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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Suicide/Tentative de suicide




Album(s) :


coup de coeur Julie Capable / T. Lenain. - Samoa

Julie ne se sent pas capable. De rien. Comment pourrait-elle mener à bien quoi que ce soit alors que sa mère ne l’aimait pas ? Ou qu’elle-même n’a pas su l’aimer assez ? Les 7 chats du cimetière sauront la tirer de sa léthargie et lui redonner confiance.
Le suicide d’une mère, thème difficile, d’autant plus en littérature jeunesse. Thierry Lenain fait partie de ces auteurs qui font confiance aux enfants et n’édulcorent pas leur propos, tout en donnant des clés pour affronter la réalité. 22 illustrateurs ont apporté leur vision de ce texte publié en 2005 chez Grasset, lui redonnant une belle profondeur.
Un album à lire et à commander sur le site de l’auteur.

coup de coeur Un paradis pour Petit Ours / D. Verroen ; W. Erlbruch. - Milan

La mort du grand-père plonge Petit Ours dans une profonde tristesse et il va essayer à tout prix, en demandant le concours d’autres animaux, de le rejoindre au ciel. Mais tous ont de bonnes raisons de refuser de le manger...
Un des rares livres pour petits qui évoque le suicide, tout en étant un hymne à la vie.

Roman(s) :


coup de coeur Une vie merveilleuse / D. Brisson. - Syros. - (Tempo+). 2014

Un concept original : dérouler l’histoire à partir d’un mot dont la première lettre correspond à chaque fois à une lettre de l’alphabet.
Dès la lettre A, on comprend qu’il va arriver quelque chose à la sœur du narrateur et le suspense augmente au fur et à mesure qu’on la voit « sombrer ». Chaque chapitre nous dévoile un peu plus de leur vie en partant d’un mot. Le regard que le narrateur porte sur sa sœur et sur sa relation avec elle, la conception qu’il a de la vie, son éternel optimisme, tout cela est très prenant. Leurs prénoms dévoilés à la fin est comme la cerise sur le gâteau pour une fin en apothéose.
Autre lecture
Un abécédaire en hommage à sa sœur adorée. Yann ne reconnaît plus Zoé qui, à l’adolescence, devient colérique, renfermée, agressive. Elle qui était si enjouée, espiègle, imaginative est devenue solitaire et ne tolère que la présence de sa souris et -si peu- celle de ce frère qui se démène pour l’aider comme il peut (que font les parents ?). Même après le drame, il sera là, aux côtés de cette sœur aînée qui lui a, un jour, prédit une vie merveilleuse
Une crise d’adolescence dans ses paroxysmes, mais aussi une très belle relation fraternelle.
(A noter un passage sur Facebook et les lynchages décomplexés que l’on peut y lire).

coup de coeur Les nuits d’Ismaël / M. Chartres. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Ismaël est convaincu d’avoir le pouvoir de voler pendant la nuit. Comment expliquer sinon qu’il se retrouve chaque matin dans le lit de sa mère ? Il aimerait comprendre davantage cette étrange magie mais ne désespère pas de la maîtriser également en plein jour. Une pensée qui l’occupe d’autant plus que la mélancolie de sa mère prend du terrain. Jusqu’à l’engloutir totalement, définitivement… Dès lors, Ismaël ne peut plus se réfugier dans l’imaginaire. Dans la compréhension de la vie et de ses drames, il grandit d’un coup et acquière, paradoxalement, une légèreté qui lui ouvre son avenir.

coup de coeur Hate List / J. Brown. - Albin Michel. - (Wiz)

