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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Enfant soldat


Roman(s) :


coup de coeur Une arme dans la tête / Claire Mazard. - Flammarion (Tribal), 2014

Apollinaire, enfant soldat en Afrique, s’échappe. Il rencontre un prêtre qui l’aide à rejoindre la France où il devient un "mineur isolé". Son parcours d’enfant écorché est raconté à la première personne. Apollinaire revit avec nous les tableaux de sa vie qui le hante. Mais c’est aussi de reconstruction qu’il s’agit. Comment réintégrer le fleuve de la vie ? Comment racheter ses fautes ? Accepter de vivre va passer par de belles rencontres, simples et intenses... le chemin du héros empruntera aussi ’exploration d’autres langages avec la découverte de la poésie et de la photo.

Un roman fort qui nous plonge dans la condition d’enfant soldat. On apprend leur recrutement et les techniques de manipulation mises en oeuvre pour les maintenir en état de dépendance. Il faut un élément déclencheur pour permettre à Apollinaire de s’arracher à cet esclavage. Mais l’auteur s’intéresse autant à l’après, aux multiples tentatives nécessaires de désintoxications et surtout à la nécessité de regarder son passé pour arriver ensuite, peut-être, à tourner la page ou tout au moins en ouvrir une nouvelle. L’écriture suit avec justesse les hésitations du héros. Fragmentée au début du livre, elle colle au héros. L’introduction du monde de la poésie et de la photo est une réussite. Intéressant ! Marion Uteza

Autre lecture : C’est un livre fort et violent, écrit à la première personne, qui parle d’un jeune, Apollinaire, qui s’est fait enrôler dès l’âge d’onze ans dans un commando en Afrique. Son compagnon Wamba a été tué parce que ce n’était pas un « impitoyable guerrier ». Apollinaire se retrouve dans un foyer en France mais il est marqué psychologiquement par son passé. Il repasse dans sa tête toutes ses scènes de violence. Mais le roman se termine avec de l’espoir, l’espoir de revivre, d’aimer et de s’accepter avec son passé criminel (dans les dernières pages, on apprend qu’il a tué un petit enfant !). Nathalie Bertin

A partir de 14 ans

coup de coeur Hantés / A. Fakhouri. - Rageot. - (Thriller). 2013

Samuel est atteint de crises aiguës qui le laissent épuisé : entendre les morts n’est évidemment pas de tout repos. Le phénomène s’est accentué depuis la mort de son beau-père policier, homme sage qu’il adorait. Impossible pour lui de croire à la version officielle qui fait de lui un homme corrompu. Avec l’aide d’un nouvel ami aux pouvoir similaires et d’une jeune fille téméraire, Samuel mène l’enquête... Elle prend des chemins sinueux, via l’Afrique et les enfants soldats, pour établir une vérité plus conforme à son intuition.
Un roman policier, fantastique, social qui peut dérouter par ce mélange des genres mais attache son lecteur par sa volonté de voir « le vrai visage des hommes ».

Autre lecture : Ce livre est pas mal mais on reste un peu sur notre faim. Ce livre raconte l’histoire d’un jeune garçon Samuel. Il est hanté par de mystérieux fantômes après la mort de son beau-père. Il se lance à la poursuite des meurtriers et découvre que ce sont... Un livre intéressant mais pas assez long. Dorian 4ème (collège Lumière)

coup de coeur Camp Paradis / J.-P. Nozière. - Gallimard. - (Scripto). 2013

Pa ne comprend pas pourquoi Boris veut devenir écrivain : « La guerre toujours. La violence toujours. Les luttes de pouvoir toujours. La force brutale toujours pour imposer sa loi à l’autre. Les bouquins n’ont pas changé ça d’un iota. » Pour preuve l’histoire de ces éclopés de la vie qui ont trouvé refuge à Camp paradis auprès de Pa et Ma. Victoire, l’esclave ; Fatouma, l’enfant soldat ; Serge et son bras manquant, victime des superstitions de la population ; Djodjo qui fuit la famine, conséquence des « combats entre les milices rivale ou les bandes armées d’ethnies différentes » ; et Boris, dont le père marchand d’armes permet tous ces massacres… Mais Boris note, veut témoigner plus tard de ces destins tragiques, de ce havre de paix qu’est Camp paradis où ni la religion, ni les mauvaises intentions, ni l’argent ne sont tolérés. Comment ces quelques personnes, isolées au sein des luttes armées en quête de pouvoir et d’argent, vont-elles résister ?
Jean-Paul Nozière sait susciter l’émotion, l’empathie, la révolte avec des phrases percutantes et des personnages fortement campés. Et même si « cette histoire se déroule dans un pays imaginaire (…) raconte des événements imaginaires. Évidemment », elle nous dit beaucoup -évidemment- de la violence de notre monde mais également de la résistance possible. Malgré tout.
Autre lecture
Un couple recueille des enfants blessés par la vie : c’est Camp Paradis. Boris est l’un deux. C’est lui qui va nous raconter l’histoire de ce lieu hors du temps et surtout des destins qui s’y croisent. Leur arrivée, comme leur histoire, est toujours particulière, unique. Nous allons suivre plus particulièrement le parcours de cinq d’entre eux, chacun ayant sa propre blessure : enfant soldat, enfant violenté, enfant dans tous les cas rejetés par leur milieu en raison de leur différence ou d’un coup du destin. Le récit s’accélère avec l’arrivée de la guerre aux portes même de Paradis...
Un roman fort, universel qui a pour thème principal celui de la seconde chance avec pour arrière plan celui des enfants dans la guerre. La construction est réussie, les personnages continuent à vivre en nous une fois le livre refermé. 
« A Paradis, n’entrent ni les races, ni les couleurs de peau, ni les religions, ni l’argent, ni le désir de possession, ni le désir de dominer les autres, ni la violence, ni les égoïsmes, ni les rivalités, prévenait Ma, le premier jour de l’arrivée d’un éclopé de la vie. Les termes du contrat étaient clairs et furent tenus. Du moins jusqu’au survol de Paradis par ce maudit avion. »

