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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Homosexualité




Album(s) :


coup de coeur Et avec Tango, nous voilà trois ! / J. Richardson, P. Parnell ; H. Cole. - Rue du monde. 2013

Roy et Silo sont deux manchots du même enclos du zoo de Central Park. Tandis que les autres forment des couples pour la saison de reproduction, nos deux mâles ne semblent pas vouloir se quitter. Loin de s’en inquiéter, leur soigneur a l’idée de leur confier un œuf à couver. Roy et Silo s’acquittent scrupuleusement de leur tâche jusqu’au petit miracle de la naissance. « Nous l’appellerons Tango (...) parce qu’un tango, ça se danse à deux » propose le gardien. Avec les soins attentifs de ses deux papas, Tango grandit comme dans n’importe quelle autre famille.
La note des auteurs nous apprend que l’histoire est vraie (1988), qui rappelle s’il est besoin que l’amour peut prendre différents visages.
Autre lecture
Deux manchots (Roy et Silo) font tout ensemble. Deux mâles qui iront jusqu’à s’identifier à un couple classique et à désirer couver un « quelque chose qui ressemblait à ce que les autres manchots faisaient éclore ». Parce que dans ce zoo les animaux sont aimés, soignés, respectés et étudiés par des personnes sensibles (la belle complicité de M. Gramzay !) les deux manchots vont fonder une famille. Bienvenu Tango ! une petite femelle accueillie avec tendresse par deux papas, trois manchots admirés par les nombreuses familles de visiteurs du zoo de Central Park à New-York. Et personne n’y voit rien à redire...
Avec simplicité, les deux auteurs nous relatent cette histoire vraie mise en aquarelles légères par Henry Cole. Sans rien dénoncer de façon ostentatoire, ce livre nous parle de la vie, du droit à la différence et à son acceptation.

coup de coeur Mes deux papas / J. Parachini-Deny ; M. Béal. - Des Ronds dans l’O. 2013

« Toutes les familles ne sont pas pareilles », Lilou a deux papas. S’il y a bien quelques remarques à l’école, la situation est ici très banale, enveloppée d’amour et de soin.

coup de coeur Drôles de familles / A. Valente ; A. Delrieu. - Tournez la page ; ALHERT. 2013

C’est la rentrée, la maîtresse demande aux élèves comment s’est « passé l’été avec leur famille ». Le sujet des vacances laisse immédiatement place à un panorama des familles : homoparentale, monoparentale, mixte, recomposée, placement en foyer...
Le propos est évidement très ciblé et l’illustration criarde mais l’album a le mérite de montrer la variété des situations familiales en toute spontanéité. « La seule chose qui compte, c’est d’être heureux ensemble et de s’aimer ! »

coup de coeur Marius / M. Alaoui ; S. Poulain. - Atelier du poisson soluble

Les parents de Marius sont séparés, il a deux maisons. Jusque là rien de très original, à notre époque en tout cas. Sauf que si maman a un nouvel amoureux, papa aussi. Oui oui, pas d’erreur de frappe, le père de Marius vit un nouvel amour avec un homme. Si le petit garçon de 5 ans le vit très bien, cela pose plus de difficultés aux adultes qui l’entourent, comme sa grand-mère ou son institutrice. C’est donc l’enfant, par sa spontanéité et son naturel, qui va démontrer aux adultes qu’il n’y a pas qu’une vérité en amour !

Roman(s) :


coup de coeur Embardée / Christophe Léon. - La Joie de Lire (Encrage), 2015

Gabrielle a la particularité d’avoir été adoptée par deux papas. Elle vit dans un monde pas si éloigné du nôtre ou plutôt de ce qu’il pourrait devenir sans prise de conscience. En effet, le pouvoir en place a fini par éloigner dans un ghetto les familles qui ne sont pas traditionnelles au grand dam des parents de Gabrielle qui voient peu à peu leur société changer. Le point de vue utilisé est intéressant car le livre débute par ces mots : « les témoins présents sur la scène de l’accident diront que la voiture roulait trop vite... » et permet à l’héroïne de raconter ce qui est arrivé à ses pères alors qu’elle était restée chez elle et de revenir en arrière.
Un petit roman qui donne à réfléchir et qui m’a permis de me réconcilier avec Christophe Léon que je trouvais beaucoup trop moralisateur. J’ai trouvé la métaphore de la grenouille particulièrement bien choisie : « Mets une grenouille dans de l’eau froide, puis allume le feu au minimum. La grenouille va cuire doucement sans s’en rendre compte, et elle finira par mourir ébouillantée. Jetée dans l’eau déjà bouillante, elle n’y serait pas restée une seconde et aurait bondi hors de la casserole. C’est un peu ce qui nous attend, Gabrielle. Si personne ne réagit, ça va drôlement chauffer pour nous. » Sandy Morel

A partir de 13 ans

coup de coeur L’été où papa est devenu gay / Endre Lund Eriksen. - Thierry Magnier, 2014

