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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Rapport au groupe




Album(s) :


coup de coeur Tour de lapin / M. Engler ; F. Oral. - Minedition

« Il en a toujours été ainsi (...) Le fort chasse le faible. C’est la vie. » Ainsi répond le chien au lapin qui lui demande pourquoi ce dernier s’évertue à l’effrayer, à le pourchasser. Au fil de ces courses poursuites, Lapin se conforte dans l’idée que « ce n’est pas parce que les choses ont toujours été ainsi qu’elles doivent le rester. »
Le bonheur est à portée de main lorsqu’on se donne la peine de le construire, dans une union qui fait force de loi.

coup de coeur Jérôme, Amédée et les girafes / N. Gouny. - Atelier du poisson soluble

Nous plongeons dans un univers graphique gai, coloré et très vivant, parsemé d’onomatopées opportunes. L’ouverture de l’histoire fait un peu contrepoids : Jérôme, plein d’entrain, salue un groupe de girafes qu’il pense être ses congénères. Mais les donzelles, circonspectes, le remettent à sa place d’ours. Qu’à cela ne tienne, Jérôme poursuit son chemin et aborde un groupe d’ours. “Aaaaaaaaaaaahhh ! une girafe !” se voit-il opposer...
Notre pauvre Jérôme est bien content de tomber sur Amédée -est-ce une girafe, est-ce un éléphant ?- qui semble bien moins coincé et tous les deux s’acceptent comme ils sont !
Effet de groupe, cases auxquelles il faudrait se tenir, tout cela vole en éclats avec ces deux personnages libres et joyeux !

coup de coeur Moi, Ivan crocodile ! / R. Gouichoux ; J. Neuhaus. - Atelier du poisson soluble

“J’ai l’air d’un petit garçon mais à l’intérieur, je suis un crocodile.” Pas facile pour Ivan, 6 ans, de contenir ce qu’il ressent au fond de lui, “d’être gentil comme ma maman m’a dit.” Pas facile, surtout quand “eux” se moquent et humilient.
Une fois de plus, l’Atelier du poisson soluble nous offre une vision singulière et percutante de la différence. Le texte du narrateur, personnalité décalée mais néanmoins lucide, trouve écho dans les illustrations aux papiers collés qui composent des visages dysmorphiques. Illustrations parfaitement dérangeantes qui concordent avec le malaise de voir la bêtise et la méchanceté du groupe face à ce personnage troublant mais surtout attachant. Et si ses camarades préfèrent le cantonner dans le rôle de fou, les adultes s’attachent à le protéger, à le recentrer. Un album fort qui casse les codes de la normalité.

coup de coeur Le chat machin / M. Malte ; C. Hayat. - Syros

Machin n’est pas son nom, de nom il n’en a pas. C’est un chat des rues, pas par choix, mais qui choisit vraiment sa destinée ? Un jour, il saute par mégarde dans le jardin d’une villa et se retrouve nez à nez avec un chien. Le chien Pacha porte bien son nom celui-là, il est aimé, choyé et pourtant il manque un petit machin à son bonheur. Que va-t-il se passer ? Vont-ils se battre comme "chat et chien" ?
Véritable coup de coeur pour cet album dans lequel Marcus Malte donne une vision de la société qu’il traite avec poésie et humour décalé. Cet auteur possède une recette secrète pour passer d’un genre à un autre, il n’est jamais vraiment là où on l’attend, pour le plus grand plaisir de ses lecteurs d’ailleurs. Les illustrations de Candice Hayat servent bien l’atmosphère de cet album que nous conseillons à partir de 5 ans. Coup de coeur de Myriam

coup de coeur La petite oie qui ne voulait pas marcher au pas / J.-F. Dumont. - Flammarion. - (Les albums du Père Castor)

Igor est à la tête d’une troupe d’oies bien disciplinées, qui chaque matin - Une, Deux - descend à la mare. Igor repère immanquablement un pas discordant. Igor ne saurait tolérer la moindre incartade : Dehors Zita ! La petite oie, dépitée, remonte vers la ferme en pleurnichant. Et bientôt - snif, splach - elle installe, à son insu, une véritable symphonie. Car derrière elle, inspirés par sa cadence, tous les animaux de la ferme suivent en jouant leur propre partition.
A l’académisme monotone s’oppose une vraie liberté créatrice et vivifiante et l’on se réjouit de voir la basse-cour en folie.
On pourra lire cet album en appréciant tout simplement l’histoire amusante et enjouée, on pourra également s’y appuyer pour réfléchir sur le phénomène de groupe…

coup de coeur Corrida / Y. Fastier. - Atelier du poisson soluble

C’est un album uppercut. Qui ne laissera personne indifférent et conduira naturellement à une discussion autour des violences. Le texte énumère les étapes d’une corrida, froidement, inéluctablement. L’illustration lui fait écho et met en scène une agression d’un individu par une bande.
Au-delà de l’excitation et du voyeurisme, toute violence, à son paroxysme, mène à la stupeur. (Sauf peut-être pour les amateurs de corridas et leurs semblables...)

