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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Vieillesse




Album(s) :


coup de coeur Les sept pères / A. Ramsden ; E. Young. - Le Genevrier. 2013

Un voyageur solitaire perdu dans une immensité neigeuse retrouve espoir lorsqu’il trouve une maison isolée, mais éclairée ! Il demande asile au vieil homme sur le seuil et s’entend répondre : « Je ne suis pas le maître de ces lieux. Adresse-toi à mon père. » Réponse qui lui sera faite, à l’identique, à 6 reprises, au fur et à mesure qu’il s’enfonce toujours plus profondément dans la maison. La réponse ultime lui sera faite par « deux minuscules points noirs et brillants », deux petits yeux...
Un conte norvégien des plus intrigants, des plus envoutants, qui remonte le fil des générations pour voir le voyageur retrouver vigueur dans un cycle des âges...

coup de coeur Les deux vieux et l’Arbre de vie / P. Fischmann ; M. Bourre. - Didier. 2013

Un pépé et une mémé, dans le rituel de leur quotidien. « Un matin, le pépé vit une graine sous la table. » Séance tenante, tous deux cessent leurs tâches (« Ce n’était pas si important ») pour se consacrer exclusivement à cette graine : « Ce qui l’était, c’était que l’arbre pousse ! », grossisse et s’épanouisse. De fait, il chatouille bientôt le toit de la maison...
L’arbre majestueux, personnifié, comme une métaphore de la vie, de la mort, prépare sereinement le chemin. L’image est subtile, poétique, très douce et néanmoins puissante dans son évocation : arrivé à la cime de l’arbre, le couple, accompagné depuis le début par un chat blanc, est prêt : « ils cassèrent en souriant la croûte du ciel. »
Martine Bourre fait encore une fois merveille avec ses collages et matières diverses qui expriment tout à la fois la richesse de la vie du couple et le dépouillement auquel ils aboutissent.
Entre la fantaisie de Jack et le haricot magique et le conte philosophique, ces deux vieux nous enchantent et nous apaisent.

coup de coeur Kiki et Rosalie / R. Badel. - Sarbacane. 2013

La vie était triste pour Rosalie depuis la mort de son mari mais son fils a trouvé de quoi égayer sa vie : grâce à kiki, un petit chiot, Rosalie se « bidonne » à nouveau, ravie de ses nombreuses maladresses. Ses voisins ne partagent pas son avis et, c’est bien connu, les râleurs ont souvent gain de cause. En témoigne l’épisode suivant de cette histoire...
La complicité des deux héros, les bêtises accumulées, les scènes cocasses entre la petite mamie et le chien toujours plus envahissant, tout cela, Ronan Badel l’exprime dans une grande tendresse combinée à la fantaisie qu’on lui connaît. Sans oublier, à bas mot, une jolie réflexion sur la place des animaux dans les maisons de retraite...

coup de coeur La petite vieille du vendredi / M. Moinard et Isaly. - Des ronds dans l’O

L’apprenti boulanger l’aime bien, cette petite vieille qui fait ses courses, toujours seule. Digne et souriante, elle a ses petits rituels, s’offrir par exemple des fleurs tous les vendredis. Mais un jour, elle brille par son absence : sa présence si discrète manque à tous ceux qui avaient su la remarquer.
Cette histoire de solitude pourrait être triste mais elle est ici racontée avec une grande délicatesse et dégage une sollicitude et une beauté tranquille.
Ou comment une personne effacée a su marquer les esprits de son entourage alors même que, l’image le montre, sa famille proche l’a délaissée.

coup de coeur Bourricot blues ou les musiciens de la Nouvelle-Orléans / J. Huling ; H. Sorensen. - Le Genevrier

Quatre animaux vieillissants fuient leur maître ingrat et font route ensemble. Cette version des musiciens de Brême déroule la trame des frères Grimm mais possède une vraie originalité : La Nouvelle Orléans se substitue à la ville de Brême et toute la tonalité du livre s’en ressent, avec un champ lexical autour de la musique. Rien ne laisse néanmoins présager de leur futur talent, tant leur voix dissonent : celle du Vieux Bourricot « geignait comme un accordéon dégringolant un escalier » ; celle du Chat Borgne « gémissait comme un violon joué avec un couteau ». La conteuse Muriel Bloch a adapté le texte américain, narration et dialogues invitent spontanément à une lecture à voix haute.
Les huiles sur toile d’Henri Sorensen couplées aux silhouettes découpées des animaux rajoutent à l’expressivité de cette histoire qui voit les animaux malmenés prendre leur revanche sur la vie.

