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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Ville




Album(s) :


coup de coeur Les fleurs de la ville / Jon Arno Lawson ; Sydney Smith. - Sarbacane, 2015

Une petite fille déambule à travers la fille avec son papa, qui est au téléphone. La fillette cueille des fleurs qu’elle distribue au fil de la promenade : pour un oiseau mort, pour un homme qui dort sur un banc… en contraste avec l’attitude du père pris dans sa conversation, la fillette porte attention à tout ce qui l’entoure, elle valorise ce qui ou ceux qui sont en général méprisés ou considérés avec indifférence. Un album sans texte, tout de noir et de blanc, avec des taches de couleurs qui focalisent le regard, notamment le manteau rouge à capuche de ce petit chaperon urbain. L’album se clôt en couleurs et en famille, avec les fleurs offertes à sa maman. Une lecture touchante. Ewa Bochenski

A partir de 4 ans

coup de coeur Et toi, où habites-tu ? / Gaia Stella, La Joie de Lire, 2014

Embarquement immédiat pour un tour du monde citadin et subtil ! Chacune des villes est présentée en deux pages, deux phrases, et des dizaines de détails. A chaque fois, deux personnages aux prénoms typiques sont décrits dans leurs occupations quotidiennes, et une large vue de la rue permet d’observer à l’envi les particularités architecturales, les animaux, les boutiques, et quelques habitants. Paris, New York, Moscou bien sûr, mais aussi Varsovie, Venise, Reykjavik ou Genève...

Original, habilement construit, ce bel album suscite la curiosité pour l’ailleurs autant qu’il invite à la rêverie. Il permet des jeux d’observation, de comparaison, de devinettes (le nom des villes n’apparaît qu’à la toute fin de l’ouvrage). Il provoque l’échange avec le jeune lecteur. "Et toi, où habites tu ?" est la dernière phrase, qui l’interpelle directement. A lui de décrire sa ville ou son pays, réel ou rêvé, et pourquoi pas créer en dessin, lui aussi, sa double page pour clore le livre.

Gaia Stella réussit la prouesse graphique d’un ouvrage à la fois moderne et délicieusement rétro, d’une abondance de détails sans surcharger l’image, et d’une intensité des couleurs mais tout en sobriété. On ferme le livre en ayant l’impression d’avoir fait le voyage en Montgolfière, celle-la même qui figure en dernière page. A parcourir sans modération. Ewa Bochenski

coup de coeur Bonjour l’ami / Full Kang. - Picquier. 2014

Réveillé en pleine nuit, un petit garçon entame une discussion avec un chaton puis le suit dans la ville enneigée afin de l’aider à retrouver sa maison. Leur déambulation rythmée de rencontres et de dialogues les emmène toujours plus loin...
Ces deux compères réunis par la même solitude vont faire des découvertes majeures lors de cette escapade initiatique : l’enfant gagne en indépendance et en assurance ; le chaton mesure combien la vie est plus facile et plus riche lorsqu’on fait confiance aux autres. Forts de leurs échanges, ils pourront se quitter, sûrs de se retrouver bientôt...
Entre album et BD, la mise en page se réinvente sans cesse et participe de l’aventure tandis que les empreintes jalonnent les parcours. Décidément, une belle équipée complice !

coup de coeur Une journée à Pékin / H.-Y. Sun. - Ecole des loisirs. 2013

Laissez-vous guider dans le Pékin d’hier et d’aujourd’hui en suivant une petite fille et son chat noir qui se faufilent dans les rues de la ville. Un petit empereur surgi d’une vieille photographie les accompagne et, à travers tradition et modernité, de la Cité interdite aux gratte-ciels, nous fait découvrir les monuments incontournables de la ville, de page en page.
Cet album - composé d’illustrations en noir et blanc où seuls les personnages principaux sont colorés - permet une lecture libre puisque les pages sont dénuées de tout texte. Ainsi, le lecteur se laissera porter dans un voyage intérieur imaginatif et/ou dans une lecture oralisée qui s’inventent au fur et à mesure des illustrations. Le lecteur pourra également découvrir en fin d’album une page relatant l’histoire de ces trois personnages dans les rues de Pékin. Enfin, un dossier apporte des informations complémentaires sur la ville et ses trésors architecturaux.

coup de coeur Dans le noir / J. Rocco. - Le Genevrier. - (Caldecott). 2013

Tout le monde est occupé, trop absorbé pour jouer avec la petite héroïne de l’album. Soudain, panne de courant généralisée qui plonge la ville dans l’obscurité. Chacun doit bien cesser ses occupations. Ce sont d’autres qui habitudes qui se mettent en place, dans la nuit et le silence inhabituels, qui perdureront même après le retour à la normal.
L’univers très urbain laisse place à une facette plus humaine, dans des illustrations sombres et sereines.