Est-elle un monstre ? A-t-elle une part de responsabilité dans cette horreur ? Certes, c’est elle qui a rédigé la liste de haine, qui a relevé tous les noms de ceux qui les harcelaient et les humiliaient, elle et Nick. Mais elle n’a jamais voulu qu’il passe à l’acte, qu’il abatte froidement leurs camarades de classes. Val, elle-même blessée dans la tuerie, va devoir affronter, à son retour en classe, les élèves rescapés et surtout "des choses plus profondes, plus noires" qui se bousculent en elle. Une introspection menée avec le Dr Hieler qui l’aide à gérer ses propres troubles mais également ses relations avec les jeunes, avec ses parents.
Lorsque les personnes qui nous entourent perdent leurs contours connus, que la grille de compréhension du monde s’altère, il faut tout appréhender avec un œil neuf. Malgré la force de caractère de la narratrice, le processus se fera dans le temps et la douleur. Un roman bouleversant qui nous questionne forcément sur nos rapports à autrui.
Autre lecture
Valérie reprend le lycée plusieurs mois après la tuerie dans son lycée dont l’auteur est...son petit ami qui ensuite s’est suicidé. Un livre émouvant et prenant sur la difficile reconstruction de soi. Après une première partie qui relate les faits avec notamment les papiers, très froids d’une journaliste, nous suivons Valérie dans ses interrogations. Pourquoi n’a t-elle rien vu venir ? Est-elle coupable et responsable ? Son retour au milieu de ses camarades ressemble à un chemin de croix. Mais c’est la dernière partie du livre qui est la plus intéressante, sur la résilience.

Autre lecture : J’ai adoré ce livre dans lequel on suit le quotidien de Vanessa, lycéenne survivante d’une fusillade dans son établissement scolaire, perpétrée par son petit ami. On rentre facilement dans l’histoire et on ne peut plus lâcher le livre ! De plus, le fait que ce dernier soit écrit du point de vue de Vanessa fait que l’on vit les mêmes choses qu’elle et que l’on ressent ses émotions. L’injustice dont fait preuve les élèves survivants face à Vanessa ( ils pensent que c’est elle la coupable car elle était la petite amie du tueur alors qu’elle est aussi une victime) nous émeut. On ne voit pas le temps passer quand on lit ce livre ! Un livre à lire absolument ! Tessa 4ème (collège lumière)

coup de coeur L’ affaire du 15 bis (La commissaire Raczynski) / C. Mazard. - Oskar. - (Polar)

Nous retrouvons, après Papillons noirs, la commissaire Karine Raczynski pour une deuxième enquête. Elle et son collègue Kamill sont confrontés à un meurtre auquel ils vont bientôt lier deux disparitions d’adolescents, Maxence et Alix. Le lecteur avait pu lire précédemment leur malaise. Il se doute également que le mystérieux internaute anonyme philanthrope -ou peut-être un peu trop manipulateur ?- va jouer un rôle dans cette histoire...
L’enquête, menée dans le froid hivernal à Paris, est haletante, avec plusieurs rebondissements et les collègues policiers font face, unis par une belle relation de tendresse. Les ados, eux, sont dans une grande souffrance, qu’apaisera la révélation du secret.
Un polar aux personnages très attachants que l’on prend plaisir à lire.

coup de coeur Un jour je suis mort / Kyunghye Lee. - Ecole des loisirs. - (Medium)

Voilà 2 mois que Jaijoun est mort, dans un accident de moto. Son amie Youmi a du mal à s’en remettre et aujourd’hui, la mère de Jaijoun lui demande de lire son journal intime. Elle qui croyait connaître son ami découvre chez lui une facette insoupçonnée : celle d’un jeune homme qui malgré les apparences n’a pas supporté la déception amoureuse. Et qui s’interroge sur la mort bien plus souvent qu’elle ne le soupçonnait.
Un roman coréen -avec un style souvent redondant- surprenant sur l’adolescence et les tournants qui s’opèrent quelques fois dans la douleur. L’étrange mélange d’une force de vie et d’une attirance pour la mort.

