l’alphabet arabe. Superbes calligraphies arabes à l’encre noire.

coup de coeur Mon lion / M. Sadat. - Autrement. - (Histoire sans paroles)

Un lion majestueux, flamboyant, un petit garçon minuscule perdu dans l’immensité du désert et pris sous la protection du premier. Une complicité sans faille s’établit au delà des conventions qui régissent les hommes et les bêtes. Bientôt cependant, ils devront retourner chacun dans leur univers et seuls les rêves permettront leurs retrouvailles.
Couleurs très chaudes pour des sentiments forts, violents ou passionnels.

Roman(s) :


coup de coeur La volte / Y. Fastier. - Talents hauts. 2014

Mink sait très vite, en voyant Dotchin, que la jeune princesse aura une place très particulière dans sa vie. Lorsqu’elle comprend que la jeune fille, bientôt en âge de régner, est en danger, prise en étau dans une lutte de pouvoir, Mink n’hésite pas à tout lâcher pour suivre l’héritière et la sauver d’une veuve sans scrupules. Mais cette dernière est redoutable et les traques sans relâche dans un désert impitoyable. Et même si Mink connait bien ce milieu, même si elle est portée par l’amour qu’elle éprouve pour sa belle, même si elle est dotée du pouvoir de maîtriser la volte, les épreuves les acculent toujours davantage vers une fin sans issue...
Mink est une héroïne surprenante et une narratrice tonique, usant d’ironie même dans les situations les plus tendues. Chapitres courts et rebondissements incessants, elle nous embarque ainsi facilement dans cet univers fantastique, électrique sous bien des aspects... Même la chute n’est pas celle attendue.
Autre lecture
Mink est une fille du désert qui sait comme son père dompter l’énergie, la volte. Sa scolarité en ville lui pèse. L’arrivée de Dotchin, une princesse d’un pays lointain va faire éclater sa vie, la ramenant vers ses origines. Les ennemis sont nombreux : les gens de la ville, les prétendants à la couronne, mais aussi la nature elle-même. Alors que les conditions de vie sont de plus en plus précaires, le lien entre les deux jeunes filles hors du commun se complexifient... Mais que trouveront-elles à l’issue de leur épopée ?
Une histoire à plusieurs strates. On y trouve principalement un bon roman d’aventure avec pour cadre original les zones arides et retirées du désert mais s’inscrit doucement dans la trame la question de l’identité de Mink, véritable "fille-garçon", prête à tout pour sauver sa princesse. Dès lors, le récit prend la forme allégorique de la fin d’un monde, celle des conducteurs d’énergie mais aussi des étapes à franchir pour se construire en affirmant ses sentiments et son identité.
« En la voyant revenir avec deux paquets, je comprends : elle est bien en peine pour habiller la "fille-garçon du Capitaine de la foudre" ! Elle commence par étaler devant moi une longue robe multicolore semblable à la sienne, assortie d’une multitude de bracelets, de colifichets, de bijoux. Devant mon air dépité, elle déploie son plan B, une panoplie complète de jeune homme, conquise de haute lutte sur quelque frère ou cousin. »

coup de coeur L’ envol / R. Rossetti. - Albin Michel. - (Wiz). 2013

« Rien ne compte davantage qu’une vie » pour Frenenquer, c’est pourquoi elle ne peut faire autrement que de sauver ce chat enfermé en cage dans le souk, contre l’avis et la colère de son père. Et il lui faut une grande détermination et un courage inédit, tant est importante l’emprise qu’il a sur elle. Il l’a façonnée selon sa volonté, lui impose un nombre de règles infinies pour qu’elle agisse et pense selon l’image qu’il a d’elle. Frenenquer étouffe...
L’atmosphère est aussi suffocante que l’héroïne -et narratrice- est froide, distante, sèche. Mais un noyau de révolte croît en elle, qui se développera aux côtés de Sangris, ce chat capable de prendre forme humaine, de voler, d’emmener Frennen loin, très loin... Car il est une Libre créature et va la guider sur le chemin de l’émancipation... Avec lui, elle va découvrir la liberté, et sentiments honnis et redoutés, l’affection et la sensualité.
Les deux personnages sont atypiques, l’une n’accédant pas à son identité propre, l’autre incarnant la liberté infinie, mais sans contours pour délimiter sa forme. Tout deux souffrent d’un manque d’ancrage, jusqu’à leur rencontre salvatrice...
Un premier roman à découvrir !
Autre lecture
Frenenqer vit dans une oasis. Son père tient à faire d’elle une fille parfaite. Ses obligations tournent principalement autour de l’idée qu’elle doit, en tant que femme, se faire oublier. Devant l’impossibilité de satisfaire ce père tout puissant, la jeune fille s’étiole. Dans une de ses rares périodes de rébellion, elle sauve un chat, qui se révèle être un Être Libre, capable de toutes les transformations et déplacements. Pour la remercier, il l’amène voler et découvrir le monde... Mais ces échappées ne sont toujours que temporaires...
Conte allégorique sur l’enfermement et la manipulation. Le récit est tout à la fois poétique et fantastique, ce qui en réalité renforce le côté terrible de cette éducation où il n’est même plus possible de respirer. J’ai autant apprécié la description de l’Oasis et des autres mondes que cette allégorie de l’étouffement. Un livre à part, beau et terrible à la fois.
« Mon père m’a dégoté des règles de conduite aux quatre coins de la planète. Tout et n’importe quoi, du moment que ça lui semble raffiné. Demande pardon s’il t’arrive de frôler quelqu’un : ça, c’est canadien. Affecte la timidité : ça c’est thaïlandais. Ne souris pas aux hommes : ça c’est une des règles de l’Oasis. Non que je sois contre les bonnes manières, ou que j’aspire à la vulgarité et à l’ignorance... »