coup de coeur La ville en toutes lettres / M. Gunther ; Biosphoto. - Thierry Magnier. 2013

Ce petit album carré nous invite à regarder la ville sous le prisme des lettres : au fil de l’alphabet, la balade citadine est balisée par des enseignes, pancartes, devantures, panneaux... Typographies multiples et mots courants des villes se mêlent dans un assemblage de photos pour une mise en page dense et vivante.

coup de coeur La petite fille en rouge / A. Frisch ; R. Innocenti. - Gallimard. 2013

« Les histoires sont comme le ciel : changeantes, imprévisibles et susceptibles de vous surprendre sans protection. » Mais elles ont un avantage sur la vie : elles sont « magiques » et peuvent décliner d’autres fins... C’est ainsi balisée que se raconte l’histoire de Sophia, petite fille en rouge, qui doit porter quelques douceurs à sa mamie. La forêt se dessine, serrée et grouillante, en béton et très urbaine. Il y a les merveilles : musique, magie, mystères ; et les nombreuses tentations. De quoi se perdre en chemin et éprouver le danger... Les dangers plus exactement, indistincts, sourds, angoissants parce que protéiformes.
Mais n’oubliez pas, nous sommes dans une histoire, que nous pouvons maîtriser, peu ou prou... Alors choisissons notre fin (versions de Perrault ou de Grimm), éprouvons notre confiance en l’avenir avec ce conte moderne très réussi dans sa mise en abime, son graphisme très riche et sa capacité à réinventer un conte tellement revisité.

coup de coeur Une nuit où je me sentais seule / X. Armange. - Memo. 2013

« Une ville qui dort, c’est beau d’en haut. » Soudain un chien aboie, le vent se lève, la terre « chavire comme un bateau ivre dans l’ouragan » et tout est balayé : un tsunami a ravagé le calme de la nuit, puis laisse place à la reconstruction.
Formidable sobriété du texte, de l’illustration qui ne s’exprime que dans un assemblage de formes géométriques. Mais la vie, sereine ou violente, s’exprime avec une intensité que vient renforcer la référence à La Grande Vague de Kanagawa, 1830 ou 1831 - Katsushika Hokusai

coup de coeur Bons Baisers de Paris / D. Cali ; A. Rouquette. - Gulf Stream

Une petite balade dans Paris nous est offerte en compagnie d’un charmant couple d’amis, au grand désespoir du jeune homme qui rêve d’un baiser romantique dans la plus belle ville du monde.
C’est une amusante façon de découvrir ou retrouver les plus beaux monuments de notre capitale. Le texte résonne comme la chanson de Souchon Le bateau mouche, d’ailleurs l’auteur y fait-il un clin d’œil en fin d’album ?

coup de coeur Mon safari dans Paris / F. Acerbis. - Sarbacane

Paris, si l’on prend le temps de flâner, est envahi d’animaux étranges. Francesco Acerbis nous en donne la preuve avec ces graffs et peintures murales qu’il a pris en photo au détour des immeubles. Quand le sauvage s’immisce dans le très urbain... un contraste étonnant et assez jubilatoire.

coup de coeur Mon père, c’est le plus fort / E. Manceau ; F. Kessler. - Milan

Loup des bois et loup des villes -Frédéric Kessler dessine la ville, Edouard Manceau la campagne- se toisent en vis à vis. Chacun défend son style de vie, d’abord de façon civilisée et bientôt dans une flopée d’injures. Puis ce sont leur rejeton respectif qui vont prendre la relève. De la même manière, la discussion achoppe et se termine en bagarre. Quelle issue possible alors ?
Une histoire qui pulse, entre guéguerre et convivialité retrouvée autour du ventre.

coup de coeur La souris de Paris / A. Lemonnier ; C. de Gastold. - Sarbacane

C’est une souris de Paris très à l’aise dans sa ville. « Comme j’ai pleuré quand on a déménagé ». Mais quand on sait voir la grande ville avec une telle poésie, comment ne pas succomber aux charmes de la campagne ?
Une fillette tout à la fois souris des villes et des champs qui emmène avec elle son univers propre et transfigure son environnement. Tercets et larges illustrations nous plongent dans une ambiance sereine et onirique.

coup de coeur Quand le loup a faim / C. Naumann-Villemin ; K. Di Giacomo. - Kaléidoscope