Roman(s) :


coup de coeur Tant pis pour elle / V. Dayre ; P. Leterrier. - La joie de lire. - (Encrage). 2014

Rebecca, jeune journaliste, est là pour une banale interview, un papier sans intérêt mais le coin paumé de Montchalin s’anime de la plus glauque des manières : un double meurtre qui réactive une sale affaire vieille d’une quinzaine d’année. Rebecca connait bien l’affaire puisqu’elle était aux premières loges : c’est sa sœur qui s’est suicidée alors. Quels sont les liens entre la bande de satanistes amateurs d’antan qu’elle fréquentait et les meurtres d’aujourd’hui ? Qu’ont à cacher ces divers personnages ?
L’intrigue se dévoile peu à peu, brouillant les pistes, la profusion de personnages et de points de vue ajoutant au trouble. Ce que l’on découvre est toujours plus noir...
« Où finit le petit sadisme ordinaire, où commence l’ignoble ? Ce sadisme que chacun s’autorise, dans les relations familiales, amoureuses, professionnelles… »
Un roman à réserver aux bons lecteurs -de par sa construction éclatée- au cœur bien accroché. Sévices sur les animaux, sur les humains, tortionnaires d’hier et victimes d’aujourd’hui se confondent. Alors, Tant pis pour elle
Autre lecture
Une jeune journaliste se voit contrainte de loger dans le village de son enfance pour interroger le maire. Et son passé ressurgit... Un loup a été disséqué il y a peu dans la forêt et aujourd’hui c’est une jeune femme qui est retrouvée dans des circonstances similaires. Or elle avait proposé à des maisons d’édition un roman témoignage qui évoque un étrange décès. Un flic spécialisé dans les vieilles enquêtes arrive pour tenter de démêler les fils…
Roman policier qui propose une histoire de vengeance. La trame est assez dense, elle joue entre passé et présent et tente d’enlever les masques que chacun s’est donné pour tenter de se protéger d’une tragédie. Mais c’est surtout la qualité de l’écriture, qui fluctue avec les scènes, que j’ai apprécié. Un bon polar au final.
« Il va finir par l’écouter, ce morveux de gendarme ? Par prêter attention à ce qu’elle dit ? C’est grave, c’est important. Elle l’a reconnue, la femme, là, dans la voiture du maire. C’est celle qui est venue rôder trois fois, oui trois fois, et même en pleine nuit... »

coup de coeur Sujet : Tragédie / E. Laban. - Gallimard. 2014

Lorsqu’on arrive en terminale à Irving, on se voit attribuer une chambre, et l’élève qui habitait ladite chambre laisse un “trésor” à son successeur. Duncan est impatient, anxieux, son pressentiment se vérifie : il hérite de la chambre de Tim (Macbeth !).
Tim l’albinos, habitué à être rejeté mais qui espérait trouver un peu de répit dans ce nouvel établissement dont la devise est « Entre ici pour être et te faire un ami ».
Tim amoureux de Vanessa, elle-même en couple avec l’irascible Patrick.
Tim dont l’année de terminale s’est achevée en fiasco...
Il a laissé pour “trésor” une pile de CD qui racontent cette année… Duncan a joué un rôle dans cette histoire et renâcle à s’y replonger, préfère roucouler avec Daisy...
C’est donc le récit d’une tragédie annoncée qui se déroule en chapitres alternés, dans une tension proportionnelle à la sympathie que nous inspirent les héros. Le sujet de devoir des terminales étant la tragédie, ils vont trouver matière à alimenter leur dissertation…
Une tragédie est une œuvre littéraire dans laquelle le personnage principal « souffre beaucoup et se retrouve acculé à sa perte. En général cette souffrance, cette perte, surviennent du fait de la tare ou de la faiblesse du personnage principal et de son incapacité à gérer le sort qui lui a été réservé ». Tim et Duncan n’auront pas les mêmes capacités à « gérer ce sort »…
Un roman difficile à lâcher qui nous interroge sur la portée de nos actes, notre responsabilité, sur la confiance en soi. En somme, sur la maîtrise que l’on peut avoir de son destin.

coup de coeur Le journal malgré lui de Henry K. Larsen / S. Nielsen. - Hélium. 2013

Henry doit s’habituer à sa nouvelle vie : nouvel appartement, nouveaux voisins, nouveau collège, et un psy bizarre. Il doit surtout intégrer une nouvelle configuration familiale : son frère est mort, sa mère est soignée pour dépression dans une autre ville. Restent son père et lui, qui tentent de retrouver un semblant de vie. Henry se méfie de tout, de tous, mais se laisse malgré tout prendre à la consigne de son psy d’écrire ce qu’il ressent dans son journal. C’est ainsi que l’on découvrira les circonstances du drame qui a touché sa famille, et surtout ses terribles répercussions. Leur chance ? Être entourés de personnages atypiques, eux-mêmes en souffrance, qui en s’unissant bientôt autour d’un projet commun vont retrouver une confiance en la vie.
Un roman à la fois poignant dans la violence qu’il décrit et très positif : aucun traumatisme, aussi violent soit-il, n’est insurmontable lorsqu’on s’ouvre à l’amitié et à la solidarité.