coup de coeur Le vieux berger / G. Elschner ; J. Lauströer. - Minedition

Lorsqu’il va voir son papy à la maison de retraite, Théo est à la fois effrayé et intrigué par ce vieux monsieur atrabilaire. Lorsqu’il comprend que ses moutons lui manquent, Théo se démène pour ouvrir ses horizons...
Les illustrations, en superposant les traits simples et les silhouettes coloriées, créent un mouvement correspondant à l’esprit du livre : à tout âge, la vie reste possible, pour peu qu’on soit à l’écoute des besoins de chacun.

coup de coeur Les giboulées de Mam’zelle Suzon / L. Mariel ; I. Carrier. - Alice

Mademoiselle Suzon a « des ratés dans le ciboulot ». Tout se mélange dans sa tête et dans sa maison et le quotidien prend des accents surréalistes. Mais si tout s’envole dans la tête de Mademoiselle Suzon, son sourire demeure...
Quelle sensibilité, quelle légèreté pour un sujet si douloureux ! Sans doute grâce aux bulles des illustrations style BD qui montrent les pensées effervescentes de Melle Suzon.

coup de coeur L’ histoire du renard qui n’avait plus toute sa tête / M. Baltscheit . - Rue du monde. - (Coup de coeur d’ailleurs)

Il fut « un beau renard rusé » mais aujourd’hui, il est usé, vieilli, et sa mémoire lui joue des tours. C’est avec justesse et pudeur que Martin Baltscheit décrit le quotidien qui s’effiloche, les mots qui s’évaporent, les réflexes qui s’émoussent. Mais point de tristesse ici -et même, un humour certain- c’est la tendresse qui domine, avec un juste retour des choses : celui qui fut le maître des renardeaux, qui leur apprit la chasse et la survie, est maintenant choyé, entouré, protégé.
Une évocation magnifique de relation transgénérationnelle, tant dans le texte qu’au travers des illustrations : celui qui, par la force de l’âge, devient fragile, fait partie intégrante de la vie des plus jeunes.

coup de coeur A-A-A-A-Atchoum ! / P. C. Stead ; E. E. Stead. - Kaléidoscope

Les journées d’Amos McGee, gardien de zoo, se suivent et se ressemblent mais Amos reste constant dans son attention à chacun de ses pensionnaires. Mais aujourd’hui, Amos est bien malade et reste au lit, tandis que les animaux s’inquiètent...
Illustrations au crayon très fines, rehaussées de couleurs soigneusement choisies, pour une parfaite symbiose avec le texte ciselé. Cette relation solidaire et bienveillante entre un vieil homme toujours souriant et ses animaux vieillissants, nous émeut de tant de délicatesse.

coup de coeur La grande dame et le petit garçon / G. De Kockere ; K. Vermeire . - Rouergue

Pour le petit garçon héros de cette histoire, la dame est bien trop grande, bien trop effrayante pour qu’il ose s’en approcher. Une ogresse à n’en point douter. Mais elle est mystérieuse aussi... Et le petit garçon curieux ! Nous savons bien entendu l’issue de cette valse hésitante ; elle donne le temps d’entrevoir l’imaginaire enfantin qui joue avec ses peurs.
Tout en couleur carton kraft avec des tissus délicatement incrustés, l’illustration est un enchantement graphique et donne corps à cette rencontre touchante.

coup de coeur Un loup à la maison / Mim ; S. Pelon. - Milan

Un album qui commence comme le conte du loup et des 7 chevreaux mais lui préfère très vite la bonne humeur et la confiance. Un loup se présente à la porte et cherche à se faire soigner. Les biquets, d’abord méfiants, le laissent finalement entrer, ce qui met Madame Bê, de retour, dans une grande colère. Mais devant l’insistance des petits et l’air malingre du loup, elle s’incline et se surprend même à le trouver agréable, ce loup ! Quel choc alors, lorsqu’elle découvre que Papilou est mort.
De grands tableaux aux couleurs claires pour une belle histoire qui suit un double mouvement : tandis que le vieux loup perd ses forces et quitte progressivement la vie, il amène une joie de vivre et une convivialité dans le foyer qui l’a accueilli, et qui lui survivra.

coup de coeur Très Vieux Monsieur / A. Yzac ; E. Offredo. - Rouergue. - (Varia)

