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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Ile




Album(s) :


coup de coeur L’ île aux crabes violonistes / X. Queipo ; J. Cisneros. - Oqo

Moana est la seule enfant de ce petit village d’une ile des caraïbes. Elle observe beaucoup et décide un jour de mieux comprendre les crabes violonistes qui restent invisibles durant la journée. Projet qui nécessite patience et ouverture d’esprit...
Ce beau conte est magnifiquement illustré sur fond de papier fibré, dans des teintes à dominantes noires et ocres et tout l’album concoure à installer une ambiance d’harmonie avec la nature.

coup de coeur L’ île / A. Greder. - La Compagnie créative

Un album aux couleurs sombres, des personnages aux mines fermées et haineuses, un texte sans appel pour dénoncer la xénophobie. La peur, les fausses justifications, l’exclusion, la mauvaise conscience, les rumeurs, autant de réactions tristement humaines face à cet étranger que l’on n’aura même pas entendu.
Au niveau du message comme du graphisme, c’est un ouvrage qui marque et que l’on ne peut que vivement conseiller dès 9-10 ans.

Roman(s) :


coup de coeur Solitaire / B. Ashley. - Bayard. - (Millézime). 2014

Il se réveille sur une île seulement habitée par quelques chèvres. Aucun souvenir de ce qui l’a amené ici, de son passé... son identité semble être une friche vierge. Seules certitudes : il se sent chez lui sur cette île et est habité par une forte volonté de paix. Son nom sera donc Pax, il ne tuera pas même pour se nourrir.
Parallèlement à la survie sur l’île déserte, nous suivons l’histoire de Mike, grand-père de Joseph disparu lors d’une attaque d’un bateau, en zone de guerre. Joseph a-t-il été tué ou se peut-il qu’il soit le survivant repéré sur une petite île ? Mike décide de s’y rendre lui-même…
La rencontre du vieil homme richissime et du jeune traumatisé pacifiste et les liens qui se tissent entre eux nous surprendront à plus d’un titre. Nous ne dévoilerons évidemment pas la fin mais préciserons que le roman qui commence par une aventure de survie s’étoffe (certes un peu lentement) en une réflexion sur les guerres, la non-violence et le principe de réalité...

coup de coeur Les filles de Cuchulainn / J.-F. Chabas. - Ecole des loisirs. - (Médium). 2013

Juste après le décès de son marin de mari, Mary découvre qu’elle est enceinte. De jumelles qui plus est. Mais Mary est forte de son amour, épaulée par un cheval d’une bien étrange nature qui seul semble pouvoir entrer en contact avec les fillettes...
Une ambiance insulaire, des personnages hauts en couleurs, une vie retracée dans les grandes lignes, fortes et teintées d’une aura mystique. Le roman est court, puissant dans son évocation de liberté via la figure du cheval, animal non asservi à l’homme mais profondément lié aux jumelles.
Autre lecture
Sur une petite île en mer d’Irlande, Mary, institutrice, a une vie calme, marquée seulement par la présence incongrue d’un cheval borgne et majestueux. La disparition en mer de son mari pêcheur et la naissance de ses jumelles vont modifier légèrement son existence. Mais sa principale préoccupation concerne le lien unique et exclusif de ses enfants avec le cheval. Quelle place occupe réellement l’animal dans leur vie ? Sera-t-il un élément positif dans leur existence ?
L’auteur semble nous demander de garder une part de merveilleux et d’inexplicable dans notre vie. Le cheval ressemble à une figure mythologique avec sa taille démesurée, sa puissance mais aussi sa stature et sa dignité qui lui interdisent d’accepter toute compromission avec l’homme. Il n’est pas là pour travailler mais bien comme un être à part entière. Sa relation privilégiée avec les jumelles, renforcée par l’absence du père, est au centre du livre. Il s’agit en définitive d’accepter les différences, de ne pas tenter de modifier la nature profonde des êtres qui nous sont chers mais d’y déposer un amour inconditionnel...
« J’ai su, scrutant mes filles dans la pénombre, qu’elles auraient une vie heureuse, parce qu’elles avaient une mère aimante, qu’elles s’ouvraient aux autres, et qu’un cheval leur avait enseigné des principes immémoriaux.  »