coup de coeur Amnesia / J. Rush. - Albin Michel. - (Wiz). 2013

Quatre hommes amnésiques s’échappent du laboratoire où ils subissent depuis plusieurs années des tests. Ils amènent dans leur fuite Anna, fille du scientifique responsable de la recherche. Où aller ? Partir seul ou rester en groupe ? Pourquoi le père d’Anna lui a-t-il conseillé de fuir avec eux ? Ils vont, à partir de quelques indices, partir enquêter sur leur identité et les raisons de leur destin hors du commun...
Abstraction faite de la couverture, ce récit fonctionne très bien et il est très agréable à lire. Les personnages ont tous des caractéristiques bien définies et l’énigme se dévoile peu à peu avec finesse. Le thème principal est celui de la manipulation mais aussi celui du groupe et de l’entraide. Un roman prenant, un thriller réussit qui mêle intrigue et sentiments.
« Au labo, j’avais vécu dans la certitude. Nos rôles, celui de Sam, le mien, étaient bien définis. Peut-être l’avais-je désiré chaque jour, recherchant son attention et son affection, mais j’étais protégée par une paroi de verre qui, je le savais, ne disparaîtrait jamais. »

coup de coeur Lune mauve : la disparue / M. Aznar. - Casterman

Séléné qui n’avait jamais quitté sa Bretagne entre en seconde dans un lycée parisien select. Elle y retrouve sa splendide cousine qui la snobe d’emblée. Le ton est donné, toute sa clique la rejettera à son tour. Heureusement, elle trouve quelques alliés mais aura du mal à trouver sa place dans ce nouvel environnement. Mais bientôt elle a d’autres soucis : des rêves envahissants dont elle ne saisit pas la portée, deux personnes qui rôdent autour d’elle et surtout sa mère, évaporée des années auparavant, qui lui communique d’étranges messages et l’invite à la retrouver le jour de ses 16 ans. La vie quotidienne de cette lycéenne préoccupée par l’amour se teinte d’un mystère fantastique qui impose à son héroïne un rôle prépondérant dont elle se passerait bien : messagère d’Ishtar dans le monde de Viridan… Monde que nous découvrirons en tome 2...
A qui se fier ? Comment trouver sa place dans un milieu étranger, d’autant plus quand on vous prévient de ne faire confiance à personne ? Et surtout comment ne pas vaciller lorsque tout le quotidien s’auréole d’une dimension extra-terrestre ?
Une narratrice déterminée qui doit composer avec ses failles et accepter des responsabilités bien lourdes pour une adolescente. L’écriture soignée et l’ancrage dans le contexte réaliste du monde des adolescents permettent une lecture aisée et incite à poursuivre la série...
Autre lecture
Séléné change de vie. Elle quitte Rennes où elle vit isolée avec son père, pour intégrer un lycée huppé de Paris. Le choc est rude. Face au règne de l’apparence, Séléné ne se laisse pas décourager et trouve même des alliés. Mais elle est bientôt confrontée à l’héritage laissée par sa mère disparue mystérieusement depuis plusieurs années...
Entre quête identitaire, jeux de l’amour et tensions entre élèves de milieux sociaux différents, le récit est riche et dense. L’intrigue complexe se déploie peu à peu. L’héroïne nous permet de revivre nos années lycées comme pour mieux nous plonger ensuite dans une atmosphère fantastique plutôt sombre et poétique. L’écriture est travaillée avec notamment de belles métaphores qui nous donnent envie d’habiter le récit. Que va devenir notre héroïne ? Nous le saurons très vite grâce à une publication rapide de la trilogie.
« La liberté, enfin ! C’était trop beau pour être vrai. Trop effrayant aussi...Séléné Savel à Darcourt, le lycée le plus snob de Paris. Je m’y donnais autant de chances de survie qu’une souris paralytique lâchée dans un enclos de chats affamés. »

coup de coeur Engrenages / C. Léon. - Oskar. - (Polar)

Le roman s’ouvre sur le procès de jeunes hommes et tout le propos sera ensuite d’expliciter comment ils en sont arrivés à cette extrémité. Comment une amitié de village a engendré un commando dont les membres ont perpétré des vols violents, alors même qu’ils connaissaient les victimes, et quelques fois de très près… Une escalade glaçante, qui fait part des doutes et des réserves de chacun des membres -sauf peut-être du leader- sans que cela n’enraie la violence…
Bien sûr les histoires personnelles des 4 membres amènent à comprendre cet engrenage (parents absents ou défaillants, échecs scolaires relatifs, boutons ingrats sur le visage, vide de la vie rurale), mais aucun des éléments donnés ne semble déterminant. Les actes criminels graves commis par des mineurs restent au final aussi incompréhensibles que tragiques. Le lecteur, atterré, aura de quoi débattre de l’effet de groupe, de la violence qu’il peut engendrer, niant les individualités…
Un roman à rapprocher de La pouilleuse pour l’approche froide et distanciée de la violence.

