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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Correspondance




Album(s) :


coup de coeur Petit renne a peur de tout / Karen Hoffmann-Schickel ; Dainius Sukys. – Boréalia, 2014

Un petit renne peureux, timide, moqué par tous les habitants de la toundra enneigée, deviendra un héros en rivalisant de hardiesse face au loup.

bazar3 Airelle et les champignons / Karen Hoffman-Schickel ; Dainius Sukys. – Boréalia, 2014
Deuxième album jeunesse de la maison d’éditions Boréalia, Airelle le petit cheval, nous entraîne dans la taïga à la découverte de délicieux champignons qu’elle avale avec gourmandise. Mais la voilà qui s’égare. Heureusement, le seigneur des bois veille et la raccompagnera vers les siens.

Les éditions Boréalia sont spécialistes des peuples premiers. Elles nous invitent à parcourir le Grand Nord. Ses deux premiers albums pour la jeunesse racontent aux enfants la vie du renne et celle du cheval iakoute, emblèmes de caractère de ces régions. Cette série pourrait être une fiction-documentaire. Dommage que certains animaux soient anthropomorphisés et le récit un peu trop didactique. C’est une mine d’informations sur la faune et la flore du Grand Nord. Une page documentaire vient compléter des points de l’histoire. Claire Py

coup de coeur Rébellion chez les crayons / D. Daywatt ; O. Jeffers. - Kaléidoscope. 2014

Duncan s’apprête à dessiner mais il trouve sur sa boite de crayons de couleur une pile de lettres : c’est l’heure des doléances pour les 12 crayons qui estiment leur couleur maltraitée : le rouge a « besoin de repos », le violet refuse de déborder autant des lignes, le blanc se sent mésestimé et le rose discriminé... « Pauvre Duncan, tout ce qu’il voulait, c’était colorier... » Mais tant d’inventivité ne saurait rester inactive, Duncan va réconcilier tout ce petit monde dans un feu d’artifices de couleurs !

coup de coeur Frérot Frangin / T. Maricourt ; Tardi. - Sarbacane

Frérot, Frangin... le petit, en classe de neige à l’hôtel Zinzin, écrit à son aîné, à l’hôtel Zonzon et chacun raconte son quotidien. Les parallèles sont possibles, mais l’ambiance radicalement différente. Leurs échanges amènent des réflexions sur la justice, l’injustice, la vengeance... et consolident surtout une relation très forte.

coup de coeur Chers maman et papa / E. Gravett. - Kaléidoscope

Voici le carnet de voyage de Sunny, un sympathique suricate qui décide de quitter sa famille merveilleuse mais néanmoins encombrante, ainsi que son désert quelque peu étouffant.
De cousins en cousins et de paysages arides en contrées un peu trop mouillées, Sunny vit des moments très forts qui le rendent toutefois nostalgique de sa maison natale. Sur chaque illustration pleine page, l’auteur a collé une carte postale amovible que Sunny envoie à ses parents. Cet album est à la fois drôle, ludique et même documentaire ; plusieurs lectures sont nécessaires pour en apprécier tous les détails.

coup de coeur Le tour du monde en vingt-six lettres / M. Le Quellec ; F. Lanot. - Jasmin

26 courriers envoyés des 4 coins du monde, un prétexte pour apprendre l’alphabet, les mois de l’année et pourquoi pas la géographie. Procédé du collage pour personnifier les lettres de l’alphabet.