Arvid, douze ans, passe l’été en camping avec son père. Les vacances s’annoncent d’autant plus joyeusement que père et fils ont rencontré Roger et sa fille Indiane. Mais lorsqu’Arvid réalise que Roger est homosexuel et que son père passe la plupart de son temps à ses côtés, les vacances prennent un nouveau tournant. Ses réactions, légitimes, s’orientent tout d’abord vers les préjugés et la violence verbale. Arvid a, par la suite, tout un tas de plans prêts à mettre en oeuvre pour séparer son père et Roger. Enfin, la découverte de son propre corps et de son attirance envers Indiane incite Arvid à se remettre en question petit à petit. Ce roman arrive, à l’aide d’un humour absurde, décalé, nordique ( !) à aborder un sujet à priori difficile à traiter voire tabou. Les personnages et, par conséquent, le lecteur adolescent potentiel, font la paix avec leur corps, traité ici sous tous ces aspects. Les préjugés sont déconstruits, détruits, la sexualité mise en problématique. Un roman brillant et intelligent. Juliane Eblé

A partir de 15 ans

coup de coeur 20 pieds sous terre / C. Erlih. - Actes Sud, 2014

La vie de la famille de Manon bascule le jour où la police les appelle pour reconnaître le corps de Théo, son frère aîné, retrouvé mort électrocuté dans un tunnel du métro. Manon est sous le choc, mais n’arrive pas à s’associer à la peine de ses parents et de sa sœur. Elle ne peut croire à un accident, et mène l’enquête sur ce frère qu’elle croyait bien connaître et dont elle va découvrir d’autres aspects de la personnalité, sa passion du graffe, et son homosexualité. J’ai beaucoup aimé ce livre : raconté comme un thriller, il nous plonge dans le monde sous-terrain des tagueurs du métro, à la fois passionnant et inquiétant. Mais son charme doit beaucoup aussi à la personnalité particulière de Manon : elle est « taiseuse », se sent souvent en décalage avec les autres, mais s’affirme peu à peu au cours de ce roman, où, grâce à son opiniâtreté, la vraie personnalité de son frère va se révéler. Ce cheminement lui permet d’accomplir son travail de deuil, de se sentir plus proche de son frère à l’inverse de sa sœur Léa qui réagit plutôt mal à voir que ce nouveau Théo ne coïncide pas avec celui qu’elle croyait si bien connaître. Florence Langlois

"Vingt pieds sous terre" est un livre génial ! L’histoire de Manon qui enquête sur la mort de son frère, graffeur nous embarque et on finit par se prendre pour Sherlock Holmes ! Le fait que ce livre soit écrit au présent permet de vraiment vivre l’histoire. De plus, les actions s’enchaînent très rapidement. N’étant pas fan des romans policiers, "20 pieds sous terre " m’a donné envie de lire plus de romans de ce style ! Un livre à lire ! Tessa, 4ème (collège Lumière)

A partir de 15 ans

coup de coeur Pixel noir / J.-A Debats. - Syros. - (Soon). 2014

Suite à un accident, Pixel se retrouve dans le coma. Il se réveille dans un monde virtuel prévu comme une transition médicale pour des jeunes gravement malades. Pixel comprend rapidement que l’univers est en train de se dérégler, les emprisonnant et les vouant à une mort certaine. Seule chance de survie : retrouver le poste de commandement informatique afin de tenter de se réveiller et de donner l’alerte. Facile ? Pas vraiment, le lieu tant recherché se cache dans le décor et les jeunes sont actuellement sous l’emprise d’un des adolescents qui veille à étouffer toute rébellion en faisant régner une forme de terreur. Son seul ennemi, une jeune fille rencontrée brièvement lors de son arrivée et qui semble cacher bien des secrets...

Roman d’aventure qui se prolonge sur une réflexion sur le façon dont les jeunes peuvent appréhender la mort ainsi que celui du choix de mourir. Sous l’apparence d’un livre d’action, l’auteur nous entraîne sur des chemins plus philosophiques. Manipulation, tyrannie, homosexualité, droit à une vie digne... les sujets résonnent avec subtilité. Un très bon récit.

Autre lecture En 2119, Pixel, un adolescent solitaire et un crack informatique se retrouve plongé dans un virtuel de repos pendant que les médecins guérissent son corps. Dans ce monde où seul l’esprit est vivant, quelque chose est détraqué. Pixel cherche alors a réparé ce bug avant que tous les esprits ne soient effacés, détruits. Histoire originale à réserver aux amateurs d’informatique et de mondes virtuels.

coup de coeur L’ oncle Mika / G. Constant. - Oskar. - (Court métrage). 2014

Jérémie sait qu’on lui cache quelque chose. Son oncle Mika ne vient plus à la maison le garder, plus de sorties clandestines qui faisaient leur joie. Jérémie a beau être mature, il ne comprend pas ce changement radical. Oncle Mika est-il mort ? En prison ? Avec l’aide de sa baby-sitter, il va non seulement découvrir pourquoi son oncle est persona non grata mais également le retrouver pour ces fameux moments de rencontres libres et joyeuses.
L’étroitesse d’esprit des parents qui refusent l’homosexualité de l’oncle ne gâchera pas leur complicité !
Autre lecture
Jérémie adore son oncle avec qui il a l’habitude de passer son temps libre. Un jour, sans que personne ne lui explique pourquoi, ce dernier disparait de sa vie.
Est-il mort ? Est-il parti ? Le jeune garçon s’interroge. Jusqu’à l’arrivé d’une jeune fille venue le garder et qui pourrait bien devenir une alliée...
Un récit court qui évoque autant les secrets de famille et leur répercussion sur les enfants que l’homophobie qui peut amener des proches à devenir des étrangers. Intéressant et facile à lire.
« C’était l’histoire d’un petit cochon pas comme les autres car il n’était pas rose, comme les cochons normaux, mais bleu. Et le pire, c’était qu’il n’avait pas de moustache !... »