coup de coeur La légende du Roi errant / L. Gallego Garcia. - La Joie de lire. - (Hibouk). 2013

Walid, prince héritier de Kinda, rêve de devenir un grand poète, le plus grand des poètes. Mais lors des concours qu’il organise en son royaume, il est battu, par trois fois, par un homme modeste et humble. Bientôt, Walid est obsédé, non plus par l’idée de battre le poète, mais de le mener à sa perte, humilié d’avoir été vaincu, de façon grandiose qui plus est, sur son terrain. La vengeance sera insidieuse, longue, cruelle, avec une punition ultime qui l’oblige à créer un tapis retraçant l’histoire de l’humanité. Les années passent et le prince, devenu roi, change profondément et, contrit de culpabilité, éprouve le besoin de se racheter auprès des fils de celui qu’il a détruit. Une longue errance commence…
Cette épopée, entre aventures du désert et conte philosophique, suit le parcours d’un orgueilleux repenti cherchant la rédemption. Sa quête l’amènera à comprendre qu’un destin se forge et qu’il n’est nulle fatalité pour qui sait prendre ses responsabilités. L’ouvrage offre également une belle réflexion sur l’art, la poésie, l’amour…
Autre lecture
Le prince Wallid souhaite être reconnu comme étant un grand poète. Mais il manque dans ses compositions du cœur pour réussir à émouvoir son auditoire. A trois reprises, il sera vaincu par un humble tisserand au grand concours de poésie qu’il organise. Blessé dans son orgueil, il tente alors d’imposer au pauvre homme des défis titanesques, que ce dernier réussit à chaque fois jusqu’à ce qu’un jour...
Conte oriental philosophique et symbolique qui nous offre de suivre les péripéties d’un jeune homme riche et fortuné qu’une blessure d’orgueil va entraîner dans un long périple vers la rédemption. Peu de hasard dans ce long cheminement personnel mais une quête sous l’égide des Djinns. Un joli texte. « Ecoute-moi bien : nous sommes tous responsables de nos actes, aussi bien des bons que des mauvais. Et la vie rend toujours ce que toi tu donnes. Ne l’oublie jamais, mon fils. N’oublie pas que la vie nous fait payer un prix... »

coup de coeur Lettre à mon ravisseur / L. Christopher. - Gallimard. - (Scripto)

Etrange idée que d’écrire à son ravisseur les évènements qu’ils ont vécus et connaissent tous les deux. Mais c’est le seul moyen qu’a trouvé Gemma pour faire le point sur ce qui lui est arrivé. Car elle a été enlevée, "volée" dit-elle, séquestrée et quelque peu manipulée, avant d’être "rendue" au monde. Mais elle a aussi découvert un univers insoupçonnée, celui des déserts de sable australien, avec ses couleurs incroyables ; l’homme qui l’a kidnappée se révèle doux, attentionné, elle découvre même qu’il l’a protégée depuis des années, jusqu’à lui sauver la vie. Alors est-il ce monstre que tout le monde s’accorde à fustiger ? Ou juste un jeune homme juste et absolu ?
Assez prenant, troublant, aux antipodes d’un manichéisme qui aime à voir le monde en termes de victimes et coupables.

coup de coeur Le bonheur selon Lucky / S. Patron. - Bayard. - (Estampille)