Roman(s) :


coup de coeur Les princes charmants n’existent pas / M. Brami. - Nathan. 2014

Tout commence par une lettre écrite à Ava Gardner (pas banal) et par une autre lettre tombée sur le balcon d’une jeune fille apprentie écrivaine. Une lettre de rupture adressée au voisin du dessus. A laquelle elle s’empresse de répondre. S’ensuit une correspondance aux codes d’abord bien ancrés : l’emploi du vouvoiement, pas de photos, pas de rencontre. Le jeune homme se prête au jeu mais est bien décidé à les transgresser, finalement.
Un livre qui a un côté désuet - ce livre pourrait être qualifié de charmant - et en même temps est très contemporain car, lettres à part, c’est toute la vie d’une adolescente qui se construit. Il y a de l’humour dans ce roman, et c’est fin, délicat, à propos. Un bon roman d’amour !

coup de coeur Je vous écrirai / P. du Bouchet. - Gallimard. - (Scripto). 2013

Un roman ambitieux et de facture classique : l’histoire d’un individu et d’une famille située dans le cadre d’événements historiques, qui vont de la Révolution bolchévique de 1917 jusqu’à la guerre d’Algérie en passant par la deuxième guerre mondiale. Les événements de l’histoire personnelle et familiale se situent pour la plupart vers la fin des années cinquante. Le personnage principal, une jeune fille prénommée Amalia, est née en 1938, et au cours de l’intrigue elle découvre ses origines cachées. Le deuxième personnage du roman est sans doute sa mère, une femme simple dépassée par les événements dramatiques qui ont compliqué, et qui vont compliquer encore, sa vie de famille. Elle sombre lentement, péniblement, vers la mort, dans un mouvement en contraste évident avec l’essor de sa fille, qui s’épanouit à Paris aussi bien dans sa découverte du théâtre que dans ses études de philosophie.
Le roman est dense, raconté en grande partie par les lettres que les personnages s’écrivent. C’est un livre pour bons lecteurs qui ont l’habitude des lignes narratives qui passent d’une époque à l’autre.
Autre lecture
Septembre 1955, c’est une nouvelle vie qui commence pour Malia : jeune étudiante douée, elle a obtenu la permission de poursuivre ses études à Paris, de loger avec sa grande amie, Gisèle. Mais rien n’est joué tant sa mère a du mal à la voir partir, à la laisser vivre sa vie. Et les choses ne s’arrangent pas lorsque son père meurt. Malia est partagée, elle aime de tout cœur sa mère, si simple, si généreuse qui ne vit que pour elle. Mais elle aspire à une vie tellement plus riche, ouverte sur le monde… Elle découvre à Paris la politique, le théâtre, l’amour… Et tandis que son monde s’élargit, sa mère sombre dans la folie et appelle Malia à ses côtés, de tout son être.
Un roman qui commence comme le récit d’émancipation d’une jeune fille et se referme sur une quête trouble d’identité. Malia, qui s’est toujours sentie si différente, apprend qu’elle n’est pas la fille biologique de ses parents. Les secrets de la guerre ressurgissent...

coup de coeur 43, rue du vieux-cimetière ; il faudra me passer sur le corps / K. et M. Sarah Klise. - Albin Michel. - (Wiz). 2013

L’horrible Dick Tatter, du MIASME (Mouvement international autoritaire pour la sauvegarde morale de nos enfants) s’est mis en tête de briser le foyer de Les, Adèle et Ignace. Un enfant élevé par un fantôme et un vieux célibataire qui croit aux fantômes, pas question de laisser faire ! Les est donc envoyé en orphelinat, Ignace à l’asile de fous et Adèle tente de maintenir le contact entre eux pour qu’ils ne perdent pas espoir. L’histoire se raconte, comme dans le tome 1, par lettres.
Autre lecture
Le calme du vieux manoir est bouleversé par un moraliste qui souhaite rendre le jeune Lester à ses parents. Comment le fantôme Adèle et Ignace l’écrivain ronchon arriveront-ils à contrer cette nouvelle menace ? Face à la morale bien pensante, la fantaisie et l’amitié devront se livrer à une lutte rude...
Cette suite reste fidèle par sa construction et ses personnages au premier tome. C’est par un échange de lettres que nous découvrons l’avancée de l’intrigue. L’apparition du personnage du moraliste permet de renouveler l’intérêt du récit et de faire évoluer les liens entre nos héros. Une série attachante, originale et facile à lire.
« Nommé Comité Mondial des Enfants qui Aimeraient Bien que leurs Parents se Calment un Peu et Arrêtent de s’Inquiéter pour le Moindre Petit Truc (CMEABPCPAIMPT, le groupement demande aux enfants d’aider leurs parents à se détendre en leur faisant des compliments, en leur rendant spontanément des services et en leur donnant régulièrement du chocolat. »