coup de coeur La volte / Y. Fastier. - Talents hauts. 2014

Mink sait très vite, en voyant Dotchin, que la jeune princesse aura une place très particulière dans sa vie. Lorsqu’elle comprend que la jeune fille, bientôt en âge de régner, est en danger, prise en étau dans une lutte de pouvoir, Mink n’hésite pas à tout lâcher pour suivre l’héritière et la sauver d’une veuve sans scrupules. Mais cette dernière est redoutable et les traques sans relâche dans un désert impitoyable. Et même si Mink connait bien ce milieu, même si elle est portée par l’amour qu’elle éprouve pour sa belle, même si elle est dotée du pouvoir de maîtriser la volte, les épreuves les acculent toujours davantage vers une fin sans issue...
Mink est une héroïne surprenante et une narratrice tonique, usant d’ironie même dans les situations les plus tendues. Chapitres courts et rebondissements incessants, elle nous embarque ainsi facilement dans cet univers fantastique, électrique sous bien des aspects... Même la chute n’est pas celle attendue.
Autre lecture
Mink est une fille du désert qui sait comme son père dompter l’énergie, la volte. Sa scolarité en ville lui pèse. L’arrivée de Dotchin, une princesse d’un pays lointain va faire éclater sa vie, la ramenant vers ses origines. Les ennemis sont nombreux : les gens de la ville, les prétendants à la couronne, mais aussi la nature elle-même. Alors que les conditions de vie sont de plus en plus précaires, le lien entre les deux jeunes filles hors du commun se complexifient... Mais que trouveront-elles à l’issue de leur épopée ?
Une histoire à plusieurs strates. On y trouve principalement un bon roman d’aventure avec pour cadre original les zones arides et retirées du désert mais s’inscrit doucement dans la trame la question de l’identité de Mink, véritable "fille-garçon", prête à tout pour sauver sa princesse. Dès lors, le récit prend la forme allégorique de la fin d’un monde, celle des conducteurs d’énergie mais aussi des étapes à franchir pour se construire en affirmant ses sentiments et son identité.
« En la voyant revenir avec deux paquets, je comprends : elle est bien en peine pour habiller la "fille-garçon du Capitaine de la foudre" ! Elle commence par étaler devant moi une longue robe multicolore semblable à la sienne, assortie d’une multitude de bracelets, de colifichets, de bijoux. Devant mon air dépité, elle déploie son plan B, une panoplie complète de jeune homme, conquise de haute lutte sur quelque frère ou cousin. »

coup de coeur Le sens de l’honneur / R. Godel. - Oskar. - (Court métrage). 2014

Yvan, qui a tué Sandra ; Pauline, la sœur d’Yvan ; Thomas, petit ami de Pauline ; Sandra victime et déclencheur du drame. Tous se partagent les chapitres de ce court roman pour expliquer comment une histoire de rivalité amoureuse bascule dans la mort. Inspiré d’un fait divers, cette histoire dramatique montre les conséquences terribles des préjugés. S’aimer ne devrait jamais être honteux ; pourtant, cet amour-là, secret puis révélé dans la haine, causera la mort. Un gâchis dû à la bêtise ordinaire.

coup de coeur Les yeux de Lisa / K. Reysset. - Ecole des loisirs. - (Medium)

Manon est aimantée par Lisa, qu’elle a d’abord cru garçon, avant de la découvrir jeune fille, sauvage, abrupte, attachante. Elle se démène pour offrir à son amie, qui vit en foyer, des vacances au bord de la mer. Virée qui se termine finalement à 4, puis à 3 et qui tourne au cauchemar. Les 3 jeunes filles, mineures et livrées à elles-mêmes, sont victimes d’une agression. « Violence inattendue, fulgurante », à laquelle s’ajoute ensuite la douleur pour Manon d’apprendre la vérité sur le passé de Lisa. Comment assimiler ces violences lorsqu’on est habitué au confort douillet des familles aimantes et du quotidien confortable ? Comment ne pas se laisser submerger par la peur ? « Je suis ressortie de cette expérience désenchantée, sonnée, grandie. Plus une adolescent, pas encore une adulte. » Mais la blessure de Manon ne sera cicatrisée que lorsque Lisa lui fera part, plus tard, de sa propre résilience.
L’écriture de Karine Reysset nous approche au plus près de l’intimité de son personnage qui rend tangible ses désirs, son malaise, sa mélancolie et enfin sa force retrouvée. Une lecture bouleversante et néanmoins réconfortante.
Autre lecture
Manon vit une amitié particulière avec Lisa, jeune fille vivant en foyer, au passé sombre et mystérieux. Elle décide de l’amener en vacances au bord de la mer avec deux autres copines. Mais là, rien ne va se passer comme prévu. Les événements s’enchaînent jusqu’à ce que le groupe frôle la tragédie. Seule solution ? Rester souder ! Mais des fêlures apparaissent...
Ce roman amène des personnages de milieux sociaux très éloignés à se côtoyer. Or c’est la solidarité et l’acceptation de l’autre dans ses différences qui va permettre de survivre. Un livre d’espoir qui aborde en filigrane d’autres thèmes comme l’homosexualité ou encore le poids de l’hérédité...
« Comment vivre avec ce secret ? Comment se regarder après ça ? Je devais rester la même. Ne surtout pas éprouver de pitié, si c’était ce qu’elle redoutait, mais de la colère, un sentiment profond d’injustice, d’impuissance aussi. J’avais un goût amer dans la bouche. Un goût de sang et de cendres »

