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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Traditions




Album(s) :


coup de coeur Comme mon père me l’a appris / Rascal. - Ecole des loisirs. - (Pastel)

“Comme mon père me l’a appris”, leitmotiv qui revient à chaque page, à chaque étape de la chasse au phoque. Tradition respectée à la lettre mais au moment de porter le coup fatal ... “je n’ai pas pu le tuer.” La dernière phrase, “nous sommes tantôt faibles, tantôt forts” résonnera différemment chez chacun des lecteurs.
Un texte fort et sobre sur la transmission d’un père à son fils devenu assez solide pour faire ses propres choix.

Roman(s) :


coup de coeur Bacha Posh / C. Erlih. - Actes Sud. 2013

Farrukh, jeune afghan, a un rêve : emmener son équipe d’aviron aux jeux olympiques. Pas facile quand on habite en Afghanistan, sans moyen et sans entraîneur… Mais grâce à d’anciens contacts de son père, Farrukh réussit l’impossible : obtenir un bateau moderne, avec en prime -et surprise de taille- une entraîneuse femme ! Il faut la faire accepter par l’équipe, entamer sérieusement les entrainements. Mais bientôt, cet obstacle paraît dérisoire face à ce qui se joue pour Farrukh : elle est devenue une femme…
L’histoire fait référence à une tradition afghane des plus étranges pour nous : afin de pallier l’absence d’un fils, une petite fille peut être travestie en homme par sa famille, jusqu’à sa puberté. Alors, elle retrouve son genre originel. Lorsque Farrukh redevient Farrukhzad, elle doit se familiariser avec ce nouveau corps, « embryon de femme, posture d’homme. Corps laid. Corps mensonge. » Farrukhzad doit apprendre le « B.A.-BA de la vie quotidienne », toutes ces tâches réservées aux femmes. Farrukhzad doit renoncer à ses rêves, à sa liberté de mouvement, de décision. Comment se résigner…
Même si les ramifications d’intrigues parallèles paraissent artificielles ou inabouties, même si les rôles de certains personnages sont avortés et laissent une frustration (Maud la française, Sohrab l’ami, la jalousie des sœurs de Farrukhzad...), le roman est passionnant dans les réflexions qu’il amorce, sur l’identité, le genre (l’écriture s’adapte selon que Farukh et fille ou garçon), les traditions, la liberté...

coup de coeur Au ventre du monde / G. Barraqué. - Ecole des loisirs

Paohétama vit avec son grand-père sur Notre terre, une île qui « pourrait être l’une de l’archipel des Marquises, aux temps lointains, bien avant l’arrivée de l’homme blanc. » Le vie y est très codifiée, grand chef et sorcier sont les garants des traditions et croyances. Mais lorsqu’il est temps de décider de l’avenir de sa petite fille, Grand-père fait preuve d’une habilité et d’une malice redoutable pour faire accepter l’invraisemblable : Paohétama sera dorénavant une fille-garçon qui succèdera à son aïeul maître pêcheur. Elle apprend les secrets de son art, et un plus grand encore, et plus douloureux, celui de la mort de ses parents…
Le roman se joue des frontières. Celles entre filles et garçons ; celles, géographiques qui font que d’une île à l’autre, on parle d’"Autre monde", cultivant la peur et la haine de l’autre ; celle enfin qui transgresse les traditions pour un dépassement de soi, des règles injustes. Paohétama porte courageusement la révolte et, devenant « l’enfant monde », sera porteuse, à plusieurs titres, de réconciliations.
Le style, qui nous met en tête des images merveilleuses de bout du monde, est très agréable, accessible dès 12 ans, et sert un conte initiatique, poétique et envoutant, entre espièglerie et émotions.

coup de coeur Le cœur n’est pas un genou que l’on peut plier / S. Panet ; P. Penot. - Thierry Magnier