coup de coeur Mon père est américain / F. Paronuzzi. - Thierry Magnier

Léo était habitué à l’idée d’un père américain qui ne sait rien de sa naissance, perdu de vue depuis longtemps par sa mère. Mais lorsqu’il apprend qu’en réalité elle lui verse tous les mois de l’argent, il veut comprendre. La vérité n’est pas facile à entendre : son père est depuis 6 ans dans le couloir de la mort, aux Etats-Unis, pour avoir tué une femme après un braquage. A quoi bon chercher à connaître un homme qui va mourir... Pourtant, Léo décide de lui écrire. Il trouve en Ben un père, qui aux dires de sa mère a bien changé, et surtout une forte leçon de vie. A 16 ans, Léo est bien décidé à vivre tout de suite et pleinement les choses, accompagné de son ami Yannis et de la belle Esther.

coup de coeur 43, rue du vieux-cimetière ; trépassez votre chemin / K. et M. Sarah Klise. - Albin Michel. - (Wiz)

Un vieil auteur grognon loue une maison hantée afin d’écrire... une histoire de fantôme. C’est à travers un échange de lettres que nous découvrons peu à peu les personnages de l’histoire. C’est la dernière chance pour Ignace Bronchon de renouer avec le succès mais il est déconcentré par les bruits étranges de la demeure et par la présence d’un jeune garçon qui habite les lieux. La cohabitation est difficile ! Les illustrations sont belles, le récit plein d’humour. Le découpage du livre en courtes lettres facilite la lecture.
Une lecture originale et plaisante.
Autre lecture
Ignace Bronchon fut un auteur à succès mais l’écriture lui résiste depuis des années. Il espère qu’en s’isolant dans une vieille bâtisse calme, il pourra trouver l’inspiration. Et il ne tolérera aucune distraction ! Installé 43 rue du vieux cimetière, il comprend vite que la demeure n’a rien du havre de paix espéré. Tout d’abord, Les, un gamin de 11 ans pour ainsi dire abandonné par ses parents, habite l’étage supérieur. Close de contrat inattendue… Et puis ces lettres étranges, reçues d’une certaine Adèle, trouble sa sérénité. Car Les lui assure qu’elle est un fantôme du siècle dernier ; elle aussi écrivait, des “énigmes épistolaires illustrées”, jamais publiées …
Roman original dans la forme et le ton : tout en échanges épistolaires, que viennent juste éclairer quelques articles de journaux et dessins du jeune garçon, le texte voit l’évolution d’un vieux ronchon désagréable, obtus et égoïste au contact de ses voisins de chair et de vent. Après les inimitiés, les embrouilles et les quiproquos, chacun sera enfin tenté d’explorer une nouvelle définition de la famille…