Edmond Bigtarin a une forte, très forte envie de lapin pour son repas. Un lapin citadin de préférence, pour lui qui habite dans une cabane au fond des bois. En habits du dimanche, il se rend donc à la ville, trouve un immeuble dont le 5° étage abrite un lapin. Mais que les obstacles à la concrétisation de son désir sont nombreux ! Pour ainsi dire autant que les habitants de l’immeuble... Heureusement, la ville dispose d’autres attraits auxquels notre loup va succomber...
Texte tout à fait dynamique qui ne dédaigne pas la rime, avec des dialogues ponctués d’onomatopées. Les illustrations de Kris Di Giacomo ne déméritent pas, tant dans les regards des personnages, les cadrages, que dans l’harmonie des couleurs. Un agréable moment de lecture qui invite à voir la ville plus humainement.

coup de coeur Morse, où es-tu ? / S. Savage. - Ecole des loisirs. - (Pastel)

Un morse qui lorgne sur la porte du zoo... Un gardien endormi... Trop tard, le morse est dehors ! Il se fond dans le décor de la ville, mystifie le gardien qui le poursuit en vain, l’occasion pour le lecteur d’observer diverses scènes de vie américaine et de partager le plaisir de liberté de ce morse plein de talent !

coup de coeur Tous les vendredis / D. Yaccarino. - Didier

Un moment privilégié entre un père et son fils, qui traversent une partie de la ville -et la regarde s’agiter- pour se rendre au café. En tête à tête, chaque vendredi, ils prennent leur petit déjeuner, “pancakes pour tout le monde” et parlent “de plein de choses”.
Une tranche de vie américaine dans le décor, une complicité, qui elle est universelle, entre ces deux êtres heureux de se retrouver et d’avoir leur moment à eux.

coup de coeur Une nuit / C. Féret-Fleury. - Motus

La nuit tombe, les flocons recouvrent la ville. Chacun mène sa vie, bien à l’abri. Dehors, une voiture rouge, et un homme...
Dans une concision radicale renforcée par le petit format noir et blanc, Christine Féret-Fleury évoque les villes grouillantes et les drames qui s’y jouent dans la solitude.

coup de coeur La cité des nombres / S. T. Johnson. - Circonflexe. - (Aux couleurs du monde)

Peintures hyperréalistes représentant les nombres imbriqués dans l’architecture de la ville. Une invitation pour le lecteur à regarder d’un oeil neuf son environnement et à jouer lui aussi.
De 1 à 21

coup de coeur Le rythme de la rue / L. England ; L. Galli. - Circonflexe

Comment l’infernal vacarme de la rue peut se transformer en une symphonie harmonieuse ? Il suffit de savoir écouter, et le petit Willie sert de guide. Un livre qui allie le champ lexical du bruit et les sons eux-mêmes. Dans les illustrations, la rigidité des lignes de la ville s’infléchit peu à peu grâce au regard poétique du héros, jusqu’à la symbiose finale qui réconcilie l’homme et l’urbanisme.

coup de coeur Le Jacquot de Monsieur Hulot / D. Merveille. - Rouergue

Des scènes de vie quotidienne, citadine, sans texte. Mais dans un coin, les cinéphiles le reconnaîtront, M. Hulot... on sent qu’il va se passer quelque chose. Et en effet, lorsque l’on déplie la page de droite, le banal fait place au décalé, dans un grand panorama où la vie s’anime. M. Hulot a l’art de la poésie, de l’humour, de la surprise et l’auteur a très bien su retranscrire cet esprit de liberté. Il est à gager que même les enfants ignorant la référence cinématographique apprécieront cet univers.

Roman(s) :


coup de coeur Autopsie d’un papillon / J.-N. Sciarini. - La Joie de lire. - (Encrage). 2014