coup de coeur Tarja / J.-L. Sciarini. - La Joie de lire

Tarja a couché avec plus de 15 garçons et avec son professeur de français dont elle tombe enceinte. Pourtant Tarja n’a que 16 ans. C’est une adolescente fragile qui a vécu pas mal de choses difficiles, comme la mort de sa meilleure amie, des rumeurs qui lui font une sale réputation et l’isolent, et des parents trop souvent absents. Nous suivons Tarja tout au long de sa grossesse et nous partageons ses émotions de la dépression au suicide.
Roman fort et captivant sur l’adolescence, l’amour, l’amitié, le deuil et la solitude. Cultivée et sensible, Tarja nous émeut. Dans ce monde brutal où les adolescents ne se font pas de cadeau, on a envie de la protéger car son histoire est touchante. Très beau roman de Jean Noël Sciarini, bien construit, parfois cru mais toujours juste. Un très bon moment de lecture plus particulièrement destiné aux 15-18 ans.
Autre lecture
Tarja traîne une réputation de salope dans son lycée. Une réputation tenace et amplifiée depuis qu’elle semble avoir noué des liens avec son prof de lettres. Lorsqu’elle tombe enceinte, son sort est définitivement scellé. Mais la narratrice qu’elle est dans ce roman nous donne d’elle-même une toute autre vision : celle d’une jeune fille d’une grande tendresse, habitée par des rêves qui prennent une place importante dans sa vie. Pour faire la jonction entre la fragilité de Tarja et la violence de l’image qui lui est renvoyée par les autres, il y a Léon, l’ami solide, qui veut que Tarja retrouve l’estime d’elle-même et surtout qu’elle cesse de cacher, derrière une vie rêvée, le drame qui l’éloigne d’elle-même.
Comment une jeune fille blessée tente de faire face, de protéger à tout prix son enfant à venir, de trouver en elle les ressources pour avancer... Un texte fort qui joue beaucoup sur les symboles, la psychanalyse, la méditation. Coup de coeur de Charlotte et Julie

coup de coeur Ma vie ne sait pas nager / E. Turgeon. - Alice. - (Tertio)

Après le suicide de sa sœur jumelle (le roman ouvre sur la mise en scène de la mort de Geneviève), Lou Anne essaie de poursuivre sa vie tant bien que mal. Entre son père qui nettoie frénétiquement la maison et sa mère qui fuit dans le sommeil, l’atmosphère lourde et mélancolique du livre fait l’effet d’une chape de plomb...
Malgré tout, la lettre que la grand-mère va écrire à la mère de Lou Anne permet au lecteur de retracer l’histoire de cette famille sur plusieurs générations et de comprendre l’enfermement et la répétition de certains systèmes familiaux. La communication apparaît comme un remède efficace pour un vivre mieux.

coup de coeur Les quatre saisons du fleuve / M. Röder. - Flammarion. - (Tribal)

Livre d’ambiance et de secrets, et même de merveilleux. Mia vient de déménager à la campagne et a comme voisins 2 jeunes garçons. Même si elle n’en parle que par allusions, on sent une faille en elle, qui rend ses rapports difficiles avec Alex, l’aîné. Avec Jan, frère d’Alex, les choses sont plus simples car Jan est encore dans l’enfance. Ce dernier vit dans son monde, passe beaucoup de temps au bord de la rivière, en compagnie d’Alina. Mais qui est réellement Alina ?
Les portraits psychologiques des 3 jeunes sont bientôt empreints de fantastique et l’on mesure les conséquences des secrets censés protéger les enfants. Si la mort, le suicide qui plus est, est un drame, le silence et le secret sont une bombe à retardement. On se laisse porter par cette ambiance d’étrangeté, au rythme un peu lent - celui de la rivière qui s’écoule...

coup de coeur Johnny / M. Pouchain. - Sarbacane

Elle sait bien, Alice, qu’il est un peu tard pour écrire à Johnny, lui exprimer ses remords. Mais elle a besoin de revenir sur les évènements, pour comprendre, pour justifier, pour apprendre peut-être. Car Johnny est mort, de trop de moqueries, d’humiliations, d’incompréhension, de solitude. Johnny qui en a bavé dans la vie, qui n’a trouvé de réconfort ni dans sa classe, ni auprès d’Alice dont il était amoureux.
Un livre coup de poing qui nous renvoie à nos responsabilités dans notre façon d’agir avec les autres.