Les livres ne sont pas des pansements mais ils permettent d’échanger sur des sujets graves avec les enfants. Cet album est parfait pour mettre les mots sur la maladie d’Alzheimer. En effet, nous faisons connaissance avec Très Vieux Monsieur qui partage une vie riche entre son épouse et sa petite fille mais qui se met à changer de façon préoccupante. Chaque proche réagira différemment face à la maladie qui semble s’être emparée de cet homme aimé et apprécié de tous.
Le texte très rythmé, entrecoupé de dialogues, est construit tel un poème ou une chanson. Les très belles illustrations d’Eva Offredo appuient le propos ; au fil de l’histoire, Très Vieux Monsieur enfle dans la page au détriment des autres personnages qui semblent rapetisser, symbolique de la maladie qui prend toute la place dans la vie familiale. Album à conseiller à ceux qui sont concernés mais aux autres aussi.

Roman(s) :


coup de coeur Ce qui ne nous tue pas / A. Dole. - Actes sud. 2014

De la colère. Rien qu’une immense boule de colère noire qui grandit dans le cœur et le corps de Lola. Alors elle gribouille des cahiers, elle ferme ses oreilles aux cris de ses parents, elle devient ce que l’on pense d’elle, une fille froide, une mauvaise élève.
Quand la colère la submerge totalement, Lola fugue. Elle erre et rencontre Simone. Simone qui l’appelle Anna, qui vit dans un océan d’immondices, qui perd la mémoire. Une solitude plus grande que la sienne, un abîme à combler au gré des histoires que Lola lui raconte. La colère fait place à la tendresse et le mot amour prend alors tout son, tous ses sens. Ce qui ne nous tue pas ou le très beau récit de l’adolescence, dans toute son incompréhension, sa tristesse et sa beauté aussi.
Autre lecture
Lola a fui la maison où ne résonnent plus que les cris, le collège où elle s’est grillée tant auprès des profs que de ses amis. Elle fuit et atterrit par hasard au pied d’un immeuble. On appelle, elle monte et découvre une veille femme à la dérive. Auprès d’elle, et au fur et à mesure qu’elle raconte sa déroute, elle retrouve peu à peu de vrais repères.
Deux solitudes qui convergent, l’une qui vit difficilement le divorce de ses parents, l’autre isolée dans la fin de sa vie. Dans le soin que la jeune fille apporte à son aînée, elle reprend le fil de ses émotions, de son humanité et sera prête à reprendre le cours d’une vie laissée abruptement.

Autre lecture : Une jeune fille en perdition prise dans la tourmente d’un déchirement parental fugue et arrive par hasard dans l’appartement d’une vieille femme en fin de vie et atteinte de troubles de la mémoire. Contre toute attente, la rencontre se fera entre ces deux solitudes, ces deux personnes... Un roman que j’ai eu du mal à lire tant l’histoire me semble décousue. Si les thèmes des liens entre les générations, de la maladie et de la crise d’identité de l’adolescence sont intéressants, ils sont traités de manière trop diffuse. Tout parait en définitive survolé. Je n’ai pas eu l’impression non plus d’avoir une histoire crédible. Dommage.

A partir de 14 ans

coup de coeur Tchao Papy / L. Brauge-Baron. - Alice. - (Deuzio)

Léo et son grand-père Hippolyte sont très complices. Lorsqu’il comprend que ses parents veulent le placer en maison spécialisée parce qu’il déclare tout juste un Alzheimer, Léo se révolte et échafaude un plan d’évasion. Son grand-père souhaite retourner sur un lieu précis, y retrouver son amour de sa jeunesse…
La relation est belle, l’intrigue quelque peu rocambolesque et la fin très… optimiste, mais nous retiendrons le beau message de l’auteur qui invite à vivre sa vie selon ses désirs et convictions, à ne pas se laisser balloter par les évènements.
Autre lecture
Léo refuse que son papi parte en maison de retraite. Pourtant Hippolyte n’est plus capable de rester seul en raison de ses pertes de mémoire. Le petit fils décide de fuguer avec son grand-père. Arriveront-ils à destination ? Pourquoi Hippolyte se souvient-il si bien du chemin ?
La couverture et le papier sont de qualité. L’amour inconditionnel du petit-fils pour son grand-père est bien rendu. L’écriture est agréable et facile à lire. L’invraisemblance de certaines situations, notamment le dénouement font penser à un conte de fée.
« Ce secret dont Hippolyte voulait me parler en m’emmenant ici me soulageait autant qu’il me chamboulait. Je comprenais enfin les raisons pour lesquelles il avait capitulé à certains moments de sa vie et pourquoi il avait accordé si peu d’intérêt à ce qu’il vivait. »

coup de coeur Une histoire à vieillir debout / C. Prieur. - Oskar. - (La vie)