coup de coeur Au ventre du monde / G. Barraqué. - Ecole des loisirs

Paohétama vit avec son grand-père sur Notre terre, une île qui « pourrait être l’une de l’archipel des Marquises, aux temps lointains, bien avant l’arrivée de l’homme blanc. » Le vie y est très codifiée, grand chef et sorcier sont les garants des traditions et croyances. Mais lorsqu’il est temps de décider de l’avenir de sa petite fille, Grand-père fait preuve d’une habilité et d’une malice redoutable pour faire accepter l’invraisemblable : Paohétama sera dorénavant une fille-garçon qui succèdera à son aïeul maître pêcheur. Elle apprend les secrets de son art, et un plus grand encore, et plus douloureux, celui de la mort de ses parents…
Le roman se joue des frontières. Celles entre filles et garçons ; celles, géographiques qui font que d’une île à l’autre, on parle d’"Autre monde", cultivant la peur et la haine de l’autre ; celle enfin qui transgresse les traditions pour un dépassement de soi, des règles injustes. Paohétama porte courageusement la révolte et, devenant « l’enfant monde », sera porteuse, à plusieurs titres, de réconciliations.
Le style, qui nous met en tête des images merveilleuses de bout du monde, est très agréable, accessible dès 12 ans, et sert un conte initiatique, poétique et envoutant, entre espièglerie et émotions.

coup de coeur Lunerr / F. Faragorn. - Ecole des loisirs

La ville de Keraël est accrochée sur son rocher au beau milieu d’un « désert de sable, de pierre et de sel. Une île sans eau autour ». La religion officielle, seule tolérée, interdit l’usage de certains mots, tel que Ailleurs. Ailleurs n’existe pas. Alors qu’il est à l’école, le jeune Lunerr prononce par mégarde le mot impie. La colère des institutions religieuses s’abat sur lui et sa mère, ils sont mis au ban de la société. C’est alors qu’un riche notable de la ville, l’inquiétant Ken Werzh craint et respecté, les prend à son service...
L’ambiance qui règne à Keraël est vraiment bien transcrite, pesante, étrange, inquiétante. On lit cette sombre histoire d’une traite, comme en quête d’espoir. Il n’y a pourtant pas un brin d’action dans ces quelques 200 pages, ou si peu, le propos étant essentiellement philosophique. Malgré tout, la tension omniprésente, et la révélation de la vérité que promet la fin, nous tiennent en haleine. A travers les personnages de Ken Werzh et des représentants religieux, ce sont deux idéologies qui s’affrontent, deux conceptions de la vérité. Jusqu’au bout, le lecteur est sur la corde raide, ne sachant de quel côté va pencher la balance.
Cette histoire pourrait rapidement sombrer dans un salmigondis religieux et moral, annoncé par une couverture aux allures bibliques. L’auteur évite cet écueil puisque Lunerr choisira de quitter Keraël, en proie au chaos, pour ne plus y revenir, tirant ainsi un trait sur les petites considérations dogmatiques des uns et des autres. Qui plus est, Frédéric Faragorn emballe l’affaire dans une langue sans reproche qui procure à son roman une puissance évocatrice indéniable.
Autre lecture
Lunerr est mis au ban de la société pour avoir osé envisager l’existence d’un ailleurs. Keraël, est une île entourée de sable et surtout de croyances visant à étouffer chez ses habitants tout désir de partir ou de se rebeller contre l’ordre établi. Mais la vie de Lunerr change quand soudain un des plus anciens de Keraël, un terrifiant vieillard, le prend sous son aile et lui fait des révélations inquiétantes. Un récit sous forme de légende qui aborde le thème de la difficulté et du courage nécessaire pour se défaire des règles parfois injustes de la société. La présence d’un animal de compagnie (un pitwak) rend le texte plus léger. Un bon roman.
« Il faut bien l’avouer, il y a pitwak et pitwak. Certains deviennent de bons compagnons, pour la vie, si on s’en occupe bien, mais d’autres vous font des misères, et on est obligé de s’en débarrasser. Celui que je reçus à mon anniversaire était plutôt de la deuxième catégorie. Il était imparfait, imprévisible, susceptible, coléreux et, en plus, même pas beau. »

coup de coeur J’ai tué l’océan / J.-F. Chabas. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