Mark est un champion de la natation et son père décide de vivre à Paris afin qu’il fréquente la meilleure école et bénéficie du meilleur entrainement sportif. Mark rencontre Marie dont il tombe tout de suite amoureux. Il commence aussi à se faire des amis. Mais, lors d’une sortie, la vue d’une femme couchée par terre le bouleverse et son monde bascule. Mark devient alors incapable d’aller au-delà de certaines limites géographiques, l’angoisse le surprend n’importe où, la foule l’oppresse. Le garçon se découvre alors agoraphobe. Seule l’eau reste son élément. Mais là aussi, tout semble se bloquer. Heureusement, Mark pourra compter sur son entraineur.
Le lecteur a envie que l’ado s’en sorte. Et il s’en sortira, petit à petit, car il a la chance (la grande chance) d’être entouré de personnes sûres et d’une grande humanité. Même s’il reste fragile, on sent qu’il parvient à dépasser ses peurs. Au moins, il essaie.
Autre lecture
Mark a tout du futur champion de natation, son père a même décidé de déménager à Paris pour lui offrir un bon entraineur. Mark quitte donc la campagne lilloise et sa grande amie Vanille pour la grande ville. La très grande ville, oppressante, grouillante, violente avec les premiers chocs : « Comment pouvaient-ils gambader ici, avec une telle insouciance et dans une amnésie parfaite, tandis qu’une femme crevait lentement là-bas ? ». Le malaise de Mark est tenace, s’amplifie, prend des proportions très handicapantes puisque sortir devient extrêmement compliqué. Son mal-être prend bientôt des contours plus précis et trouve son nom : l’agoraphobie. Un mal difficile à expliquer, presque honteux, qui enferme Mark dans une solitude grandissante. Même Marie lui devient inaccessible car comment expliquer à son tout nouvel amour que Paris le terrifie, que chaque pas hors de son périmètre de sécurité peut être source de terrible crise d’angoisse ?
Composé en 4 parties (L’eau, la terre, le feu, l’air), le roman analyse les causes et manifestations d’un mal que l’on juge souvent sévèrement. S’il paraît quelques fois un peu long et insistant, il a le mérite de montrer que partager un problème avec des personnes de confiance est la première marche vers sa résolution.

A partir de 15 ans

coup de coeur Automne / J. H. Nielsen. - Albin Michel. - (Wiz). 2014

Voilà 6 ans que Nanna et Fride n’ont pas mis le nez dehors. Fride était bébé lorsqu’elle a senti l’air frais sur ses joues pour la dernière fois. Être enfermées devient difficile à supporter et malgré l’interdiction de leur père, malgré le danger de se faire contaminer par la maladie ou agresser par d’éventuels survivants à la catastrophe, elles remontent à la surface. Et n’en meurent pas.
Comme les vivres viennent à manquer et qu’il faut un médicament pour soigner leur père contaminé depuis peu, elles partent pour la ville. Elles croisent en chemin de très rares survivants, bienveillants, puis des ombres mystérieuses. Oiseau les en protège et leur révèle un secret fabuleux. Mais bientôt le dilemme : faut-il rentrer retrouver leur père, même sans médicament, ou construire une vie nouvelle avec Oiseau ?
Le roman est comparé à La Route de Mc Carthy, espoir en prime. Mais si l’on est bien dans une ambiance de fin du monde, avec un rapport filial, l’intrigue n’en a pas la noirceur. C’est à une fin du monde sans violence et emplie de bienveillance que nous convoque l’auteur, avec une perspective de renouveau assez facile…
Autre lecture
Alors que la mort a envahi la planète, Fride et Nana continuent à vivre avec leur père dans un bunker. Mais la maladie de ce dernier et la pénurie de nourriture vont obliger les deux petites filles à partir pour la ville. Arriveront-elles à trouver des médicaments pour leur père ? Reste-t-il des hommes vivants ?
Un conte post-apocalypse poétique. Pas de moment de peur ou d’angoisse mais le silence et l’immensité d’une ville morte et abandonnée. L’âge des enfants permet de porter un regard sans préjugé sur un monde en friche qui prend l’allure par moment d’un terrain de jeu. Pas non plus d’explication sur les raisons de cette catastrophe, juste une présentation de l’homme seul...ou presque.
« Il y en a qui ont parlé de rayonnement radioactif. D’autres ont dit qu’il y avait tellement de poison sur la Terre qu’elle ne pouvait pas en supporter davantage. D’autres encore que c’était une épidémie. Et puis certains disaient que c’était tout ça mélangé. »

coup de coeur Plus belle la ville / P. Milbergue. - Le Muscadier. - (Place du marché)

Toute l’école s’implique dans le concours organisé par la municipalité pour que « la ville soit plus belle et que ses habitants soient plus heureux ». Les idées fusent chez les enfants, entre fantaisie et idées plus solides et les adultes tentent d’en mettre certaines en œuvre. Propos des enfants et points de vue des différents protagonistes alternent : maire, instituteurs, familles… pour ébaucher une réflexion sur le bonheur, le vivre ensemble, la citoyenneté, la responsabilité collective. Un texte qui fourmille d’énergie.
Autre lecture
Conte solidaire et écologique. L’école a décidé de participer au concours d’embellissement de la ville. Elle fait appel aux enfants pour proposer des améliorations. Toutes ne sont pas réalisables comme l’idée d’Amina de repeindre les routes avec de jolies couleurs. Mais la volonté collective va amener à repenser la ville. La première mission sera de nettoyer les sous-bois...
Un récit frais sur la possibilité de partager ensemble l’espace. Même si l’histoire semble relever aujourd’hui de l’utopie, avec la volonté de préserver la nature et l’aide intergénérationnelle, elle nous incite à voir autrement le monde et espérer encore. L’idée du bonheur simple et partagé domine. Seul bémol : le discours prend souvent le pas sur la narration.
« Je viens des îles et, là-bas, tu ne peux pas vivre seul. Même Robinson a Vendredi. Un coup de vent, une tempête a si vite fait de détruire tout ce que tu as. Et tu ne peux pas reconstruire tout seul. Tu as ta famille, tes amis, le village. On souffre ensemble, on rit ensemble. Parfois, il y en a un qui veut faire le chef, mais ce n’est pas grave. L’île le mange ou le crache. »