coup de coeur Le survivant / J. W. Johnston. - T. Magnier

Chase a du mal à remonter la pente. Il est le seul survivant d’un accident de la route, ne se souvient de rien ou si peu. Depuis, il a fait 2 tentatives de suicide. Il faut dire qu’à la maison, entre un père pasteur qui fait comme si de rien n’était, une mère sur-protectrice, un frère aîné adoré banni pour cause de déshonneur, il a de quoi broyer du noir. Heureusement, les séances régulières chez la Dr Braun l’aident à y voir plus clair. Il commence à se souvenir de certaines choses, à propos de l’accident, et bien avant également. Et puis il y a Darla qui l’aide à aller mieux parce qu’elle n’a pas peur de poser des questions directes.
Une plongée lente et douloureuse dans le passé de Chase qui s’est enfermé dans les secrets jusqu’à en être pris au piège. Il lui faudra se confronter à une réalité difficile : son frère aîné, qui avait été abusé par son oncle, est en réalité décédé. Chase, au courant des viols mais n’ayant jamais rien révélé aux parents, s’est laissé ronger par la culpabilité au point de se dévaloriser et de biaiser sa vision de la réalité.

coup de coeur Je m’appelle America / E. R. Frak. - Bayard. - (Millézime)

« Ce sont les petits détails qui comptent… ». America n’a jamais oublié la phrase prononcée par Mme Harper, celle qui l’aimait et souhaitait l’adopter. Après… America préfère oublier les détails et s’enfonce dans la souffrance, la culpabilité, la certitude d’être mauvais et à l’adolescence, il revendique un mutisme destructeur et agressif. Le récit parfaitement construit commence lorsqu’il rencontre le docteur B, après une longue et lente descente aux enfers et une tentative de suicide. Le texte alterne les chapitres : Maintenant, ce sont la douleur, les tocs, l’impossible parole d’America. Avant, ce sont les gens, les faits, la destruction, les souvenirs qu’il redécouvre et auxquels il tente d’échapper.
Le récit montre combien est long et difficile le dialogue de délivrance que le docteur B. tente de mettre en place. C’est un dialogue vif, percutant, vital qui montre toutes les stratégies de refus d’America auxquelles le docteur B. fait face sans jamais faillir. La reconstruction prendra plusieurs années, et s’amorce quand America regarde autour de lui parce que le monde le concerne à nouveau.
C’est un excellent roman pour grands ados sur un thème difficile et poignant. Sans simplification, mais construit clairement -mise en page aérée, vocabulaire limpide- ce livre se lit d’une traite parce que la lutte menée par America et le docteur B. est fondamentale : la confiance s’installe, le désir de vivre l’emporte, l’amour se dit. Tout reprend sens, en effet, « ce sont les petits détails qui comptent… ». Coup de coeur de Julie

coup de coeur Les parents de Mélie / C. Albaut. - Syros. - (Les uns les autres)

La première partie Mal à ma mère a été publiée en 2002 sous le pseudonyme Clara Vidal. On y découvrait la lente destruction de Mélie par une mère haineuse et venimeuse. La fin se terminait sur une lueur d’espoir, laissant Mélie aux mains d’une psychothérapeute.
La présente édition est augmentée d’une seconde partie Paix à mon père. Quelques années plus tard, Mélie revient au domicile parental, juste après le suicide de son père. Elle le veille toute la nuit, se penche sur leur passé et tente une réconciliation. Ce père qui a été défaitiste, lâche, absent mais qui a cependant su installer, à travers la musique, une complicité avec sa fille, lui offrant ainsi les seules lueurs de son enfance.
Un texte dur, très dur, qui dépeint les mécanismes de la maltraitance psychologique mais révèle aussi la force et l’humanité possible des victimes, malgré tout.

coup de coeur Dix-huit baisers plus un / R. Corenblit. - Rouergue. - (DoAdo)

D’abord, il y a cette pomme sur la couverture qu’on a envie de croquer... "croquer la vie à pleines dents" c’est ce qu’elle nous inspire. Alors, on franchit la porte. Surprenant ! La pomme serait-elle acide ? Au fil des pages, 17 femmes et filles parleront et révèleront, non pas Adam mais Alex. A chacune d’elles correspondra un baiser porteur d’espérance ou de désillusion. Pourtant des baisers uniques dont on se souvient toute une vie. On s’attache à Alex et on croquerait bien la pomme...
Un récit original, émouvant et mélancolique malgré la crudité de certains textes et de certaines situations.

coup de coeur De toi à moi / B. Demyttenaere ; W. Geysen. - Mijade. - (Memor)

