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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Travail des enfants


Roman(s) :


coup de coeur Le voyage impossible / J. Bourgine. - Sarbacane. - (Exprim)

Voici 3 mois que le père de Tibo est dans le coma. Sans que les médecins en comprennent la cause. Tibo vient tous les jours le voir dans l’espoir de susciter une réaction chez lui, en vain… Lorsqu’un homme mystérieux, Arcturus, l’enjoint de mettre à l’abri les recherches de son père sur le travail des enfants d’une grande compagnie, Tibo n’hésite pas une seconde, même si l’entreprise le conduit bientôt à des expériences inattendues, comme dépasser la simple vision du commun des mortels pour voyager dans le monde des pensées, en Astral. Sortir de son corps pour visiter d’autres mondes, Tibo se fait bientôt à l’idée et s’entraîne dur. Il rencontrera une aide inespérée et très agréable, en la personne de Lime, dont il tombe amoureux.
L’idée est plaisante, l’histoire rythmée d’aphorismes intéressantes (“NOUS pouvons ce que JE ne peux pas”) mais la dernière partie, voyage dans les pensées et dans l’occulte, peut paraître longue.
Autre lecture
Alors que son père est dans le coma, Tibo est contacté par Arcturus, une entité mystérieuse qui l’incite à agir. Car Tibo détient le seul exemplaire des données recueillies par son père sur le travail d’enfants organisé par une multinationale. Une course poursuite s’enchaîne entre l’argent et la morale, la vie et la mort...
Un roman d’initiation où le héros doit gagner en autonomie et volonté pour accomplir sa quête. La dimension onirique complète de façon convaincante la lutte engagée. Un intertexte renvoie aux codes d’aujourd’hui, jeux vidéos, star wars... Au final un bon livre mais avec quelques longueurs. J’ai surtout apprécié le cours d’avance d’Acturus et ses préceptes.
« Faire des choix est inévitable. Si tu ne choisis pas à temps, la Vie choisit à ta place... et rarement le chemin le plus confortable. »

coup de coeur Les orphelins d’Amérique / M. Piquemal. - Le Muscadier. - (Place du marché)

3 textes courts, déjà publiés aux éditions Syros en 1998, qui retracent le parcours de 3 gosses des rues.
Paco travaille à la mine en Colombie, pour racheter la dette de son père. Les conditions de vie sont infâmes, la solidarité très rare, Paco s’accroche néanmoins à son rêve de s’en sortir un jour. Mais la dette est-elle remboursable ?
Estaban vient de rejoindre le foyer qui accueille les misères de la rue, drogue, prostitution, manche, vol, violence. Et plus particulièrement les enfants. « Mais des enfants qui jouent au couteau, des enfants qui connaissent à fond toutes les misères des hommes, toute leur lâcheté, toute leur cruauté, est-ce encore des enfants ? » Aura-t-il droit, ici, à une seconde chance ?
Mario quant à lui rêve d’un sandwich mais un policier lui a volé son billet. N’est-ce pas justice que de déguster malgré tout ce repas tant convoité ?
Colombie, Brésil, les enfants non protégés vivent partout la même misère. Les 3 nouvelles vont decrescendo dans l’optimisme, reste la révolte, nécessaire pour contrer la fatalité, pour tenter une autre vie.
Autre lecture
Trois nouvelles terribles sur l’impossible survie des enfants des rues d’Amérique Latine. La première histoire évoque le travail des orphelins dans les mines et leurs espoirs d’un ailleurs, la seconde parle de la vie des enfants des gangs, entre violence et drogue, la dernière, peut-être la plus dure, retrace la traque d’un gosse qui a volé... un sandwich.
Un livre poignant sur l’enfance volée. La pluralité des histoires nous montre qu’il n’y a pas un enfant des rues mais une mosaïque de situations différentes. Alors que faire ? « Utiliser son temps de cerveau disponible pour développer son sens critique » et pourquoi pas ensuite agir, c’est ce que nous propose de faire cette collection.

coup de coeur Made in Vietnam / C. Philipps. - Bayard. - (Millézime)