Pridi, dix ans, n’a qu’une passion : faire des blagues. Tous les habitants de son village en font les frais. Un jour où il cible l’homme le plus riche, sa mère le réprimande sévèrement et l’enfant préfère s’enfuir plutôt que s’excuser publiquement. Mais lorsqu’on habite une île où il n’y a qu’un seul village, où aller ? Pridi se rend donc jusque chez Kukrit, vieil homme que tout le monde croit fou ; il a perdu sa femme et son enfant dans les flots et vit depuis à l’écart de tous. Chaque matin, il tente de tuer l’océan et n’hésite pas à le défier. Pridi se retrouve alors embarqué dans une aventure aussi palpitante que dangereuse.
L’écriture remarquable de Jean-Françaois Chabas nous entraine dans ce monde unique où l’océan est maître de la destiné des hommes. C’est à travers les yeux innocents de Pridi que l’on découvre sa vision de la vie. A la fois magnifique et mystérieux, l’océan nous dévoile une facette insoupçonnée. Le personnage attachant de Pridi montre une vraie maturité d’esprit.
Autre lecture
Pridi est le préposé aux blagues sur son île. Le joyeux luron, le farceur, le chenapan qui apporte bonne humeur et légèreté aux autres villageois, tout du moins à ceux qui ne sont pas les victimes de ses facéties. Un jour où il s’en prend au puissant du village qui s’offusque, Pridi préfère s’exiler le temps que sa fureur retombe. Il rend visite au vieux kukrit qui perdit sa femme et son fils des années auparavant. Depuis, il voue une haine sans pareil à celle qui causa son malheur, la mer. C’est à une guerre sans merci que Pridi assiste, médusé de voir la haine et la rage de l’homme, plus intense encore qu’à l’époque des faits.
Devant l’insondable tristesse de l’homme, Pridi aurait pu voir sa jovialité entamée, voire anéantie mais c’est une vraie leçon de vie qu’il prend face à cet homme et prendra son rôle de bouffon plus au sérieux encore…

coup de coeur Encore heureux qu’il ait fait beau / F. Thinard. - Thierry Magnier

Contre toute attente, une classe de sixième et leur professeur de technologie se retrouvent à naviguer en pleine mer, sur une bibliothèque flottante. Les quelques adultes présents dont la bibliothécaire vont devoir organiser la vie puis la survie de leur équipage au cours de cette aventure qui ne manque pas de péripéties !
L’auteure décrit avec justesse ses personnages, des élèves à la femme de ménage. Et c’est avec plaisir que l’on vogue avec elle dans ce monde improbable ! Aventure et humour sont au rendez-vous.
Autre lecture
Alors que la classe de 6° et leur prof s’apprêtent à sortir, le constat est indéniable : la bibliothèque est entourée d’eau. A perte de vue. Ce qui veut dire que Sarah, la bibliothécaire, son responsable et tous les autres sont bloqués à l’intérieur du bâtiment. Il va falloir s’organiser, l’étrange phénomène se prolongeant, sans plus d’explication. Mais une bibliothèque est une mine : tous les ouvrages de naufrage et de survie sur les îles fourniront une base de connaissance solide que mettront en application enfants et adultes, dans une solidarité efficace. Les histoires du soir, elles, permettront de tranquilliser tout le monde…
Une bibliothèque, comme arche de Noé d’une enfance qui se prend en main et révèle le meilleur d’elle-même.

coup de coeur Mistral / A. Nanetti. - La Joie de lire. - (Encrage)

Mistral est né sur l’île occupée déjà par son grand-père, il en est « le Roi ». De l’enfance heureuse à l’adolescence inquiète on découvre son parcours et celui de sa famille, des pêcheurs et des habitants qui vivent en face sur le continent tout proche. L’île est un fabuleux lieu de découvertes et de jeux pour un gamin amoureux fou de la mer comme son père, jusqu’au jour où elle devient trop petite : le temps d’une escale Mistral a rencontré Chloé, petite fille riche qui parcourt le monde sur un superbe bateau. Elle repart, il l’attend, l’oublie, elle revient, repart… La rencontre qui bouleverse Mistral annonce aussi les changements auxquels sa famille et les habitants de ce coin perdu sont invités avec l’arrivée lente mais sûre des touristes…
Un beau roman qui tout en privilégiant le personnage principal -libre, orgueilleux- n’oublie pas le contexte dans lequel il évolue et qui pose sans en avoir l’air une question complexe : comment garder ses racines, son histoire, les savoirs transmis et acquis tout en s’ouvrant au monde ?

coup de coeur L’ étranger sur le sable / A. Mackenzie. - T. Magnier

Ness vit sur une île étrange où tout contact avec l’extérieur est interdit. Les habitant de l’île vivent en autarcie, sous la coupe du Grand Conseil. Après une tempête, Ness découvre un étranger gisant sur le sable. Malgré les interdits, elle lui porte secours, le cache. En discutant avec lui, elle découvre qu’il y a un ailleurs et qu’elle peut échapper à cette île où elle n’a jamais trouvé sa place.
Un roman très étrange qui dégage une atmosphère lourde et pesante, traduisant bien l’ambiance de l’île et les conditions de vie des habitants. Entre fantastique et science fiction, l’auteur ouvre grandes les portes de la liberté, avec l’espoir d’une autre vie.

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