coup de coeur Ma / L. Atangana. - Rouergue. - (DoAdo)

Félix aime sa mère plus que tout. Même si celle-ci ne le comprend pas toujours, notamment à propos de sa soif de lecture et de connaissance. Mais tous les deux ont une relation très forte, attentionnée. Peut-être est-ce parce que Ma voulait tellement un enfant, et qu’elle n’a pas pu. Alors elle a volé Félix dans un orphelinat... Lui qui veut tellement partir voir le vaste monde, comment pourrait-il se résoudre à la quitter... Et voilà maintenant qu’il rencontre Magali, farouche et envoutante. Qui elle aussi, par son histoire douloureuse, créé des liens dorénavant impossibles à trancher. Si Félix ne peut partir, les livres seront-ils suffisants pour lui permettre de s’échapper ?

coup de coeur Récolte la tempête / J.-A. Mazaud. - Milan. - (Macadam)

C’est à son tour, il lui faut entrer dans la maison. Mais Ijaz ne veut pas, comme tous les autres précédemment, violer cette femme, il n’en peut plus de cette violence subie et infligée. Alors il fuit, avec la femme, et tous deux arrivent bientôt au pied d’une forteresse. Il lui faudra convaincre pour y pénétrer, lui, l’homme, alors qu’il n’y a que des femmes par delà la muraille. Enfin, à l’abri, il pourra se reconstruire. Une année sera nécessaire pour accepter son destin d’enfant soldat, pour pouvoir enfin accepter une possible reconstruction…
Un style lapidaire pour tenter d’exprimer l’indicible. Mais quoi qu’il en soit, le texte reste pudique, rapide dans les évocations de l’horreur et insiste sur les souffrances des victimes de guerre. Que sont aussi les tortionnaires...

coup de coeur Imprégnation / D. Almond. - Gallimard. - (Scripto)

C’est l’été, les vacances, au nord de l’Angleterre. Liam vit dans une grande liberté, son père est écrivain, sa mère peintre et photographe et cet été-là il grandit. Non qu’il en ait particulièrement envie, les jeux d’enfants sont tellement confortables ; mais plusieurs événements viennent perturber cette vie d’enfant heureux : l’ami Max s’éloigne peu à peu, la télé déverse chaque jour des images de la guerre en Irak, Natrass le dur du coin invente de plus en plus souvent des jeux violents et morbides... Puis un jour, Max et Liam découvrent un bébé abandonné …
Le roman montre le jeu des forces mystérieuses et complexes auxquelles est soumis l’adolescent et avec lesquelles il se construit : d’un côté une réalité plutôt heureuse, prometteuse avec ce bébé plein de vie auquel Liam s’attache. D’un autre, l’attrait pour Nattras, personnage trouble, malsain qui ne voit dans le monde que guerres et meurtres. Et puis il y a Crystal et Oliver, dont Liam fait la connaissance ; deux enfants qui ont beaucoup souffert, particulièrement Oliver qui a, dit-il, échappé aux massacres au Liberia...
C’est un roman initiatique qui plonge en eaux troubles et montre l’interaction complexe entre réel et fiction, vie et mort. Les frontières entre ce qu’il est convenu d’appeler le bien et le mal deviennent de plus en plus floues au fur et à mesure que Liam aiguise sa perception de la réalité.

coup de coeur Les guerres de Chanda / A. Stratton. - Bayard. - (Millézime)

Après toutes les épreuves qu’a subies Chanda dans le premier tome, la vie paraît s’acharner lorsqu’elle et surtout sa petite sœur et son frère, sont victimes de rebelles africains qui enrôlent les enfants pour asseoir la terreur dans les villages. Chanda, maintenant responsable de la fratrie, part à leur recherche avec l’aide de son ami Nelson, pour les libérer.
Toujours aussi bien documenté, l’ouvrage nous plonge dans la réalité des enfants soldats. Portée par le personnage de Chanda qui évolue de manière très juste, l’histoire gagne en intensité. Pour cette raison, si cette deuxième partie peut se lire indépendamment de la précédente, il est plus intéressant de l’envisager dans sa globalité.

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