coup de coeur Western girl / A. Percin. - Rouergue. - (DoAdo)

Mercredi 11 juillet, Elise inaugure son journal pour ne rien omettre de son voyage dans le Dakota du Sud. Elle va y suivre un stage de cheval avec d’autres jeunes. Pour elle, passionnée depuis des années par le far west, la musique country, les chevaux, ce séjour devrait être idyllique ! Son carnet de bord nous montrera que si les paysages et les américains sont à la hauteur de ses rêves, la relation avec les autres français n’est pas celle espérée, de passion partagée. Georgia la peste et Louis le "bourge" ne l’épargnent pas. Pourtant Louis a une attitude ambigüe…
Une héroïne et narratrice très attachante parce que déterminée, passionnée, sûre de ses goût aussi atypiques -et donc segmentants- soient-ils. Dépaysement garanti, pour les yeux et oreilles, avec ce roman qui offre en bonus une tracklist.
Autre lecture
Élise, fan de tout ce qui touche à la country et l’équitation western, se fait offrir, grâce aux indemnités de licenciement de sa mère, un séjour dans un ranch du Middle West. Elle se retrouve dans un groupe de gosses de riches égocentriques et snobs et devient vite le bouc émissaire de la majeure partie du groupe. Elle réussit malgré tout à vivre son rêve américain.
Comme dans les autres romans d’Anne Percin, le lecteur arrive à se mettre dans la peau du personnage aussi différent de lui soit-il. Le récit s’attache surtout aux relations dans le groupe. Pas de rebondissements ou de suspens, mais les problèmes s’enchaînent et sont traités avec humour.

coup de coeur La pouilleuse / C. Beauvais. - Sarbacane

Ils sont 5 élèves de première issus des beaux quartiers qui décident, une énième fois, de sécher les cours. Comment les évènements se sont enchaînés ? Le narrateur ne sait trop comment l’expliquer mais il énumère les faits, comme incapable d’avoir de la distance. Ils se sont baladés, ont acheté à manger, croisé une classe, une gamine un peu à la traîne et l’ont chopée. Parce qu’elle a des poux, parce qu’ils doivent évacuer une haine de l’autre, la petite Elikya va subir leurs humiliations, leur violence psychique qui veulent la réduire à l’état de parasite, comme les poux qu’ils lui chassent de la tête.
Un « crime social, un crime raciste, un crime de classe » décrit dans toute sa violence et son absurdité. Et son actualité. L’empathie reste minimale.
Autre lecture
Une bande de jeunes lycéens kidnappe une petite fille. David raconte l’inexplicable. Comment ils en sont venus à séquestrer une toute jeune enfant, le déroulement des faits. Manque l’explication. Quelques pistes sont évoquées...
Un livre qui met mal à l’aise. Un fait divers sous forme de fiction mais qu’on imagine très bien se dérouler dans la réalité ! Il évoque avant tout le phénomène de groupe et les terribles effets combinés de l’ennui et de la haine. Pourtant, même si les thèmes abordés sont intéressants et l’écriture fluide, le récit reste de l’ordre des "affaires non élucidées", frustrant. Au final, il ne reste que la démangeaison.
« Ils ont essayé de chercher des explications, ils ont voulu comprendre, on a essayé de les aider en répondant à toutes leurs questions. On a été très dociles. Ca n’a pas fait avancer les choses. »