Lucky a perdu sa mère à 8 ans, depuis Brigitte est sa tutrice. Brigitte est française, fut la première femme de son père, qu’elle n’a d’ailleurs jamais vu, ce dernier ne souhaitant pas s’investir ! Lucky redoute que Brigitte souhaite un jour quitter leur coin paumé de Californie pour retourner en France et cette insécurité la mine. Mais elle a ses amis : Lincoln qui passe sa vie à faire des nœuds, Miles, son petit voisin en quête incessante de gâteaux, Short Sammy, cuisinier improbable...
Une héroïne débrouillarde et attachante qui a besoin de se rassurer ; une ambiance du désert et de pauvreté qui pourrait inspirer la désolation si elle n’était traversée d’humour et de solidarité... Un roman agréable et positif dès 10-12 ans.

coup de coeur Bandit / M. Malte. - Pocket

Celui qu’on appelle Mosquito a été enlevé par le redoutable Bandit et sa bande. Le livre s’ouvre sur l’exécution à la roulette russe du précepteur du jeune homme. Puis on part avec l’adolescent que les hors-la-loi entraînent à travers une contrée inculte, aride et sauvage. Ses ravisseurs, bientôt ses compagnons, sont des rebelles qui vivent de pillages, de massacres et d’alcool.
Quelques figures se détachent parmi ces insoumis, dont celle de Paloma, belle et énigmatique jeune femme qui exerce une véritable fascination sur Mosquito. Atmosphère de western à l’italienne, dans un monde sans pitié, sans morale, où chacun laisse libre cours à sa rapacité sanguinaire. Récit baroque où le temps se dilue, où coexistent révélation mystique et scènes violentes.
Le livre, conseillé à de bons lecteurs, s’achève sur des interrogations annonçant une suite.
Autre lecture :
Comme le dit la première de couverture, nous avons bien affaire ici à un western. Tous les ingrédients s’y trouvent : violence crasse, haine, amour... La différence avec un western classique c’est l’auteur lui-même. Marcus Malte possède un style bien à lui : chaque phrase a de l’importance et chacune d’entre elle est soignée, léchée.
Malte pousse également à réfléchir sur la notion du mal, à ne jamais s’arrêter aux évidences.
Le lecteur est d’abord surpris mais se laisse vite emporter par l’aventure de Mosquito, le jeune fils du gouverneur d’une hostile contrée, enlevé par le terrible Bandit et ses acolytes.

coup de coeur Les Rois de l’horizon / J. Teisson. - Syros. - (Les uns les autres)

1917 : Un soldat blessé écrit à sa grand-mère. De son lit d’hôpital, quelque part sur le front, il évoque ce jour où elle lui a raconté son enfance en Algérie. C’est le roman autobiographique à la fois poétique et dramatique d’une petite fille qui voit sa famille disparaître dans l’invasion de son village par les soldats français en 1835. Elle sera recueillie par Slimane, un homme du désert qui l’élèvera avec beaucoup d’amour en dépit des violences de la guerre. Nul contrôle humanitaire n’est là pour dénoncer les exactions des hommes armés envers les populations civiles. A la fin de son bouleversant récit, Meriem fait promettre à son petit fils qu’il ne sera jamais militaire...

coup de coeur Le troisième thé / F. Arcis. - Syros

Laura va passer Noël avec sa tante et son oncle dans le désert de Libye. Elle découvre la magie du lieu, le monde des touaregs, et se trouve surtout envoutée par Bachir, jeune homme très pudique qui ne laisse filtrer ses émotions que dans l’intimité. C’est une écriture qui colle aux sentiments naissants, hésitants, forts cependant, qui doivent aussi apprivoiser les différences culturelles. Une histoire qui dépassera forcément le stade des amourettes de vacances.
Un très beau roman à destiner aux adolescents dès 12-13 ans. Coup de coeur de Julie

coup de coeur Leïla, les jours / Pierre Marie Beaude. - Gallimard. - (Scripto)

L’auteur nous invite à suivre deux errances : celle de Soufiane à qui l’on a volé ses origines, qui ne saura jamais d’où il vient, qui sont ses parents ; celle de Leïla, aveugle, rejetée par sa famille et qui, enfant, cherche les lunettes magiques qui lui donneront la vue. Le destin va les séparer, les éloigner de leur village désertique d’Afrique du Nord, leur imposer des voies tortueuses pour leur permettre de mieux se retrouver. L’écriture lente, très belle, demande qu’on prenne son temps pour l’apprécier. Un roman qui abolit les frontières entre littératures pour adolescents et pour adultes, que l’on ne peut que vivement conseiller. Coup de coeur de Julie

Et aussi... :


coup de coeur Fragments d’épopée Touareg / H. Bouzzine ; D. Goudaroulis ; S. Auvin. - Editions du Jardin des mots. - (Les savoureux)