Béa, après avoir croisé un jour par hasard Denis, décide de lui écrire pour lui demander le secret de son assurance et de son apparente joie de vivre. Car elle, aurait tendance à trouver le monde d’une violence insoutenable et les hommes extrêmement superficiels et égoïstes. Comment, dans ces conditions, goûter à la joie de vivre ? Comment s’autoriser le bonheur ? Denis, respectant le souhait d’anonymat de sa correspondante, tente de lui donner des "recettes". Très vite cependant, il se heurte à une dépression qui s’installe trop dangereusement. Béa ne voit plus comme issue que le suicide…
Un roman épistolaire et philosophique qui permet à deux auteurs d’opposer leur vision de la vie, très différentes l’une de l’autre mais offrant chacune de solides arguments. Pas de happy end ici, les personnages arriveront à se rejoindre sur un point : l’issue se trouve certainement dans le soin à apporter à ceux qu’on aime, en privilégiant le dialogue.

coup de coeur Une chaussette dans la tête / S. Vaught. - Milan. - (Macadam)

Ce roman est une plongée dans la tête de Jersey. Un labyrinthe, un accès interdit à sa mémoire immédiate. Le style est particulier car Jersey ne contrôle pas vraiment les mots ou phrases qui sortent de sa bouche. Alors le disque est souvent rayé.
On lui dit qu’il s’est tiré une balle dans la tête. Lui ne s’imagine pas avoir commis un tel acte. Alors il mène son enquête, freiné par ses handicaps, et par l’hostilité générale. Qu’a-t-il bien pu faire pour mériter cette animosité ? Seule Mama rush et Leza le soutiennent dans sa quête de vérité. A son terme, il aura compris à quel point son attitude fût irraisonnée et destructrice pour tous ceux qui l’aiment.
Un roman sur le suicide qui choisit un angle original, comme une enquête policière pour amener subtilement les explications d’un tel geste.

coup de coeur Qui es-tu Alaska ? / J. Green. - Gallimard. - (Scripto)

L’adolescence, l’âge de tous les possibles… Miles se donne les moyens pour entériner cet axiome : il quitte sa famille pour le pensionnat, où il entend bien vivre de grandes expériences, vivre, enfin ! Il rencontre là-bas le Colonel et la belle et imprévisible Alaska, qui lui font découvrir le sens de l’amitié et de l’amour. Ce qu’il vit est fort, enivrant, va vite, trop vite.
Le lecteur sait qu’il va se produire un événement important : les titres des chapitres forment un compte à rebours, jusqu’au nœud central du roman... La vie impose ses revers et avec eux les questions existentielles. A chacun, comme il le peut, d’y apporter ses réponses, de trouver sa sortie du labyrinthe...
Autre lecture
Miles Halter, 16 ans, a une existence assez terne. Peu populaire et proche de ses parents, il se fascine pour les dernières paroles des gens célèbres. A la recherche du "grand peut-être", il décide de pimenter sa vie en devenant pensionnaire de Culver Creek, un lycée réputé d’Alabama. Miles y trouvera la vraie amitié auprès du Colonel, son camarade de chambre et de Takumi mais aussi les premiers émois amoureux avec Alaska, une mystérieuse étudiante qui le fascine et joue au chat et à la souris avec lui. Mais un drame frappera le groupe et bouleversera les esprits. Entre culpabilité, rancune et besoin de comprendre, Miles et le Colonel vont tenter de comprendre les raisons de ce drame...
Qui es-tu Alaska est le premier roman de John Green. L’histoire est accrocheuse, traite de la recherche de soi, de l’amitié, la sexualité mais aussi du deuil chez les adolescents.

Autre lecture : Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter sa famille pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska Young, drôle, intelligente .... Qui es-tu Alaska ? est LE roman de l’adolescence : les amitiés fortes, l’amour, et la quête de sens. ce livre fait rire et fondre en larmes l’instant d’après ...Génial, Emouvant ! Alice (Atelier 1,2,3...Ecrivez ! du collège Victor Hugo)