coup de coeur La fille du loup / P. Favaro. - Thierry Magnier. 2013

Il s’agit d’un conte moderne qui, à la manière de ce qu’a pu écrire Mourlevat (Cf. L’homme qui ne possédait rien dans la même collection), fait sa cuisine dans les vieux pots. Ici, il est question de loups et de brebis. Les loups cherchent à manger les brebis, et les brebis à ne pas leur servir de casse-croûte. Mais l’histoire est habile, et dépasse la simple confrontation entre bons (les brebis) et méchants (les loups). Ainsi, lorsque la jeune louve se déguise et tente de diviser les brebis en leur promettant de libérer les blanches de leur prison (les brebis noires étant, selon la louve, contre-nature), ces dernières prennent conscience de leur condition : on les enferme, on les tond, et surtout, on leur arrache leurs agneaux. Pour autant, elles ne laissent pas entrer la louve dans la bergerie, mais s’en débarrassent au contraire en la chargeant comme un seul homme avant de gagner les pâturages d’altitude où elles pourront désormais s’épanouir en toute liberté.
Belle allégorie du pouvoir et de ses mécanismes (diviser pour mieux régner), ce petit conte « haut en couleur » tente de sensibiliser les plus jeunes à des notions dont on ne parle plus guère : la liberté et le vivre ensemble. Gare à nous pourtant car la fille du vieux loup borgne veille. Sous une pelisse couleur marine se dissimule un pelage brun...
Autre lecture
Un loup et sa fille, qui se ressemblent "autant pas la gourmandise que par (leur) coupable penchant à la paresse" rêvent de s’infiltrer parmi les brebis pour les dévorer. La fille, plus rusée que le père, veut passer à la vitesse supérieure et échafaude un plan…
"Faire entrer le loup dans la bergerie"… Patrice Favaro a pris l’expression au pied de la lettre pour évoquer avec subtilité l’art de la manipulation : en dressant les brebis contre l’ennemi extérieur, la louve tente de leur faire oublier le véritable danger. Si l’on précise que la louve aime à s’habiller en bleu marine pour masquer sa couleur d’origine -la brune- la fable prendra tout son sens…

coup de coeur La tribu de l’asphalte / M. Rhue. - Bayard

Voici un livre coup de poing. Morton Rhue, d’une écriture incisive, sans larmoiement, nous fait entrer dans la vie quotidienne d’un groupe de jeunes américains ayant trouvé “refuge” dans les rues de New-York. Ils ont entre 12 et 20 ans. Ils ont tous subit des maltraitances et forment La tribu de l’asphalte. La narratrice, Maybe, relate à la façon d’une chronique leur combat pour ne pas mourir de froid, pour manger, se laver, pour se protéger des adultes et trouver un semblant de toit. On est plongé avec ces jeunes dans un monde de souffrance et de débrouille, où la capacité à survivre est primordiale. Tears, Rainbow, Twister, Jewel, 2Moro, Smog, Pest et Country Club, ils sont une dizaine mais, chapitre après chapitre, voit leur nombre diminuer. La biographie de celui qui meurt est alors présentée en début de chapitre : « Angel Perez, alias 2Moro. Née à West New York, État du New Jersey. Père inconnu. Mère décédée du sida – quand l’enfant est âgée de quatre ans. Vit avec sa grand-mère, puis avec une tante. Maltraitance physique ; agressions sexuelles répétées commises par le partenaire de la tante. Diagnostic de séropositivité VIH à l’âge de huit ans… Envoyée en famille d’accueil. Puis, très rapidement, placée en centre de redressement pour enfants. Libérée à l’âge de douze ans. De treize à quatorze ans, arrestations successives pour vagabondage, prostitution, possession de drogue, rébellion. Dernière adresse : inconnue, à New York. Décès à l’âge de quinze ans. Cause : strangulation. » Maybe arrivera à s’en sortir mais combien n’ont pas cette chance...
« Chaque année, aux États-Unis, 2 800 000 adolescents fuguent… En se limitant à la ville de New York, il y aurait entre 12 000 et 20 000 jeunes qui vivent dans la rue. Près des deux tiers sont des Noirs ou des Hispaniques. Une large fraction d’entre eux sont homosexuels ou bisexuels, ou même transgenres… la moitié des enfants des rues n’ont pas fui le domicile familial ; au contraire ils se sont fait rejeter. La raison de ces rejets tient souvent à leur sexualité. L’homosexualité est une cause majeure, en ce début du XXIe siècle, de destins brisés. »… A méditer.
Autre lecture
La tribu de l’asphalte, c’est ainsi qu’ils se sont nommés, ces jeunes venant de différents horizons que la faim, le froid et la solitude ont poussés à se rassembler. Ils vivent dans les squats, sous les ponts, dans les boites de nuits, ont entre 12 et 21 ans et refusent les refuges et autres propositions de réinsertion par méfiance et peur des règles. Mais les chapitres sont lestés par des pages nécrologiques annonçant successivement le décès des membres de la petite bande. La narratrice Maybe, encouragée par un bibliothécaire et une jeune policière, se met à reconsidérer son mode de vie qu’elle croyait dicté par la liberté.
C’est un univers noir qui est décrit ici, où le monde des parents s’apparente souvent à la maltraitance, l’indifférence, la violence… Celui des adultes côtoyés dans la rue ne vaut guère mieux. La solidarité qui les unie n’en sera que plus solide. Puis la dichotomie se fait plus floue, les drames se succèdent et Maybe grandit… Une chance pour une gamine des rues dont l’espérance de vie est infiniment courte.
Le roman est une volonté de l’auteur de décrire une réalité qu’il a découverte aux États-Unis ; les chiffres donnés dans la postface sont vertigineux et donnent une densité supplémentaire au roman déjà bouleversant.

coup de coeur Mise à mort (La commissaire Raczynski) / C. Mazard. - Oskar. - (Polar)