coup de coeur Là où je vais / F. Paronuzzi. - Thierry Magnier. 2013

1 heure de classe, 4 personnages qui se partagent les chapitres et autant de chemins qui se dessinent sous nos yeux. Léa « a le cœur en morceaux et brûle de désir pour celle qui l’a mise dans cet état ». Ilyes se sent en marge de ses camarades sauf lorsqu’il joue au club théâtre. Océane a un lourd secret sur le cœur, un de ceux qui emplissent de honte et de dégoût. Clément depuis la mort de sa sœur décroche en cours... Et puis il y a les profs, la CPE, les documentalistes... des figures adultes qui sont globalement attentives aux élèves, les écoutent et les guident.
Des vies qui se déterminent dans les difficultés.
Autre lecture
Quatre lycéens, quatre moments forts où la parole va libérer le champ de possibles. Clément ne se remet pas du décès de sa sœur, Léa est amoureuse de Julie, Océane a subit un viol, llyes est confronté à la souffrance d’un de ses copains... Les récits s’entremêlent et dévoilent, peu à peu, la souffrance mais aussi l’espoir de ces jeunes adolescents.
Le texte est court, difficile. Le seul point commun entre les personnages est le lieu du récit, le lycée. Ce manque d’unité créé un effritement de l’histoire. Le début du livre désoriente le lecteur. Reste quatre témoignages sur la blessure et la résilience. Le message reste très positif, la reconstruction est toujours possible dès lors qu’il y a écoute bienveillante de la part d’un tiers. « _ - Moi...
J’ignore encore ce qui va sortir de ma bouche, mais ce premier mot est celui qui me convient. Car, pour la première fois sans doute, je m’apprête à parler de moi. De mon "vrai moi", pas de la façade que j’ai peiné à construire pendant des années. Je vais dire qui je suis vraiment et la raison pour laquelle je me sens si mal aujourd’hui.
 »

coup de coeur Frangine / M. Brunet. - Sarbacane. - (Exprim’). 2013

Oui ils ont deux mamans, oui leur schéma familial est différent (ils sont nés par PMA) mais pour Joachim, ce n’est pas un problème. Entouré de ses mères, toutes les moqueries, incompréhensions, discriminations ont vite été balayées. Son problème à lui, c’est d’arriver à "franchir le cap" avec Blandine. Alors il n’est pas très attentif à Pauline, sa cadette qui entre en seconde et se ferme de jour en jour devant les insultes de 3 camarades et le silence de tous les autres. Lorsqu’il comprend la situation, Joachim veut en venir aux poings mais Pauline refuse son aide, veut absolument trouver la force en elle de régler les choses. Pour cela, elle pose des questions, revient sur le passé, construit par touches son identité et sa force.
Joachim, sûr de lui et Pauline, vulnérable, réaffirme à leur manière l’évidence de l’amour quel qu’en soit l’équation.
Autre lecture
Joachim voit sa sœur sombrer. L’entrée au Lycée est pour elle une épreuve. Sa faille ? Avoir écrit qu’ils ont deux mères et pas de père ! C’est le début de moqueries, mise à l’écart et harcèlement. Mais Pauline ne veut pas d’aide, elle souhaite s’en sortir seule. Nous suivons la montée de la tension chez la jeune fille et de l’impuissance chez son frère. Jusqu’à ce que...
Un récit fort avant tout sur la relation frère sœur mais aussi sur la bêtise et l’homophobie. La famille homo-parentale ne diffère pas des autres. Joachim n’est pas un héros. Il doute et parfois préfère ne pas voir et ne pas entendre la souffrance de sa sœur. C’est en définitive elle qui va trouver sa propre voie en partie en revenant sur ses racines, sur son identité. Assumer ses différences, ne pas avoir peur du regard des autres, savoir dire non, voilà un message très positif ! Livre pour ados et adultes.
« J’ai lu dans son regard qu’elle était perdue. Que pour elle, rien n’avait été progressif. Et qu’elle était brutalement passée du pays enchanté aux terres menaçantes du Mordor - elle tombait de haut. »

coup de coeur Ne le dis à personne / J. Chicheportiche. - Oskar. - (Société)

Théo, 12 ans, doit encaisser le divorce de ses parents. Difficile pour lui, d’autant plus qu’on lui assigne le rôle de grand frère qui doit protéger sa petite sœur Lola puisque sa mère n’est plus en état de s’en occuper. Et lui ? Qui prend soin de lui ? Même s’il continue tant bien que mal à assurer le cours de sa vie de collégien, l’annonce de l’homosexualité de son père amorce une véritable fêlure intérieure : l’adolescent ne peut plus faire semblant, les questions affluent.
Théo, pris en otage par les histoires des adultes, arrivera-t-il à formuler sa détresse et à trouver de nouveaux repères ?
Une conclusion s’impose dans ce roman : le naturel des enfants, portant une vision plus souple de la vie que celle des adultes, peut souvent être bénéfique à l’acceptation des situations les plus compliquées.