Quand elle apprend que son grand-père, qu’elle connaît si peu, a quitté la maison de retraite sans crier gare, Lou se lance à sa poursuite, avec Najette, qu’elle ne connaît guère mieux. Et c’est bien cela le problème de Lou, elle vient de comprendre qu’elle ne porte pas assez d’attention aux gens qui l’entourent. A moins que ce soit une vérité plus générale ? Alors c’est décidé, elle tentera tout ce qu’elle peut pour retrouver ce grand-père et lui demander la raison de cette "fugue".
Voici deux jeunes filles bien décidées à prendre leur destin en main, à vivre, à l’instar de ce grand-père, en restant vivant et bien vivant !

coup de coeur Théa pour l’éternité / F. Hinckel. - Syros. - (Soon)

Théa a seize et un dégoût profond pour la vieillesse et la décrépitude. Sa mère est elle-même obsédée par la beauté et Théo, son amour d’enfance, semble lui préférer la pom-pom girl du lycée. Quand Théa accepte d’être le cobaye d’une expérience scientifique visant à stopper son vieillissement, elle est loin d’en réaliser les conséquences.
Théa pour l’éternité est une histoire glaçante car elle est située dans un environnement très proche du nôtre, ce qui fait que les questionnements posés par Florence Hinckel sont forcément percutants et d’actualité. En cela, le roman est déroutant, parfois même dérangeant, mais porteur de problématiques sur les dérives de la science, l’immortalité, la peur de la mort, le désir de jeunesse éternelle, auxquelles il est intéressant de réfléchir. Le traitement des personnages est moins réussi (Théa est plutôt terne, sans trop de profondeur, même si elle subit une évolution certaine), sauf peut-être pour les personnages secondaires aux failles perceptibles. Mais Florence Hinckel livre au final un roman bien ficelé et surprenant, à la fin inattendue.
Autre lecture
Théa a du mal à quitter l’enfance. A bientôt 16 ans, elle redoute l’avenir et resterait bien dans le cocon de l’enfance. Quand elle voit Théo, son meilleur ami -et peut être plus- dans les bras de Mia, quelque chose se brise en elle. Son refus d’avancer s’en trouve décuplé. Aussi lorsque le professeur Jones lui fait miroiter la jeunesse éternelle avec des pilules anti-vieillissement, Mia n’hésite pas, confortée par sa mère que les affres de la vieillesse tourmentent. Tout d’abord enchantée, elle se pose très vite des questions techniques, philosophiques qui remettent en cause sa décision. Est-il possible de garder ses amis ? Pourra-t-elle avoir des enfants ? Quelle place pour les générations suivantes si le traitement se généralise ? Et surtout : le traitement est-il vraiment réversible ?
Un début déconcertant (comment les parents peuvent-ils accéder à une telle requête ?), une prise de conscience un peu rapide et pas très approfondie, mais un récit intéressant en raison des questions qu’il soulève.

coup de coeur Le petit sommeil / B. et J. Guérif. - Syros. - (Rat noir)

Pierre n’est guère enchanté de faire son stage professionnel. Il s’y est pris au dernier moment et n’a d’autre choix que de le faire dans une maison de retraite, celle-là même qui emploie sa mère. Il y fait la connaissance de Monsieur Braun qui supporte très mal d’être coincé ici depuis son accident cardiaque. Il convainc Pierre de lui venir en aide, d’abord pour l’approvisionner en whisky, puis pour sortir d’ici !
Plusieurs thèmes sont évoqués ici : la condition des “vieux” dans les maisons de retraite ; le mal être d’un ado ; la manipulation ou plutôt la difficulté de se faire sa propre opinion face au monde ; les compromissions, petites et grandes, de la vie... Autant d’aspects qui auraient mérité un traitement plus approfondi et une construction plus homogène. Quoiqu’il en soit, le roman est prenant et l’on suit avec intérêt l’évolution de Pierre, grâce à cette rencontre qui lui a permis de modifier sa perception du monde.