Anton n’en peut plus de ces insultes idiotes et répétées. Il a déjà changé d’établissement mais voilà que ça recommence : "Anton le roux est un pou" ; "Pourquoi faire des expériences sur des rats quand on a des roux ?" Cette fois, il voit rouge et lorsqu’il apprend qui est l’expéditeur des SMS haineux envoyés en masse, il décide d’agir. Et le lendemain, l’annonce tombe : Jérémy a été assassiné… C’est au commissaire Raczynski de mener cette 4eme enquête. Elle bénéficie de l’aide d’une nouvelle lieutenante et le coupable est vite désigné : Anton. Mais quelques camarades de classe s’interrogent. Anton n’aurait jamais pu faire cela. Et eux-mêmes, n’ont-ils pas une part de responsabilité ? Avec leur "odieux silence complice", n’ont-ils pas contribué à cette escalade de violence ?
Si l’enquête est un peu facile et ne brille pas par son ingéniosité, la problématique de la responsabilité collective est intéressante. Comment réagir à la discrimination contre un individu ? Comment s’opposer aux réseaux sociaux lorsqu’ils sont utilisés à des fins malveillantes ?
Autre lecture
Enquête policière sur un meurtre. Un jeune lycéen a été tué à minuit dans un square. Tout accuse son ami, un jeune roux victime de discrimination et de harcèlement. Depuis plusieurs mois, des photos sont envoyées sur le portable des élèves de seconde sans que personne ne réagisse. Jérémy était-il l’auteur des messages ? Anton s’est-il vengé ? Et surtout pourquoi personne n’a rien dit ?
Un récit sur la haine des différences et sur le silence qui tue. Un bon roman policier sur un thème d’actualité.
« Il avait tout raconté à ses parents. Les sarcasmes, les sourires, les moqueries, les regards. Son enfer depuis toujours. Son père avait porté plainte à la police. Celle-ci ne s’était pas déplacée : dossier classé sans suite. »

coup de coeur Troubles / C. Desmarteau. - Albin Michel. - (Wiz)

C’est une adolescence un peu désenchantée que nous dépeint Claudine Desmarteau à travers ce roman. Camille, la narratrice, est une grande cinéphile. Ses impressions sur les films vus occupent presque autant de pages que le récit de sa vie avec Fred, son meilleur ami et les copains du lycée. Mais que dire de sa vie… Ses parents qui ne s’aiment plus, sa non vie amoureuse, les SDF toujours plus présents dans son quartier, les amis qu’on ne connaît finalement pas vraiment, la vie qui offre de beaux hasards et réserve aussi des drames, que, peut-être on aurait pu éviter en étant moins lâche… Comme une réminiscence de Trouilleland, la peur s’invite encore dans ce roman. La trouille d’aimer en premier lieu.

coup de coeur Moi, je la trouve belle / C. Rozenfeld. - Syros. - (Mini Syros)

Alex est amoureux de sa correspondante Slibuth. Le problème ? Ses copains pensent que ceux sont des animaux car ils sont très différents des Terriens avec leur pelage de couleur verte et leurs immenses yeux... Que faut-il faire ? Rire avec ses camarades ou bien lui déclarer sa flamme ?
Un très beau récit de 38 pages, pour tout âge, pour parler de la richesse d’être tous différents.
Autre lecture
Alex est dans une situation bien inconfortable : il est de bon ton de se moquer des Slibuths, êtres extraterrestres poilus aux grands yeux. Or lui aurait tendance à trouver Myrlwen, sa correspondante Slibuth, très belle. Voire à être amoureux d’elle. Comment faire face au groupe, à sa classe qui le rejetterait à coup sûr si cela venait à se savoir ? Ou peut-être mésestime-t-il ses camarades ?
Histoire très courte, dès 8-9 ans, sur la différence.

coup de coeur Elliot / G. Gardner. - Flammarion. - (Tribal)

Elliot vient de changer de collège et est fermement décidé à ne plus être tête de turc. Il se fait invisible, toujours dans l’angoisse et réussit miraculeusement à faire croire qu’il est sûr de lui. Pour garder le masque, il est prêt à trahir le seul ami qu’il s’est fait mais réalise grâce à sa mère qu’il doit refuser l’omerta.
Un roman très prenant sur l’univers scolaire, avec son système de leaders, de souffre-douleurs et de jeu de masques.

coup de coeur Harcèlement / G. Jimenes. - Oskar. - (Histoire)

Valentin est "différent" : il est un peu enrobé, aime le blues, a tendance à être bavard et à parler de lui. Rien de franchement détestable mais il fait bientôt naître un agacement chez ses camarades. Qui se transforme insidieusement, par l’intervention de Bastien, en acharnement. Petites vexations, humiliations collectives, racket, violences physiques... ce Bastien beau parleur et meneur de la classe sait manipuler, fait de la vie de Valentin un enfer. Et lui, entre résistance et volonté de se faire oublier, ne sait plus comment enrayer ces persécutions...
Le roman retrace une année scolaire de Valentin avec les points de vue de chacun des protagonistes, des plus impliqués (Bastien) aux spectateurs, en passant par ceux qui, sans être nommément responsables, ont permis ce rapport de forces. Le procédé utilisé (interview par une psychologue fictive des protagonistes, imaginée par Valentin lui-même) n’est pas des plus heureux mais le processus psychologique est finement décrit.