coup de coeur A copier 100 fois / A. Dole. - Sarbacane. 2013

Il ne peut rien dire à son père qui lui dit d’être un homme, un vrai. De savoir se défendre, se battre même s’il le faut. Alors il encaisse chaque jour au collège les coups, les humiliations, les insultes (fiotte, pédé) et rêve d’avoir à ses côtés, un père qui le protégerait, lui apprendrait les mots pour riposter. Pris en étau entre la violence au collège et les faux semblants à la maison, un jour il craque. La confrontation avec son père est devenue inévitable. Et salutaire.
Autre lecture
Antonin est victime de harcèlement de la part des autres élèves qui lui reprochent d’aimer les garçons. Mais ce qui le blesse le plus c’est l’attitude de son père qui estime qu’il suffit d’agir en homme pour régler les différents entre jeunes. Jusqu’au jour où...
Les thèmes de la violence à l’école et de l’homosexualité passent, au fur et à mesure des 56 pages du récit, en arrière plan pour révéler un sujet plus universel, celui du soutien nécessaire des parents pour aider l’adolescent à se construire.
« Papa m’a dit cent fois d’être un homme, et d’agir comme un homme. Oui mais Papa, lequel ? Je veux pas être comme Vincent, n’être fait que de bruits, de cris et de colère. Pourquoi tu m’apprends pas les mots, plutôt ? Les mots qui soulagent, les mots qui apaisent, je voudrais avoir les mots qui soignent, ceux qui ne laissent pas seul. Ceux qui ne me viennent pas quand les choses vont trop loin : « Arrête maintenant, arrêtez, c’est trop ». C’est ces mots-là Papa, que tu dois me donner la force de dire. »

coup de coeur La chienne de l’ourse / C. Zambon. - Actes sud. - (D’une seule voix)

"Je n’en ai plus rien à faire de toi." C’est sur cette formule expéditive que la narratrice a quitté Liv, celle qui pourtant représente tout à ses yeux. Elle court, elle fuit sa honte, sa colère, en crachant son dégout d’elle-même et de son corps d’ourse. Elle qui n’est pas capable d’être à la hauteur de celle qu’elle aime, pas même de lui avouer son amour.
Le langage est heurté, violent, à la mesure d’un trouble qui ne s’apaisera que lorsque la Gamine acceptera le désir naissant en elle. Pour réguler son malaise, il faudra l’aide de Mme Burridon, vieille dame bourrue et directe, et de sa chienne, repères immuables en cette période de chamboulements qu’est l’adolescence.

coup de coeur Plan B pour l’été / H. Vignal. - Rouergue. - (DoAdo)

Louise est furieuse, désespérée. Ses vacances au camping, attendues comme chaque année, vont passer à la trappe. Elle et son meilleur ami voient leur bouffée de liberté de l’année tout simplement annulée parce qu’il n’y a plus d’adulte pour les surveiller. Louise n’est pas prête à lâcher le morceau : elle insiste auprès de sa grand-mère pour qu’elle les accompagne. Mais que peut-on espérer d’une dame de 72 ans tellement ancrée dans ses habitudes, son confort… Néanmoins, Louise sait être convaincante et saura trouver la faille… Elle va même être très surprise de ce que cette grand-mère si sage et si lisse révèlera...
Un roman assez drôle, dont la narration est assumée par une jeune fille rentre-dedans qui sait ce qu’elle veut sans être capricieuse. Devant sa grand-mère chamboulée de lâcher prise après tant d’années, Louise saura être à l’écoute et accompagner son aïeule vers le bonheur.
Autre lecture
L’auteur dépeint avec causticité, les relations entre une adolescente et sa grand-mère. Louise est folle de rage. Ses vacances en camping avec son meilleur ami partent à l’eau en raison du refus de sa grand-mère de l’y accompagner. La tension monte. Mais pourquoi Jamie refuse t-elle de quitter ses habitudes ? Cette confrontation va petit à petit faire remonter les secrets de famille.
Ce livre est très agréable à lire. Il est facile de s’identifier à cette adolescente qui se rebelle contre l’immobilisme et la crainte qu’elle sent chez sa grand-mère. Elle nous fait partager ses sentiments, sa rage, son bouillonnement. Un très beau livre, une belle écriture malgré une chute qui nous laisse un peu sur la faim.

coup de coeur Les petites marées / S. Vidal. - Oskar. - (Court métrage)

Mona enterre sa grand-mère, et avec elle c’est une partie d’elle-même qui s’en va. Il lui faut faire le point sur son amour de jeunesse, Gaël, qu’elle n’a jamais réussi à oublier alors même qu’il l’a, un temps, plongé dans une grande dépression. Un joli petit livre sur la reconstruction pour les 4ème/3ème.
Autre lecture
Mona se remet à peine de ses peines de cœur : Gaël, au fil des étés, lui dit à quel point il l’aime, puis sort avec une autre, puis lui redit son amour… Et voilà qu’elle doit, pour l’enterrement de sa grand-mère, retourner à Cancale, et donc revoir Gaël. La douleur est encore à vif et Mona aimera comprendre comment celui avec qui elle s’entend si bien peut la faire souffrir autant.
La réponse tient dans l’homosexualité de Gaël, qu’il peine lui-même à accepter et tente aujourd’hui de dire à son amie plus jeune de 3 ans.
Deux narrateurs dans cette histoire qui disent chacun leur peine mais aussi leur amour de l’autre. Un amour qui devra se réinventer après la difficile annonce.