coup de coeur Sako / M. Pouchain. - Oskar

Sako et Mado se partagent les chapitres de ce court roman. L’une a une dizaine d’années et a quitté le Mali, seule avec sa maman, il y a un peu plus d’un an. L’autre est à la fin de sa vie et regarde d’un mauvais œil les baraquements voisins, avec tous ces étrangers qui arrivent sans cesse… Mais, tandis que Mado découvre cette petite fille si vive, la méfiance fait très vite place à la tendresse.
La force du texte réside dans cette idée de partage des énergies. La vieille dame lasse de la vie retrouve la joie de vivre en compagnie de Sako et pourra alors aider la mère de la fillette qui perd tout son optimisme devant la difficile réalité de ce nouveau pays.
Pas de happy end ici, juste une histoire encore en devenir mais qui, traversée par la solidarité et l’ouverture à l’autre, montre que le chemin est plus facile.

coup de coeur Un papillon sauvage / J. Ecormier. - Océan. - (Ocean Fiction Ado)

A 93 ans, Miky fugue de la maison de retraite pour se rendre à la bibliothèque municipale où il a rendez-vous avec son enfance. Il se souvient plus particulièrement de l’été de ses 14 ans qu’il avait dû passer à la bibliothèque à résumer des livres sous la garde de l’affreuse Madame Foinsec pendant que ses copains « s’éclataient » à la piscine. Jusqu’au jour où il découvre un titre palpitant Les mines de Galforquin… Dans le même temps, il fait connaissance avec un « rat » de bibliothèque qui s’avèrera être un personnage de fort bon conseil.
Du suspense dans ce récit très accrocheur, riche en symboles divers et qui prend une tournure de conte initiatique. L’auteur utilise de superbes métaphores pour incarner les étapes de la vie, ce qui ajoute une touche de poésie à un très beau texte. Le héros est émouvant tant en adolescent crâneur et arrogant, (seule défense qu’il a trouvée pour assumer l’absence de son père) qu’en vieillard repenti mais toujours rebelle. Il est temps de savoir qui était ce père et l’on n’est pas déçu par la fin !
Un récit parfaitement construit et un vrai plaisir de lecture. Coup de coeur de Myriam

coup de coeur Mon cœur n’oublie jamais / A. de Lestrade ; V. Marlange. - Rouergue. - (ZigZag)

Angèle se réjouit de passer l’été chez sa Mamia toujours pleine de fantaisie et d’énergie. Cette fois pourtant, les choses changent. Mamia la confond avec sa mère, lui propose de faire des choses étranges, arrive même à lui faire peur… Le diagnostic est bientôt déclaré : Mamia développe Alzheimer. Angèle est bien décidé à faire vivre Mamia telle qu’elle la connaît, dans son cœur et en se promettant de la raconter à son petit frère tout juste né. Les illustrations noir et blanc de Violaine Marlange expriment tour à tour angoisses et moments de gaîté. Roman sensible dès 8 ans.

coup de coeur Grand-mère Tout Doucement / A. Yzac. - Alice

Il est des passages difficiles...
Celui de l’enfance à l’adolescence : Gloria doit s’acclimater à la pimbêche qu’elle sent poindre en elle.
Celui de l’état de personne consciente, en possession de tous ses moyens, à celui d’être fragilisé qui perd ses mots, ses repères, son identité...
Gloria est très attachée à sa grand-mère et refuse de perdre le lien qui les unit même si ce lien demande à être redéfini, ajusté sans cesse pour suivre les errances de cette Grand-mère Tout Doucement qui ne reconnaît plus les siens.
Une belle histoire, comme un passage entre deux rives, entre souvenirs et présent incertain, mais toujours guidée par un amour vrai et d’une maturité que force la maladie.

coup de coeur Mon p’tit vieux / J. Hoestland ; S. Martin. - Le Baron perché. - (Les orpailleurs)

Ca commence comme une histoire banale et légère : un gamin agacé par le vieux du coin, un peu bougon, un peu crado. Mais un petit vieux qui fait malgré tout partie du paysage, et même un peu plus. Et puis un jour, on le retrouve sur le bitume, défenestré. Et il faut bien, alors, affronter la vérité : le vieux, dans sa solitude et sa pauvreté, ne pouvait plus vivre. Depuis, Tim a l’oeil sur les vieux, il se promet de ne plus les regarder de la même façon. Un roman pour les plus jeunes, entre vie quotidienne et drame de la vie, une de ces tranches de vie qui font irrémédiablement grandir.

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