coup de coeur Uglies / S. Westerfeld. - Pocket

Encore quelques semaines et Tally Youngblood sera une Pretty. Finies la mocheté et la ringardise, elle fera partie de la jeunesse enviée. En attendant ses 16 ans et l’opération esthétique qui changera sa vie, elle profite de ces dernières heures hors normes, à franchir en secret les frontières de la Ville et explorer le passé des Rouillés, ces humains qui ont failli mener le monde à sa perte. Shay, sa toute nouvelle amie, partage son goût du risque et, comme elle, doit se faire opérer. Mais Shay a un tout autre objectif et compte bien convaincre Tally de la suivre...
Terrible dilemme pour cette jeune fille qui n’a jamais connu que la perspective d’être enfin belle et insouciante et qui se voit proposer un jour, subitement, une vie affranchie où chaque individu, dans sa différence, est responsable de sa vie. Ce roman passionnant propose une réflexion sur la liberté de l’homme, sa singularité et tout ce que cela peut impliquer d’excitant et de terriblement dangereux...

coup de coeur Sexy / J. Carol Oates. - Gallimard. - (Scripto)

Dareen est très beau, trop beau. S’il fascine tout ceux qui l’entourent, cette beauté le dérange et l’empêche d’être lui-même. Ce garçon, le plus sexy du lycée, n’intéresse pas que les filles mais visiblement aussi son professeur d’anglais. Ce dernier va être la cible d’élèves qui, pour se venger de mauvaises notes, l’accusent de pédophilie. La plaisanterie ira plus loin que prévue et Dareen sera embarqué malgré lui dans cette lugubre affaire alors qu’il se refuse à prendre position...
L’auteur de ce roman initiatique et passionnant, proche du roman noir, est maître dans l’art des descriptions psychologiques, tout en suggestions, en touches infimes ; dans sa subtilité, elle pourra désarçonner le lecteur adolescent qui manquera de repères.

coup de coeur La bande de Beck / C. Mac. - Actes sud

Zoé, que sa mère ballotte de ville en ville - neuf déménagements en 15 ans - arrive dans un nouveau lycée. Ici règnent Beck et sa bande qui se sont choisi comme bouc émissaire April, rebaptisée Dog. Par crainte des représailles, pour vaincre la solitude, pour se sentir protégée, Zoé se laisse entraîner dans la bande ; elle en porte même la marque dans sa chair. Mais quand elle veut reprendre ses distances, elle s’aperçoit qu’"on ne quitte pas la bande de Beck comme ça, simplement en tournant les talons".
Un récit réaliste haletant, une plongée dans un univers violent où les adultes sont défaillants et les brimades monnaie courante.

coup de coeur Quand les trains passent... / M. Lindroth. - Actes sud junior. - (D’une seule voix)

Quoi ! Elle n’avait qu’à deviner, cette conne, qu’on se moquait d’elle. Etre aussi naïve ! C’est ce que martèle la narratrice pour justifier ce qui est arrivé à sa camarade de classe Suzy P. C’était il y a 17 ans. Mais alors, pourquoi en parle-t-elle encore ? Elle n’était pourtant que spectatrice de cette sordide histoire... Spectatrice ?
Le principe de la collection nous donne à entendre un monologue intérieur. Ici, il prend toute sa dimension avec ce personnage anti-héros qui exprime une culpabilité jamais totalement assumée à propos d’un crime demeuré impuni. Cela donne un texte fort, dérangeant, qui va à l’encontre de notre code moral.
Autre lecture
« On n’est pas sérieux quand on a 17 ans »... Pour cette histoire, le terme est faible car ici, les ados sont cruels, irresponsables, n’ont aucune notion du bien et du mal. On voit à quel point la notion de bande peut enlever toute humanité. L’heure de la curée a sonné pour Susy P. il y a 17 ans. Qu’est-elle devenue depuis, c’est la question que se pose la narratrice qui faisait partie de la meute et qui depuis n’arrive pas à oublier.

coup de coeur Passer au rouge / H. Vignal. - Rouergue. - (DoAdo)

Boris passe en revue toutes les fois où il s’est laissé embarquer par ses camarades dans des actions qu’il réprouve au plus profond de lui. Mais comment trouver la force, lorsqu’on est en 6°, d’affirmer ses opinions ? Heureusement, son père est à l’écoute ; mais qu’il est difficile de voir la déception dans son regard... Puis un jour, un évènement le fait réagir...Un évènement contre lequel il veut manifester son désaccord, ouvertement.
Boris choisit de s’affirmer, dans un acte loin des préoccupations quotidiennes, et de ce fait peut être plus facile à assumer. Mais cette révolte augure un temps où les actes de Boris ne seront plus dictés par le regard d’autrui.