coup de coeur Déclaration d’anniversaire / E. Cannone. - Océan Ados

Pour son anniversaire, Aurélien, 17 ans, a décidé d’annoncer à ses deux mères qui l’élèvent ensemble, son choix d’orientation professionnelle auquel elles risquent fort de ne pas adhérer. Ce petit livre est constitué en deux parties : la préparation de l’événement puis son vécu racontés, à chaque fois, par le regard des six protagonistes de l’histoire, chat compris.
Le thème du choix de vie est intéressant, le livre facile à lire avec des chapitres courts et souvent bien écrit avec des passages plein d’humour. Un bon livre avec pour seule interrogation l’intérêt que vont pouvoir porter les jeunes lecteurs sur les passages révélant les préoccupations des adultes.
Autre lecture
6 voix autour d’une soirée anniversaire : celle des 16 ans d’Aurélien qui vit avec ses deux maman, son chat. Sont également conviés l’oncle Teddy, qui a toujours été proche d’eux, et sa nouvelle petite amie. Tout ce petit monde raconte la journée de préparation puis la soirée avec une annonce toute particulière : Aurélien veut faire HEC, une abomination pour ses deux mères artistes. Mais elles qui ont toujours prôné la tolérance et l’ouverture d’esprit peuvent-elles s’y opposer ?
Un message très appuyé (Soyons ouverts) qui aurait mérité davantage de subtilité.

coup de coeur Jack / A. M. Homes. - Actes Sud junior

Jack aura bientôt 16 ans, pourra conduire et il s’en réjouit ! Bientôt l’accession à la liberté, bientôt l’âge adulte... Mais c’est un tout autre chemin initiatique qui l’attend : son père lui annonce un jour qu’il est gay, qu’il vit avec un autre homme. Ses parents étaient divorcés, son père vivait avec un colocataire, c’était ça, l’histoire, et tout devait rester ainsi !!! Pour Jack, la pilule est dure à avaler. Le voilà étiqueté mini fiotte au lycée.
Comment reconstruire la réalité quand tout s’effondre ? S’envisager soi, découvrir l’autre sous un nouveau jour, à un âge où tout est déjà si compliqué... Tel est l’enjeu de ce roman sensible qui alterne situations drôles et graves, dans un style direct. La scénariste de The L Word a réussi son tout premier roman, écrit à l’âge de 19 ans, en 1989.

coup de coeur Boys don’t cry / M. Blackman. - Milan. - (Macadam)

Dante, dans l’attente angoissée de ses résultats d’examen, n’imaginait pas une seconde ce qui allait lui tomber dessus : Mélanie, qu’il n’avait pas vue depuis 1 an et demi, se présente à lui avec un bébé. Son bébé. Leur bébé. Terrassé, Dante n’est cependant pas au bout de ses surprises puisque sous prétexte d’aller faire une course, Mélanie lui laisse Emma. Et ne revient pas. Dante, 17 ans qui s’apprêtait à entrer à l’université avec des grandes ambitions, refuse cette réalité. Comme s’il avait le choix...
Apprendre à s’occuper d’un bébé, renoncer à son avenir professionnel, subvenir à leurs besoins… Même s’il est épaulé par son père et son frère (leur mère est morte), Dante rechigne. Mais pour lui, bientôt, il n’est même plus question de "refiler le bébé", tant il s’investit, responsable, fier même. En marge de l’histoire de Dante, il y a celle de son frère Adam, plus parcellaire. Adam, grande gueule, assume parfaitement son homosexualité. Mais son côté solaire est bientôt obscurci… Les chamboulements autour de Dante relèguent Adam et ses problèmes au second plan…
La vie est rarement celle que l’on s’est planifiée mais le propos de l’auteur est de montrer que toute épreuve peut être porteuse de changements bénéfiques. Ici en l’occurrence, une famille d’hommes qui s’est considérablement ressoudée en apprenant à mieux se connaître et surtout à communiquer.

coup de coeur Le faire ou mourir / C.-L. Marguier. - Rouergue. - (DoAdo)

Damien est un écorché vif, avec une sensibilité exacerbée. Effrayé par son père à la discipline de fer, il subit, se tait, s’éteint. Mais lorsqu’il fait la connaissance de Samy, plus âgé que lui mais surtout plus sûr, plus en phase avec ses sentiments, il découvre une manière d’être qui le touche au plus haut point. Samy devient son ami, son guide et plus encore. Dès lors, il lui faut changer. Le faire ou mourir. Ce sont les 2 évolutions que l’auteur explore, celle de l’affirmation de soi, celle de l’impossibilité de se faire entendre et les drames qui en résultent. Si les personnages sont très touchants -Dam avec sa fragilité et ses douleurs, Samy avec sa douceur et sa sincérité- l’un manque un peu de contrepoint, l’autre de failles. Mais la sensibilité de l’auteur sauve ces manques de nuances et dépeint un monde de souffrance non dénué de solutions.
Autre lecture
Intelligent, sensible, bon élève, obéissant, craintif, Damien est depuis toujours l’objet des railleries familiales et la victime des bagarres à l’école. L’année de ses 16 ans, il tombe amoureux de Samuel, ce qui amplifie sa difficulté à vivre. Son mal-être est violent : anorexie, désespoir, mutilations. Quand ses parents découvrent son homosexualité l’auteur propose deux fins possibles à ce récit, déterminées par leurs réactions : le drame sanglant quand Damien comprend qu’il ne sera jamais accepté tel qu’il est, une perspective d’avenir quand l’amour des parents dépasse les préjugés.
C’est cette double fin qui finalement donne tout son sens à ce texte et qui montre à quel point l’adolescent et/ou l’enfant est sensible aux jugements portés, à l’amour reçu, aux conventions intégrées. La culpabilité de Damien montre aussi combien la question homosexuelle pose encore problème dans notre société.
Dommage ceci dit d’avoir pris le parti de faire de Damien un martyr presqu’en permanence. Néanmoins il fallait un certain culot pour choisir de traiter ce thème, l’écriture est précise, sans voyeurisme, un vrai sujet de société pour très grands ados.