Awa doit passer son bac français cette année. Elle a toujours vécu avec sa famille dans la banlieue parisienne. Mais un jour, contre toute attente, son père lui annonce qu’elle doit rentrer cet été au Sénégal afin de se marier avec un cousin à qui elle a été promise dès sa conception. Il s’agit d’une dette d’honneur, de l’argent ayant été prêté pour faciliter l’installation des parents d’Awa en France. Après le choc, c’est l’acceptation car elle ne souhaite pas être reniée par son père. Mais petit à petit le doute s’installe en elle... Et si un autre choix était possible ? Car la vie à l’occidentale continue à bouillonner autour d’elle : sa sœur répète en boucle sa pièce de théâtre de Molière et veut devenir célèbre, sa meilleure amie surfe sur les réseaux sociaux et sa tante est une femme libre !
Un récit rempli de bruit et de couleurs avec des personnages complexes et attachants. Le sujet est ici traité avec légereté et le dénouement le rapproche du conte de fée...
Autre lecture
C’est la douche froide pour Awa : alors qu’elle s’apprête à passer le bac de français, ses parents lui apprennent qu’ils iront cet été au pays pour la marier. Elle a été promise à un cousin dont le père facilita la venue de ses parents en France. Si elle refuse, elle jettera l’opprobre sur toute sa famille, qui la reniera. Sa tante Dado, très indépendante, veut l’aider, de même que sa petite sœur Églantine qui se destine à une carrière d’actrice. Mais quel plan pourrait bien déjouer ces projets d’une culture qui n’est ni tout à fait la sienne, ni totalement étrangère ?
Un thème grave traité avec légèreté : les dialogues sont très vivants, les personnages attachants et loin de tout manichéisme, le dénouement un peu facile mais peu importe, la problématique est posée. Le texte est de lecture facile et agréable, notamment grâce aux joutes de proverbes africains.

coup de coeur Ne vends pas ton âme, Indio / R. Judenne. - Oskar. - (Carré poche)

Depuis que son père est parti pour la ville pour chercher du travail, Federico a pris la relève : il s’occupe des lamas, de sa mère enceinte. La vie est difficile, l’argent et la nourriture manquent. Beaucoup de villageois sont tentés de vendre leurs lamas ou de partir avec leur famille pour la grande ville. Le vieux sage, inlassablement, les met en garde : "Tant que nous aurons des lamas, nous serons des hommes. Quand nous n’en aurons plus, nous ne serons plus que des esclaves." Mais le désespoir est grand et le village péruvien se vide lentement.
La vie traditionnelle des indiens du Pérou est menacée mais Roger Judenne veut croire que rien n’est perdu. Le dossier documentaire en fin d’ouvrage montre l’historique de ce peuple puissant décimé par les européens.

coup de coeur Vâta-Java, cheval sacré de l’Inde (V° siècle) / F. Lamy. - Oskar

Adi s’est fait remarquer : il a sauvé la vie du mahârâja en tuant un tigre. Il doit donc quitter sa famille et s’installer au palais, comme palefrenier. Il s’attache très vite à un cheval, Vâta-Java, mais apprend bientôt que son favori est destiné à l’asvamedha (sacrifice du cheval). Dans un an, il devra mourir, parmi tant d’autres, pour assurer la prospérité du royaume. D’ici là, Adi est censé l’accompagner, le protéger. S’il lui arrivait quoi que ce soit, ce serait terrible…
Roman prenant, évidement très poignant pour qui s’attache aux animaux, qui voit poindre la fin des sacrifices, de ce sacrifice tout du moins…
Un dossier documentaire complète la fiction, qui explique l’évolution vers la disparition de ce genre de pratique et donne un peu plus d’informations sur la dynastie des Gupta, époque méconnue.

coup de coeur Quand j’étais déesse / I. Cohen-Janca. - Rouergue. - (Dacodac)

Petit roman dense sur les traditions, qui en montre l’aspect exotique mais aussi et surtout oppressif.
Rashmila était la Kumari depuis ses 4 ans. Cette tradition népalaise hindou désigne une fillette pour la faire accéder au statut de déesse vivante, la Kumari. Celle-ci ne doit pas fouler le sol, rien exprimer, ni joie ni peine, ne surtout pas saigner. Or Rashmila a été blessée au poignet, donc destituée immédiatement et elle ne veut rien dire des raisons de cet accident. Elle doit réapprendre à vivre, apprendre à exprimer ses sentiments.
Avec l’histoire de Rashmila et son ami Narayan, avec Ghopal et sa petite chèvre promise au sacrifice, avec l’explication que donne la grand-mère du mariage des fillettes avec Vishnu pour contourner la loi de veuvage, c’est toute une remise en question des traditions qui est opérée ici avec intelligence, subtilité et dépaysement !

coup de coeur En attendant New York / M. Perkins. - T. Magnier

New York, le rêve d’un avenir meilleur… c’est pourquoi le père d’Asha et Reet a quitté l’Inde pour tenter sa chance. En attendant, les deux filles et leur mère vivent chez l’oncle et sa famille et la cohabitation n’est pas facile… Pour Reet, la cadette, la difficulté est d’autant plus grande qu’elle est privée de la liberté qu’elle avait jusqu’alors. Plus question de faire du sport, en tant que jeune fille, elle doit "tenir son rang". L’espoir d’une vie meilleure, ailleurs, meurt avec le décès du père. Vient le temps des récriminations -une famille à charge !- et de l’avenir qu’il faut envisager. Asha va devoir accepter le mariage que lui arrange sa famille…
Une description de l’Inde des années 70, avec un regard sur les traditions et le système des castes interdit mais toujours en vigueur. Sur les discriminations entre filles et garçons qui n’ont pas le même accès à la culture, au sport. Mais le personnage de Reet annonce les changements à venir...