coup de coeur Piste noire / C. Beigel. - Syros. - (Rat noir)

Une jeune fille, Manou, jeune et belle Réunionnaise, part en station de sports d’hiver, en train, de nuit. Elle partage un compartiment avec trois garçons bruyants et, l’alcool aidant, bientôt agressifs. La première moitié du roman est forte, l’atmosphère de menace qui se crée dans le compartiment est presque insoutenable. Le point de vue de la narration alterne sans cesse entre la jeune fille et les garçons, et l’une des voix masculines exprime, à la première personne et après coup, ses regrets. Ainsi, le lecteur sait très vite que l’irréparable, le viol de la jeune femme, se produira.
Ensuite, la narration des événements devient plus confuse et moins convaincante. On apprend rapidement que Manou a sauté du train encore en mouvement, qu’elle a été hospitalisée et que l’un des garçons se rend au commissariat pour se confesser.
Un roman à l’atmosphère lourde, intéresant surtout pour l’analyse psychologique des rapports humains.

coup de coeur Jeu mortel / Moka. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Les parents d’Arielle l’inscrivent pour un an dans la très chic école Saint Charles, car ils partent en Amazonie et ne peuvent l’emmener. Cette ado de 15 ans se trouve projetée dans un monde inconnu et complexe : clans, rites d’initiation, secrets, alcool, drogue... Malgré tout, la jeune fille arrivera à se faire une place et à imposer sa personnalité. Mais les évènements iront trop loin et entraîneront Arielle et ses camarades dans une aventure dramatique. Un livre passionnant qui tient le lecteur en haleine.

coup de coeur L’ ijimé : la loi du plus fort / H. Pérol. - Rageot. - (Métis)

Difficile d’être jeune au Japon ! La société y est dure, sans pitié pour les plus faibles ; la communauté passe avant l’individu et l’éducation vise à former un membre parfait du groupe. Pour le jeune Youhio, meilleur élève de sa classe, mais physiquement et émotionnellement plus fragile, la vie va tourner au cauchemar. Il devient la proie du chef de classe Takéo qui, aidé de ses copains, va mettre en route un "jeu" qui deviendra de plus en plus cruel. Jusqu’où ira le harcèlement, alors que ni sa mère qui réprime sa tendresse pour en faire un vrai homme, ni son père absent et très dur, ni son professeur qui devient complice de ses tortionnaires, ne lui viendront en aide ? Seule sa cousine dont il est amoureux aurait pu la soutenir mais elle est trop loin.
Une histoire douloureuse, un vrai documentaire sur la société japonaise et les règles de l’Ijimé. Passionnant.

coup de coeur Faire le mort / S. Casta. - T. Magnier

Une plongée dans l’horreur : Kim, un ado sans histoires, plutôt solitaire, se retrouve seul dans la campagne enneigée suédoise, après avoir été battu à mort... Le récit est entrecoupé de ses souvenirs des événements qui ont précédé le drame : la rencontre avec Tove, Philip et sa bande, la préparation de cette excursion pour observer les oiseaux et finalement, cette soirée où circulent alcools et joints, et où Kim, refusant d’en prendre, se verra pris à parti, passé à tabac et finalement abandonné par ses copains...
Un livre fort sur la différence et le racisme.

A partir de 13 ans

coup de coeur Printemps volé / P. Pouchain. - Pocket Jeunesse

Miriam vient d’avoir quinze ans. Très timide, elle rêve en secret depuis des mois d’Horace qui ne semble même pas la voir. Mais un jour, il lui sourit, lui fixe un rendez-vous et l’embrasse. Miriam se laisse submerger par les promesses d’une passion romantique. Hélas, dès la rencontre suivante, Horace l’entraîne dans un sous-sol où il la viole avec plusieurs de ses copains... Après les émois de l’amour naissant, Printemps volé dépeint l’anéantissement de Miriam, son dégoût, sa honte, les réactions de son entourage, son lent retour à la vie. Tout cela sonne juste, émeut ; on comprend pourquoi elle refuse de porter plainte. Mais faut-il rencontrer une victime afghane, faut-il que le Destin châtie les coupables pour qu’on puisse se reconstruire après une telle épreuve ? Coup de coeur de Julie

coup de coeur Des indiens au paradis / C. Julliard. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Jonathan et ses cousins passent leurs vacances ensemble. Passionné par les indiens et leur civilisation, il réussit à les convaincre de vivre une expérience : ils s’installent dans le jardin et vivent à la manière d’une vraie tribu... Les parents, contrariés, finissent par laisser faire. Récit initiatique très vivant et juste sur l’envie de vivre autrement, hors des normes de la civilisation. Une occasion aussi d’analyser les rapports de pouvoir dans un groupe.
A destiner aux premières classes du collège.

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