coup de coeur Will&Will / J. Green, D. Levithan. - Gallimard. - (Scripto)

Will Grayson a pour règle d’or de ne pas trop s’investir. Aussi, lorsqu’il rencontre Jane, il hésite, tergiverse, écoute ses doutes, encore et encore. Tiny Cooper, son meilleur ami, très gros, très gay et très extraverti, fait tout pour qu’il tombe dans ses bras. Parallèlement, et en alternance de chapitres, nous suivons un personnage qui, surprise, s’appelle également Will Grayson. Lui croyait avoir trouvé l’amour mais désillusion, ne fait que se conforter dans son désespoir et sa dépression. Les chemins des deux Will vont se croiser, autour de la figure radieuse de Tiny. A travers l’allégorie de la comédie musicale créée par Tiny, tous les personnages vont devoir accepter le challenge de vivre pleinement, avec les dangers que cela comporte. "Pour vivre, il faut tomber, atterrir, se relever et recommencer de plus belle. Pour vivre, il faut tomber, prendre le risque de voler sans ailes."
Un roman très bavard, avec beaucoup de circonvolutions mais ses personnages sont tellement attachants ! Positif, gai et très américain !

coup de coeur La maison du pont / A. Chambers. - Thierry Magnier

Jan décide de faire un break. A 17 ans, il a besoin de s’éloigner de ses parents, de sa petite amie, de l’image d’ado parfait qui lui colle à la peau. Il accepte un job loin de chez lui, dans un lieu isolé où les contacts humains devraient se faire rares. Etre seul avec lui-même et découvrir ce qu’il est, voilà le plan ! Mais installé dans sa maison près du pont, il est bientôt dérangé par un certain Adam, au regard paumé, qui s’incruste... Pas si solitaire donc, la planque, d’autant que Tess, la fille du "patron", vient souvent leur rendre visite. Ce qu’ils vivent tous les trois est très fort, des grandes discussions lient Tess et Jan, tandis qu’Adam, si attachant soit-il, reste bien mystérieux.
Roman très introspectif qui voit un ado découvrir ce qu’il est (son homosexualité est évoquée tout en pudeur) mais surtout s’ouvrir au monde et comprendre la complexité des êtres : sa mère, dépressive depuis la mort subite de son enfant, Adam au passé sombre et tous les personnages secondaires dont Jan saisit maintenant les parts d’ombres. Quelques longueurs mais une ambiance indéniable ; pour bons lecteurs.

coup de coeur L’ âge d’ange / A. Percin - Ecole des loisirs. - (Médium)

Vous trouverez rarement un personnage principal de roman aussi discret. Asexué pendant de longues pages, elle -car c’est une jeune fille- ne se sent exister que dans sa passion pour la Grèce Antique. Elle excelle en classe de grec, passe sa vie dans les livres, mais traverse la vie comme un fantôme. Jusqu’au jour où elle rencontre Tadeusz... Grâce à lui, elle s’ouvre à ses propres sentiments, aux autres, et se découvre également une conscience politique. Immigré polonais, Tadeusz n’a pas le même niveau social que tous les élèves de ce grand lycée huppé luxembourgeois. Il porte également une autre différence, que notre héroïne recevra de plein fouet.
Une tragédie moderne qui oppose deux mondes condamnés à ne pouvoir vivre ensemble ?

coup de coeur Amoureux grave / E. Brami ; P. Lopparelli. - T. Magnier

Un jour, Paul reçoit par mail une photo, sans qu’il puisse identifier l’expéditeur. Une photo qui l’horripile autant qu’elle l’inspire. Et spontanément, presque sans réfléchir, il répond au mail. Un dialogue s’instaure, un texte amenant une image, une image suscitant un poème, tandis que Paul commence à nourrir un amour étrange pour celui qui est caché derrière les images. Puis vient cette dernière image, révélatrice d’une vérité, que le jeune homme n’imaginait pas.
Un beau texte avec une tension douce (si l’on excepte la réaction finale de la mère). Les images alimentent progressivement le doute, le questionnement et donne une saveur à la relation que peuvent entretenir deux jeunes adolescent. Un regard tendre sur l’homosexualité.

coup de coeur A mes amoures / C. Galéa. - Rouergue. - (Zig Zag)

L’amour se décline de façon très variée de nos jours. Les couples également. Rosalie nous le raconte à sa manière, très poétique et très assumée. Elle a deux mamans, deux parents préfère-t-elle dire. Son amie Lucie fait partie d’une famille recomposée, Kevin a deux papas et deux mamans et tout cela est dit et illustré dans une poésie, une bonne humeur et une simplicité exceptionnelles.

coup de coeur Le complexe de l’ornithorynque / J. Hoestland. - Milan. - (Macadam)