coup de coeur Le fil à recoudre les âmes / J.-J. Greif. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Ce roman de Jean-Jacques Greif relate un épisode souvent méconnu de l’histoire des États-Unis : suite au bombardement par les Japonais de Pearl Harbor durant la seconde guerre mondiale, tous les américains d’origine japonaise vont être envoyés dans des "camps de rassemblement’’. Du jour au lendemain, ces citoyens américains deviennent par décret des ennemis de l’Amérique, des espions potentiels, contraints de quitter leur vie paisible et banale. Ce bouleversement est raconté par un jeune garçon, Kenichiro Kashimura, qui décide de correspondre avec son institutrice, Mrs Moore. Il va lui raconter, jour après jour et avec beaucoup d’optimisme, sa nouvelle vie en camp et surtout la façon dont les prisonniers, résignés mais ne manquant pas de sens pratique, vont s’organiser pour récréer une ville, leur vie, en plein désert.
Par la suite, le jeune garçon et sa famille vont être envoyés au Japon, peu de temps avant le bombardement d’Hiroshima. C’est alors que le récit du jeune garçon s’interrompt pour donner la parole à une jeune japonaise d’Hiroshima qui va nous faire vivre de l’intérieur les effets dévastateurs de la bombe atomique et ses terribles conséquences.
Enfin, la dernière partie du roman relate le combat du pasteur Tanimoto qui va réussir, grâce à de nombreux soutiens internationaux, à emmener des jeunes filles japonaises, monstrueusement défigurées suite au bombardement nucléaire, aux États-Unis afin d’être opérées.
Ce roman procure une vision différente de cette période historique dont il restitue le contexte et les enjeux politiques avec beaucoup de clarté. Il constitue un témoignage précieux et passionnant tout en apportant une réflexion dénuée de manichéisme sur ces événements.
Autre lecture
Encore un pan méconnu de la guerre qui est exploré dans ce roman assez dense de Jean-Jacques Greif. La guerre vue par Kenichiro, jeune américain dont les parents sont japonais. Après l’attaque de Pearl Harbor par les japonais, les jap ne sont plus les bienvenus aux États-Unis. Ceux qui pourtant se considèrent comme américains seront parqués dans des "centres de réinstallation", suspectés d’être espions… Les conditions de vie y sont sommaires, l’éducation parcellaire et Kenichiro est heureux de trouver un peu d’évasion en écrivant à son ancienne institutrice. Il faudra ensuite faire un choix impossible pour la famille : rassembler toute la famille, mais au Japon, ou continuer de vivre aux États-Unis loin du père et mari.
La seconde partie se déroule donc au Japon, Kenichiro fait la connaissance de Yuriko qui part bientôt pour Hiroshima…
A la fin du roman, c’est au tour de Yuriko de venir aux États-Unis pour l’opération de son visage défiguré…
Roman très documenté où l’on apprend l’histoire mais aussi les mœurs différents des deux pays. Le texte reste froid et l’ensemble peut paraître long.

coup de coeur Cher Dylan / S. Curham. - Flammarion. - (Tribal)

Georgie est fan de Dylan, acteur de série TV. Elle lui écrit par mail et se réjouit de voir qu’il lui répond. D’abord par des messages standards puis avec des réponses personnalisées. Ses problèmes trouvent écho chez son idole ! Mais la désillusion est rapide, l’interlocuteur est en réalité la mère de Dylan. Esseulée, dépressive, elle se fait une joie de guider la jeune ado qui vit mal le remariage de sa mère avec un homme violent. De plus, elles partagent toutes les deux l’amour de la scène, l’une ayant une carrière d’actrice derrière elle, l’autre faisant ses premiers pas…
Un roman épistolaire (mails), où l’on peut s’étonner de voir une dame d’un certain âge pendue à ce point aux "lèvres" d’une ado de 14 ans. On pourra néanmoins se laisser prendre par le parcours de Georgie qui s’émancipe de ses parents pour trouver sa voie.

coup de coeur Idylles, mensonges et compagnie / A. Niedercorn. - Calmann-Lévy

Des histoires de lycéens qui mènent leur vie amoureuse en échangeant messages par ordinateur et téléphone portable. Parfois amusants, parfois touchants, ces amours n’ont rien de trop dramatique, et nous pourrions trouver assez chaleureuse l’ambiance de ce lycée parisien d’un milieu plutôt privilégié. A la fin tous les petits mystères de messages mal compris se dissipent grâce à l’honnêteté fondamentale des personnages, jeunes et adultes.
Le côté pédagogique du texte nous explique le bon usage du téléphone portable : il faut l’éteindre en classe, et en s’en servant, il faut éviter le mensonge et la curiosité malsaine, et nous pouvons tous nous rassurer : le bon français et la bonne orthographe n’ont rien à craindre du langage SMS, car les adolescents d’aujourd’hui sont de ce point de vue bilingues. Et pour ces messages au lecteur encourageants, l’auteure a été récompensée d’un prix financé en partie par Bouygues Télécom !
Livre qui trouvera son public chez les 13 -15 ans qui ont un portable « greffé dans la main »...