coup de coeur Le chant des orques / A. Babendererde. - Bayard. - (Millézime)

La vie de Sofie est morne depuis la mort de sa mère. Elle n’a pas d’amis dans son nouveau collège, son père, beaucoup en déplacements, est lui-même enfermé dans sa peine. La perspective de l’accompagner à Neah Bay ne l’enchante guère mais elle va vite changer d’avis ! D’abord, il y a sa rencontre avec Yahid, bel indien mystérieux. Puis il y a la culture Makah qu’elle découvre avec lui. Et point culminant : les orques, qu’ils peuvent approcher et “apprivoiser”. Pour Sofie, c’est une renaissance. Les personnages principaux ont tous deux perdu un parent ; sont aussi confrontés à des dilemmes : Sofie a du mal tout d’abord à faire confiance au jeune homme, à se débarrasser de sa souffrance et accepter d’être heureuse ; Jahid quant à lui est partagé entre son amour, son respect des orques et la tradition qu’il est censé perpétuer, à savoir chasser la baleine, comme son père. Chacun va être en mesure d’aider son ami.
Un roman dense, très détaillé, et pour ceux qui aiment la nature et qui s’intéressent à la culture des Indiens, le long séjour sur cette côte sauvage passera aussi vite et aussi agréablement que pour Sofie elle-même.

coup de coeur Un sari couleur de boue / K. Sheth. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Leela est une jeune fille indienne de 13 ans, gaie, coquette, un peu gâtée mais elle va bientôt quitter ses parents pour rejoindre sa belle famille alors elle profite de ses derniers instants en compagnie de ses parents aimants. Mais la vie bascule le jour où son futur mari meurt brutalement. Elle appréhendait autant qu’elle espérait cette vie de jeune mariée, l’heure n’est plus à l’imagination, la voici, comme l’exige la tradition, recluse chez elle avec interdiction de sortir pendant un an. Cheveux rasés, bijoux et couleurs interdits, l’horizon est bien noir pour Leela, d’autant qu’à l’issue de cette année de deuil, elle n’aura pas le droit de se remarier puisqu’elle est d’une famille brahmane. Dans son isolement, Leela organise sa résistance, avec l’aide de son institutrice et de son frère, et entame un chemin d’indépendance et de liberté.
Un roman inspiré de l’histoire de la grande-tante de l’auteur et émaillé d’informations sur la vie dans l’Inde du début 20° siècle qui pointe surtout les discriminations entre les sexes, les castes, à l’époque où Gandhiji lutte pour les droits de tous les opprimés.

coup de coeur Oublie les mille et une nuits / M. Varvello. - Bayard. - (Millézime)

Salima, une jeune anglaise d’origine Pakistanaise et sa petite sœur Shazia accompagnent leurs parents au Pakistan pour rendre une dernière visite au grand-père prétendument malade. Tout en se réjouissant de ces vacances inattendues dans un pays qui lui a laissé des souvenirs agréables, Salima est inquiète. Elle n’ignore pas que dans la culture pakistanaise, ce sont les parents qui choisissent de marier leur fille… Le roman est un peu long à démarrer. On s’attarde sur les préparatifs du voyage comme si le récit voulait permettre à Salima de profiter de ses dernières semaines d’enfance dans un pays où les jeunes filles peuvent choisir leur projets de vie. Quand la famille arrive au Pakistan, les craintes de Salima s’avèrent justifiées et ses réactions de révolte n’empêcheront pas la gravité des événements. Le personnage est attachant et la lecture captivante.
Le sujet est traité avec recul et sensibilité. Ce roman permettra d’appréhender les problèmes de mariage forcé et plus largement de double culture…

coup de coeur Fille des Crocodiles / M.F. Ehret. - T. Magnier

Pas facile d’affirmer ses opinions, surtout lorsqu’elles vont à l’encontre des traditions. C’est la difficulté à laquelle sont confrontées Mâ et sa petite fille Fanta, lorsque l’exciseuse arrive au village. Ce n’est pas le seul sujet de l’excision qui est abordé dans ce roman bien documenté, mais également la vie quotidienne au Burkina Faso, le lien avec les ancêtres et les esprits, la relation à la France, terre promise, terre hostile.
Un roman très humain qui montre un autre visage de l’Afrique, que l’on a trop lu par le prisme du sida.

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