Trois voix pour trois solitudes. Une jeune fille, Carla, en mal d’amour ; Rose, handicapée, en mal d’enfant ; un jeune homme, Aurélien, partagé entre une homosexualité à peine assumée et la volonté de ne pas blesser Rose qui est amoureuse de lui…
On est seul, irrémédiablement, mais cela n’empêche pas de jeter des ponts pour alléger sa peine, pour se réconforter de temps en temps, pour garder l’espoir de plus beaux lendemains…

coup de coeur C’était mon ami / A. Scholtens. - Actes Sud

L’histoire se déroule aux Pays-Bas. En l’absence de sa famille, Bart, jeune étudiant, se prépare à passer une semaine en amoureux avec Roos. Arrive alors un faire-part de décès qui va bouleverser le cours de ce séjour : Abel, ancien ami d’enfance, s’est tué en montagne. Bart ne pourra plus échapper à son passé. Il va devoir participer aux obsèques et revisiter des souvenirs qu’il fuyait. Roos va l’aider dans ce douloureux voyage. Les adultes eux ne sont jamais à la hauteur, soit absents, soit hostiles et dans l’incompréhension.
Ce roman évoque avec délicatesse la naissance et l’évolution de la relation entre ces jeunes garçons. La puissance de leurs émotions et le trouble qu’ils ressentent sont très justement suggérés. Un roman très fort qui suppose un lecteur déjà sensibilisé à ce thème.

coup de coeur Tous les garçons et les filles / J. Lambert. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Julien rentre en seconde. Une fois de plus, il se sent en décalage par rapport aux autres, sans bien définir pourquoi. Mais cette année sera différente, elle va lui permettre de prendre conscience de son homosexualité et de l’accepter sans honte grâce aux sentiments qu’il éprouve pour Clément, que ce dernier partage. Le thème de l’homosexualité est traité ici avec délicatesse et sans mélodrame.

coup de coeur Jeu mortel / Moka. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Les parents d’Arielle l’inscrivent pour un an dans la très chic école Saint Charles, car ils partent en Amazonie et ne peuvent l’emmener. Cette ado de 15 ans se trouve projetée dans un monde inconnu et complexe : clans, rites d’initiation, secrets, alcool, drogue... Malgré tout, la jeune fille arrivera à se faire une place et à imposer sa personnalité. Mais les évènements iront trop loin et entraîneront Arielle et ses camarades dans une aventure dramatique. Un livre passionnant qui tient le lecteur en haleine.

coup de coeur H.S. /I. Chaillou. - Rageot. - (Metis)

Lors d’un débat sur la sexualité, la classe en vient, par des questions anonymes, à aborder le thème de l’homosexualité. Clarisse en déduit qu’une de ses amies est concernée par le sujet. Elle tente de la soutenir mais n’évitera pas le drame : Hélène, submergée par le dégoût d’elle-même, tentera de mettre fin à ses jours. C’est à cette occasion que Clarisse apprend qu’Hélène est amoureuse d’elle. Elle redoublera d’effort pour lui venir en aide.
Un livre délicat et sensible, écrit sur un ton moderne et agréable à lire. A travers le point de vue de 2 adolescentes, on plonge dans l’univers, les pensées et le mal-être des jeunes.

coup de coeur Entre les vagues / C. Galea. - Rouergue. - DoAdo

Court roman initiatique qui évoque avec beaucoup de délicatesse un coup de foudre entre deux jeunes garçons qui passent leurs vacances d’été à La Ciotat. L’un s’appelle Tommy, il est vivant, sociable, aime nager et faire du vélo, mais cet été-là, il se lasse de l’habituel plage-McDo-ciné avec les copains/copines. L’autre se prénomme Cécil, sans e : il est différent, plus silencieux, mystérieux ; il aime aussi faire du vélo mais pour découvrir des endroits secrets et sauvages ; en revanche, nager lui provoque des crises d’asthme. II porte en lui une profonde blessure que le texte révèle peu à peu et à demi-mot : la mort de sa mère dans un accident de plongée deux ans auparavant. L’auteur n’aborde pas la question de la sexualité, encore moins celle de l’homosexualité, le sexe des personnages n’ayant en fait aucune importance - ce qui fait la force du récit. Le vrai sujet du livre, c’est la complexité du sentiment amoureux, qui n’est d’ailleurs jamais dit, comme si les protagonistes ne réalisaient pas ce qui leur arrive. Ils vivent pourtant tous les bouleversements de la passion, douloureux pour Tommy qui connaît les affres de l’absence et de l’attente, à la suite du départ inopiné de son ami, et plutôt exaltants pour Cécil qui reprend goût à la vie et surmonte peu à peu son deuil. L’écriture est efficace, sobre et suggestive. Certains lecteurs pourront être gênés par l’absence de signes typographiques (tirets, guillemets...) pour différencier les dialogues entre les personnages et le discours intérieur de chacun.
Age conseillé : dès qu’on tombe amoureux (pour de vrai)...

Et aussi... :


coup de coeur Un air de familles : le grand livre des petits différences / B. Boutignon. - Le baron perché

La cellule familiale sous toutes ses formes, toutes ses différences. Sur chaque double page, 3 familles, présentées avec humour et tendresse avec 3 phrases. Dans une jeu de devinettes, il faut attribuer la phrase à son illustration correspondante.
Au musée aussi, les familles se croisent et ne se ressemblent pas... Les œuvres visitées sont détournées à l’image des personnages animaux.
- La danse, 1919 - Henri Matisse
- La Joconde, vers 1503-1507 - Léonard de Vinci
- Totem amérindien

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