coup de coeur Signé Romain / Catherine Gualtiero. - Ecole des loisirs

Romain n’a jamais été séparé si longtemps de sa mère et il vit cela comme une réelle épreuve. Il se rattache aux livres conseillés par sa mère, qu’il lit comme pour poursuivre le dialogue ; il lui écrit quotidiennement -correspondance à sens unique- mais tout cela ne suffit pas. Même la présence de ses grand-parents n’est pas d’un grand réconfort…
C’est une relation très forte, démesurée, dérangeante qui unie Romain à sa mère. Fils unique, famille monoparentale -un mystère plane au sujet du père, mystère résolu à la dernière ligne. On est d’abord mal à l’aise face à l’attachement amoureux, excessif, de ce jeune homme à sa mère. Puis on s’attache à la personnalité du narrateur, exclusif, ironique, drôle, égocentrique aussi.

coup de coeur Amoureux grave / E. Brami ; P. Lopparelli. - T. Magnier

Un jour, Paul reçoit par mail une photo, sans qu’il puisse identifier l’expéditeur. Une photo qui l’horripile autant qu’elle l’inspire. Et spontanément, presque sans réfléchir, il répond au mail. Un dialogue s’instaure, un texte amenant une image, une image suscitant un poème, tandis que Paul commence à nourrir un amour étrange pour celui qui est caché derrière les images. Puis vient cette dernière image, révélatrice d’une vérité, que le jeune homme n’imaginait pas.
Un beau texte avec une tension douce (si l’on excepte la réaction finale de la mère). Les images alimentent progressivement le doute, le questionnement et donne une saveur à la relation que peuvent entretenir deux jeunes adolescent. Un regard tendre sur l’homosexualité.

coup de coeur Mon cher papa / G. Jimenes ; M.-N. Pichard. - Oskar. - (Poche roman)

Petit roman épistolaire, court, pudique et sensible. En prime, qualité rare dans les romans pour cet âge (dès 9 ans) : un style qui prend l’enfant au sérieux. Mélanie écrit à son père, qui était lui-même écrivain, pour lui raconter tout ce qui s’est passé depuis qu’il est "parti de la maison". La maladie de son meilleur ami Vincent, les relations avec sa mère, explosives, les amies à l’école qui ne sont plus pareilles...
Ce père parti, nous comprendrons vite qu’il est en réalité décédé mais Mélanie a besoin, pour faire son deuil, de continuer une relation interrompue si brutalement. Le temps de se raccrocher à la vie.

coup de coeur De toi à moi / B. Demyttenaere ; W. Geysen. - Mijade. - (Memor)

Béa, après avoir croisé un jour par hasard Denis, décide de lui écrire pour lui demander le secret de son assurance et de son apparente joie de vivre. Car elle, aurait tendance à trouver le monde d’une violence insoutenable et les hommes extrêmement superficiels et égoïstes. Comment, dans ces conditions, goûter à la joie de vivre ? Comment s’autoriser le bonheur ? Denis, respectant le souhait d’anonymat de sa correspondante, tente de lui donner des "recettes". Très vite cependant, il se heurte à une dépression qui s’installe trop dangereusement. Béa ne voit plus comme issue que le suicide…
Un roman épistolaire et philosophique qui permet à deux auteurs d’opposer leur vision de la vie, très différentes l’une de l’autre mais offrant chacune de solides arguments. Pas de happy end ici, les personnages arriveront à se rejoindre sur un point : l’issue se trouve certainement dans le soin à apporter à ceux qu’on aime, en privilégiant le dialogue.

coup de coeur Moi, Delphine, 13 ans / B. Peskine. - Pocket junior

Delphine écrit à une ancienne camarade, comme elle lancerait des bouteilles à la mer. Elle vient d’être retirée du foyer d’accueil et se retrouve placée avec sa soeur dans un village d’enfants. Elle crie sa révolte de payer sans cesse les erreurs des adultes. Au fil de sa correspondance, elle comprendra qu’elle peut maîtriser son destin.
Un court roman épistolaire qui nous fait découvrir le fonctionnement des villages d’enfants.