coup de coeur Les ostrogoths / M. Pouchain. - Les 400 coups

Clovis n’a pas une vie facile : son père boit tout l’argent de son RMI, le CDD de sa mère n’est pas renouvelé et c’est lui l’aîné qui fait un peu office de figure parentale auprès de ses 5 frères et soeurs - affublés de prénoms inspirés de l’époque des francs.
Habitués à la galère, tous se rendent vite compte que la situation devient plus que préoccupante : un surendettement vertigineux et des parents complètement dépassés par la situation. Pourtant, tout n’est pas noir : les enfants s’aiment et se soutiennent ; Clovis, lui, a découvert la musique, se passionne pour le piano, s’est même fait un ami. Tandis que les enfants rêvent d’un avenir meilleur, le père, désespéré, a un tout autre projet pour sa famille...
Malgré la gravité du sujet, on sourit souvent, et le roman est porté tout du long par la belle énergie humaniste de Martine Pouchain.
Comme en ghost track, on découvre en fin d’ouvrage un texte : Ecrire ? Aïe aïe aïe ! Ou comment surmonter l’angoisse de la rédaction qui relate le processus d’écriture de ce roman, livré par l’auteur lui-même. C’est assez passionnant.

coup de coeur L’ échelle de Glasgow / M. Malte. - Syros. - (Tempo+)

Marcus Malte aime les paires, d’ailleurs masculines la plupart du temps : père-fils / frère-ami... quand il ne dédouble pas les personnages eux-mêmes. Dans ce roman, il double la mise : un père raconte à son fils dans le coma l’histoire vraie de 2 amis "à la vie, à la mort". Une histoire dans une histoire, différentes et pourtant si semblables, deux histoires d’Amour, sur un fond de musique rock (encore un thème cher à l’auteur.) Un roman émouvant.
Autre lecture : Pourquoi faut-il toujours attendre les moments critiques pour exprimer les sentiments qui nous lient aux proches ? Est-ce la pudeur, l’inconscience ou la gêne qui dicte notre silence ?
Dans ce roman à une voix, un père brise ce silence, pour un beau témoignage d’amour à son fils Mika qui est dans le coma. Un moyen aussi de stimuler sa conscience. Il s’interroge sur ce qui a pu conduire son fils au suicide, lui livre un moment de sa vie où lui aussi était à deux doigts de céder face aux difficultés de la vie...
On ne saura pas grand-chose de ce fils, ni sur son passé, ni sur son devenir. On connaîtra seulement, à trois reprises, l’évolution de son état de conscience (l’échelle de Glasgow).
Une relation s’est enfin instaurée et ne fait, c’est sûr, que commencer...

coup de coeur Point de côté / A. Percin. - T. Magnier

Pierre ne vit que par habitude, par lassitude. Depuis qu’il a perdu son frère jumeau, rien ne le rattache à la vie. Il a décidé que le jour de ses 20 ans, il le rejoindrait. En attendant, son corps l’encombre, il mange trop, puis trop peu, se met à la course à pied, veut s’oublier. Cette dérive trouve un point d’attache : Raphaël. Alors, enfin, il envisage un autre avenir...
Un roman qui nous touche, dans sa puissance d’évocation des sentiments.

coup de coeur Les anges n’ont pas de sexe / D. Sampiero. - La Martinière. - (Confessions)

Jean-Pierre se souvient de son enfance dans le Nord, dans un milieu modeste, entre deux frères qui sont pour lui des étrangers et un grand-père jardinier et communiste. C’est un solitaire, attiré par la nature et les livres, jusqu’à la rencontre en fin de Primaire avec Riri qui devient son ami. Mais à l’adolescence, leurs attitudes diamétralement opposées par rapport aux filles (tandis que le narrateur les séduit toutes sans s’attacher à aucune, Riri est amoureux « en secret » de Marie-France) vont mettre à mal ce lien. En voulant aider son ami, Jean-Pierre ne fera que précipiter le drame... Une amitié d’enfance, racontée avec pudeur et émotion.

Et aussi... :


coup de coeur Maman dans le vent / J. Descorde. - Ecole des loisirs. - (Théâtre)

En 16 scènes très courtes, l’auteur met en scène le nécessaire travail de deuil. Un père et sa fille se rendent à la mer... répandre les cendres de la mère. Il y a de la poésie, la difficulté de dialoguer dans les moments de tension, l’instant du choix entre continuer à vivre ou bien... suivre le disparu. Un livre à fleur de peau un peu dur sur certaines scènes.

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