Arrigulan, intelligent et puissant seigneur touareg, accueille trois sages qui lui prédisent que son neveu, Adelaseigh, le tuera et prendra sa place. Dès qu’il apprend la naissance de ce neveu, il le tue. Mais à mesure que grandit le fils d’une esclave de sa sœur né à la même heure que son neveu et que se révèlent ses qualités, il redoute de s’être trompé. L’esclave est soumis à 3 épreuves ; il déploie toutes les ressources de sa force, de son intelligence, de ses dons artistiques pour triompher. Il peut alors enfin retrouver sa mère, ou plutôt celle qu’il croit être sa mère ainsi que sa véritable mère : celle-ci lui explique sa naissance, la mort de son père, qui a été tué par Arrigulan, et lui donne l’épée paternelle. Arrigulan meurt en le voyant arriver. Adelaseigh prend sa succession. C’est une nouvelle geste qui s’ouvre.
L’histoire est longue et complexe et ne peut guère être suivie qu’à partir de 8-9 ans, sans limitation d’âge.
Avec le CD de la collection Mythologies, Hamed Bouzzine offrait quelques précisions qui n’ont malheureusement pas été reprises dans l’album. « Actuellement, cette épopée est racontée en Algérie, au Niger, au Mali et en Mauritanie. Dans ces régions pour signifier qu’une personne est intelligente, les gens affirment : « Cet individu est un Arrigulan. Au nord de l’Azawagh, des pèlerinages ont lieu sur la terre où il vécut. Arrigulan un Amenokal, un homme de haut rang. C’est un héros à dimension humaine, un meneur d’hommes. Son neveu est à la fois son successeur et son rival. Arrigulan le soumet à des épreuves initiatiques [on reconnaît la valeur symbolique du chiffre trois] qui le font accéder à son rôle de chef. » Si cette épopée touareg dépayse, fait découvrir la place et la poésie du désert, la valeur de l’eau, la répartition traditionnelle des rôles entre les hommes et les femmes, donc initie à la diversité culturelle, on y reconnaît aussi les thèmes universels de la filiation, de la transmission du pouvoir, des valeurs de loyauté mais aussi de ruse.
On peut regretter, encore plus que pour les autres albums de la collection, non seulement l’absence de couverture rigide, mais aussi un format un peu petit. Un grand format aurait donné plus de force aux illustrations qui auraient ainsi pu être l’équivalent plastique de la force envoûtante de la parole. Ces illustrations aux dominantes bleu et ocre rendent présents les Touaregs perdus dans l’espace du désert et utilisent des collages aux motifs géométriques comme dans les tentes berbères et les tapis berbères. Elles correspondent à la représentation traditionnelle des Touaregs.
C’est naturellement le CD qui donne toute sa puissance à l’ouvrage. Il comprend 5 plages qui mettent en évidence la structure du récit et en facilitent l’écoute, qui peut être fragmentée ou reproduite : Les devins (17’ 49’’) ; Amman (15’ 22’’) ; Les troupeaux (6’ 35’’) ; La Pouliche (22’ 06’’) ; Epilogue (4’14’’).
Hamed Bouzzine accompagne son récit avec une harpe Gony, un piano à pouce Sanza et un luth maure Guembriyat. Dimos Goudaroulis, musicien grec, l’accompagne pour sa part au violoncelle. Dès les premiers mots, la force de la psalmodie est telle qu’on est envoûté. Aucune lassitude malgré la longueur. Chaque plage a sa tonalité propre, un instrument dominant. Le rythme varie grâce au développement des dialogues, aux accélérations du récit (par exemple lors de la deuxième série d’épreuves menées de front par Arrigulan). Hamed Bouzzine sait parfaitement varier les intonations : il utilise sa voix comme un véritable instrument de musique. La 4e plage est particulièrement variée et dramatique. Le chant se déploie à plusieurs reprises, notamment lorsqu’ Adelaseigh participe au concours de poésie.
Cet album CD offre une très riche ouverture littéraire et musicale sur l’altérité. Il permet une exploration disciplinaire ou transdisciplinaire (français/histoire/arts plastiques/musique) aussi bien pour comprendre les spécificités de la culture touareg que pour saisir les points communs avec d’autres traditions (les mythes grecs par exemple) ou pour analyser les caractéristiques du genre de l’épopée… Telle est bien la perspective d’Hamed Bouzzine : « Venant de cette tradition millénaire des conteurs, je suis enfant d’Ulysse, de Sindbad, de Shéhérazade et des chanteurs de "blues" de cette planète. Nous faisons de cet art un art contemporain, un art de la création. Les textes anciens nous interrogent dans la permanence, alors que la forme et la pensée sont toujours évolutives. L’art du récit restera toujours un art de l’instant et de la proximité. »

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