Lan avait les compétences pour être médecin mais la maladie de son père l’a vouée à un autre destin : 7 jours sur 7 jours et pendant des heures interminables, elle confectionne des baskets pour l’Europe. Les cadences sont infernales, les punitions sans clémence lorsque l’une ou l’autre des petites mains faiblit, s’endort d’épuisement. Quelle révolte possible lorsque les familles, au village, comptent sur leur maigre salaire ? Pourtant, Lan, Minh et d’autres, profitent de la venue d’un occidental venu vérifier les normes de travail dans l’usine, pour oser dénoncer leurs conditions de travail. Ils ont à leur côté le père du big boss, qui a lutté pour l’indépendance de son pays et imaginait pour lui un autre devenir. Il contribuera à ouvrir les yeux de son petit-fils sur les injustices subies pour les bénéfices de son père.
Les rouages de l’intrigue manquent peut-être un peu de vraisemblance mais n’entament en rien l’intérêt du livre. L’enjeu est bien ailleurs : dans la prise de conscience d’une réalité toujours actuelle, le travail des enfants dans le monde. Et si le Vietnam a fait des progrès, comme le laisse entendre l’issue du roman, la postface mentionne bien l’importance de notre prise de conscience, "conjuguée à une volonté politique forte". A conseiller vivement.

coup de coeur Pour un carré de chocolat / E. Fontenaille, C. Buono ; J. Coat. - Grasset

Jean Reno nous décrit sa vie à Boignykro, petit village de Côte d’Ivoire. La famille, les récoltes de cacao, la vie à l’école, le Bic et Daba, entreprise collective menée avec les autres enfants du village… Et surtout la belle Innocente, à qui il voudrait tellement offrir un carré de chocolat.
Ces quelques 60 pages illustrées dans un petit roman format carré destiné aux 8-10 ans, constituent un véritable dépaysement : un pan de vie africaine nous est raconté, dans un style extrêmement vivant qui témoigne d’une conscience aiguisée de la vie sociale et politique.
Autre lecture
Jean Reno monte une bande pour proposer de travailler après l’école aux gens du quartier. Le but est de récolter assez d’argent pour leurs besoins comme s’acheter des bottes pour se protéger des serpents vénéneux. Mais il souhaite aussi se rapprocher d’Innocente, voire lui offrir un carré de chocolat. Car s’ils ramassent et font sécher les fèves des cacaoyers, ils n’ont jamais la possibilité de connaître le goût du chocolat !
Cette fiction raconte le quotidien des enfants de Côte d’Ivoire de nos jours. S’ils ont compris l’importance de l’école, l’essentiel de leur vie est tourné vers les champs. Les enfants sont très autonomes et plein d’imagination. La famille semble assez absente du récit. Entre récit de vie et d’aventure, ce livre est comme une petite lucarne qui nous invite à partager des moments avec les enfants d’Afrique.
"Tu ramasses cabosse à terre sans y penser et CLAC- serpent t’attrape, tu peux rien faire et OUI tu peux mourir. En plus, tu as très mal avant la mort, tu deviens tout bleu et noir, tu te tords à terre en sifflant comme serpent et c’est vraiment affreux comme fin."

coup de coeur L’ école est finie / Y. Grevet - Syros - (Mini Syros)

En 2028, l’école publique a disparu. Les enfants des plus aisés fréquentent les écoles privées ; les autres travaillent en alternance dans des entreprises envers lesquelles ils se sont engagés dès leur entrée en CP pour financer leur scolarité. Ils reçoivent, en échange de leur travail, quelques enseignements, tous liés à l’entreprise. Mais dans la clandestinité, certains organisent des écoles du maquis. C’est ainsi que le narrateur de ce récit va être séparé de son amoureuse dont les parents ne supportent plus de la voir exploitée...
La brièveté du texte n’empêche pas une immersion immédiate dans cet univers oppressant de la dictature du marché. L’efficacité de la narration et la simplicité de l’écriture font également de ce récit une lecture accessible à tous. Il le faut car la question de l’éducation dans notre société concerne petits et grands.

coup de coeur Mahout / P. Favaro. - Thierry Magnier

Pour payer les dettes de son père, Sid doit quitter sa famille, travailler pour un homme qui vit de la location d’éléphants. Sid n’est pas rassuré, la violence des grands mammifères peut être à la mesure de la maltraitance dont ils sont victimes. Mais avec le temps, il s’attache à ces bêtes qui partagent sa souffrance ; il décidera lui aussi de devenir Mahout, soigneur d’éléphant. Il ne peut, ne veut l’être que dans un centre de soin. Les traumatismes d’enfance de Sid -il en est devenu muet- s’apaiseront grâce aux rencontres humaines -son ami Lakshmana, la jeune Priya, le sage Ashoka- et animales.
Ce roman est un texte fort, tiré de l’expérience de l’auteur qui vit en partie en Inde, et sait décrire avec nuances une Inde contrastée. Là plus qu’ailleurs, entre violence liée à la pauvreté et dévotion à l’animal, humains et animaux tentent de coexister. Sid, personnage attachant et émouvant, symbolise ce trait d’union. Coup de coeur de Julie

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