coup de coeur Petit Tarzan des villes / Mathis. - Thierry Magnier. - (Petite Poche)

François, 9 ans, insiste auprès de ses parents pour aller seul à l’école, à pied. Devant tant d’obstination, ses parents se laissent convaincre. C’est parti pour la grande aventure ! François découvre son quartier comme s’il le parcourait pour la première fois. Que de détails qui lui sautent aux yeux... Et finalement la plus belle des découvertes, c’est qu’il a grandi et sait affronter la jungle citadine, tel Tarzan dans sa jungle !
Un gamin qui, devant nos yeux, prend son indépendance et affirme son caractère : “Je suis comme ça, moi”...
Autre lecture
Le petit François convainc ses parents de le laisser partir seul à l’école (Il est comme ça François : quand il veut quelque chose, il l’obtient). Comme Tarzan, son modèle, il veut affronter les dangers du monde seul. Chemin faisant, il découvre sa ville. Son regard se promène, attiré par une foule de petits détails qu’il n’avait jusqu’alors jamais remarqués. Et puis il tombe amoureux de la boulangère, fait des blagues, et se bagarre avec le caïd de la cour de récré, un certain King Kong... Il s’agit d’un petit texte franc et frais, plein de tendresse et d’humour. En quelques dizaines de pages vite lues, et avec le langage sans chichi d’un enfant de 9 ans, Mathis nous propulse dans cet âge magnifique de l’enfance où les choses se vivent sans intermédiaire. L’espièglerie communicative qui se dégage de ce petit roman n’empêche pas son auteur d’aborder par touches impressionnistes les soucis d’un écolier. En effet, François se retrouve pour la première fois confronté à la réalité, et cette réalité, même s’il ne fait que l’apercevoir sans la comprendre, prend par exemple la forme d’un clochard endormi dans une cage d’escalier. Mathis ne s’appesantit pas, il ne fait que montrer, et laisse son héros (et donc son lecteur) avec ses questions. Il confronte surtout le petit François à la violence physique, mais là encore, sans esquiver la vérité de la scène de bagarre finale : ça saigne, ça chouigne et il y a des bleus et des bosses. Quiconque a déjà été écolier saura que ce petit texte sonne juste. Si le format peut paraitre un brin austère (pas évident de coller ça dans les pattes d’un jeune lecteur), ça reste un récit court, dynamique, s’adressant à de très jeunes lecteurs, qui constitue un excellent « support » de transition vers des textes plus costauds.

Et aussi... :


coup de coeur Coq et chat / S. Varon. - Ecole des loisirs

Chat des champs rend visite à coq des villes. Les déambulations dans la grande ville qu’est New York mettent le chat mal à l’aise : que de saletés, de bruits et des choses qui le choquent ! Bien sûr il y a des coins sympa et les deux amis passent de bons moments mais il faut trouver une solution pour leur environnement proche !
Quand la nature s’invite et s’infiltre au milieu du béton, la vie devient tout de suite plus supportable...

coup de coeur Balade / B. Bone. - Sorbier

Album minimaliste pour une balade citadine qui commence avec mauvaise humeur et s’avère beaucoup plus agréable que prévu. Le garçon, envoyé par son père ( ?) chercher le journal, arrive à contrer la grisaille et reviendra même avec le sourire.

coup de coeur Dans Paris, il y a / P. Eluard ; A. Louchard. - Rue du monde

Contexte : Dans Paris, il y a une rue. Dans cette rue, il y a une maison...
Ce qui est répété : Dans... il y a...
Emboîtement par : Classement / Enchaînement-causalité
Autre structure présente : Toboggan

coup de coeur Dans Paris / C. Alline. - Didier

Contexte : Dans Paris, il y a une rue. Dans cette rue, il y a une maison...
Ce qui est répété : Dans... il y a...
Emboîtement par : Classement / Enchaînement-causalité
Autre structure présente : Toboggan

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