coup de coeur Espoir de star / I. Chaillou. - Rageot. - (Métis)

Deux thèmes sont traités dans ce roman : l’incarcération (ce qu’on vit en prison et comment on le vit) et la télé réalité du genre "Star academy" avec le comportement extrême qu’elle peut engendrer chez les jeunes.
Le livre fonctionne en alternance : les lettres que Mary écrit à sa meilleure amie depuis la prison, grâce au concours d’un jeune intervenant en atelier d’écriture / les témoignages des gens qui l’entourent sur ce qui s’est passé et comment ils ressentent cette adolescente mal dans sa peau.

coup de coeur Où que tu sois / J. French. - Flammarion. - (Tribal)

Mel est belle, gentille, parfaite, tout le monde l’aime. Une jeune fille sans histoire en somme, presque banale. C’est pourquoi sa sœur Sara ne comprend pas pourquoi et comment un beau jour elle a pu disparaître sans crier gare. Envie de s’échapper, suicide, meurtre ? Les questions s’amoncellent pour les proches, dans la colère, la suspicion, l’angoisse. Les pistes se succèdent sans apporter de réponse. Et le temps passe, la vie continue... Sara conserve le lien en écrivant à sa sœur, lettres qu’elle ne peut envoyer bien sûr mais qui maintiennent l’espoir.
Un roman psychologique qui aborde la difficile reconstruction après un deuil, d’autant plus lorsque la lumière n’a pas été faite sur le drame.

coup de coeur Une bouteille dans la mer de Gaza / V. Zenatti. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Une bouteille à la mer comme un besoin désespéré de croire en une entente possible entre Israel et Palestine. Le dialogue commence, ironique et acerbe du côté du jeune homme palestinien qui trouve la bouteille, tenace et optimiste du côté de la jeune israélienne. Les violences sont décrites de part et d’autre, et on ressent très fortement l’impasse. Pas de happy end dans ce roman mais un espoir en demi-teinte : l’avenir immédiat du palestinien est au Canada. Quid de l’après ?

Et aussi... :


coup de coeur Monsieur Chopin ou le voyage de la note bleue / C. Norac ; D. Jacquot. - Didier. - (Un livre, un CD)

Ce texte de Carl Norac inspiré de la correspondance entre deux amis d’enfance Titus et Frédéric Chopin retrace la jeunesse du musicien. Beaucoup d’humour, de profondeur et de poésie tissent ce lien indélébile qui unit les deux garçons dans leurs lettres. Entre cauchemar et rêve, Chopin souvent malade cherche la note bleue, cette note parfaite que Georges Sand ressentait comme “l’azur de la nuit transparente”.
Les drames (la perte de sa petite sœur) ou les bonheurs (son amour pour Konstancja) de sa vie sont évoqués avec beaucoup d’esprit et un vrai talent littéraire.
A la fin de chaque récit, Shani Diluka interprète avec sensibilité et émotion les plus célèbres pièces de piano.
Jacques Bonnaffé, très bon conteur, rend cette histoire bien vivante. L’illustration belle et onirique de Delphine Jacquot est en phase avec le romantisme du compositeur.
Un excellent livre pour nous faire découvrir la jeunesse d’un Chopin farceur et plein d’humour avec des extraits musicaux de son œuvre très bien choisis.

coup de coeur Lettres de Guadeloupe / A. Neyrins. - Edition du Jasmin

Paloma a du mal à quitter son journal intime dont le véritable destinataire est son père, mort depuis 3 ans. Il l’accompagne en Guadeloupe, avec sa mère et son petit ami Philippe. Elle y raconte ses découvertes riches et vivifiantes, découvre Philippe et lui fait une place tandis qu’elle accepte, enfin, d’être heureuse.

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