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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Écriture




Album(s) :


coup de coeur Petits secrets au fil des lettres / Sylvie Poillevé ; Elodie Durand. - Père Castor, 2015

Un album au format enveloppe géante, cela intrigue ! Et bien je n’ai pas été déçue par ce livre qui contient bien à l’intérieur quatre lettres à ouvrir et qui font corps avec le récit. Elles ne sont pas seulement figurées sur la page à la manière d’un trompe-l’oeil mais bien insérées à chaque fois dans des pages qui prennent l’apparence d’une enveloppe et s’ouvrent au moyen d’un rabat. On y trouve aussi les timbres, les adresses du destinataire et du correspondant mais aussi le tampon de la poste !

Un bel outil pour parler de l’objet lettre... et redonner envie de prendre son stylo et d’envoyer lettres et cartes. On imagine facilement poursuivre la lecture par une activité de "Mail Art" ou courrier artistique. Le livre commence par un arbre généalogique qui présente la famille dans son ensemble avec les grands-parents en premier. Au second plan il y a les trois enfants du couple et leur(s) conjoint(s) et enfin les petits-enfants. L’histoire est racontée par les plus jeunes. Habitués à passer des vacances ensemble, les voilà en partie séparés par un déménagement. Ils vont utiliser la poste et le courrier électronique pour échanger leurs petits secrets...

A lire !

Marion Uteza

A partir de 6 ans

coup de coeur le mot qui arrêtera la guerre / Audrey Alwett ; Ein Lee, Nobi Nobi, 2015

Deux frères dans le Japon médiéval tentent d’empêcher la guerre car l’aîné est sommé de s’y rendre. Chacun va essayer à sa manière d’arrêter l’imminence du combat, l’un en invoquant une légende qui affirme que celui qui parvient à plier mille grues voit son voeu réalisé, l’autre en dessinant des mots auxquels il confère ainsi un vrai pouvoir. Mais Shigeru a seulement trois jours pour réaliser ses origamis et Seï sera -t-il capable de découvrir quel mot a la puissance suffisante pour stopper une guerre en marche ?
Un très beau album grand format avec de très belles illustrations qui évoquent tout à la fois le style manga et les dessins animés de notre enfance. Chaque page ressemble à un tableau ! Le texte est envoûtant, il met l’amour entre frères au centre du récit afin de développer autour une réflexion sur notre capacité à repousser l’impossible par amour.
L’auteur, Audrey Alwett, précise à la fin de l’ouvrage : "la calligraphie japonaise a cela de fabuleux qu’elle superpose l’art au mot, ce qui double en quelque sorte sa puissance".
Cet album résonne avec les événements de janvier 2015, il rappelle l’importance de la liberté d’expression sous toutes ses formes et nous pousse à nous interroger sur le poids des mots que nous employons tous les jours. Cerise sur le gâteau, nous avons droit en fin d’ouvrage à des esquisses des personnages et des décors qui nous plongent dans la genèse du livre. A lire ! Marion Uteza

A partir de 8 ans et collège

coup de coeur Histoires à jouer / B. Friot ; J. Azam. - Milan. 2013

Bernard Friot s’amuse dans cet ouvrage décliné en trois parties : histoires, poèmes et jeux, illustré par la fantaisie de Jacques Azam. Jongleur du verbe, il nous emporte dans sa joie à faire sens du non-sens, à bousculer les conventions, à libérer une parole, à oser l’aventure de l’écriture tout en guidant nos modestes essais. Petits et grands, enseignants et animateurs à vos plumes, c’est drôle et pédagogique ! Vous voulez des exemples ?
1/ Histoires
Apprendre à décrypter un texte, s’initier à la BD en remplissant des bulles, découvrir le principe de création d’un texte (partir d’une idée, mélanger, laisser reposer, réécrire, se laisser porter par les personnages), écrire à partir de contraintes, partir d’expressions et les intégrer dans une histoire, jouer en intervenant dans un texte déjà écrit, lire entre les lignes, ne pas hésiter à utiliser des mots rigolos ou pas jojos...
2/ Poèmes
Construire, tricoter, danser, touiller les mots sur le bout de la langue, les déposer sur la page blanche... et les glisser dans la boîte aux lettres d’un(e) inconnu(e) ? La poésie ce n’est pas rasoir, c’est un jeu !
3/ Jeux
Partir de son prénom, inventer d’autres noms, faire des jeux de mots et observer dans son quotidien l’imagination d’un commerçant pour son enseigne... voici toute une ribambelle de propositions courtes et jubilatoires autour de mots à réinventer et à détourner !
Et si le lecteur transformait sa vie en livre ouvert ?
Une présentation vidéo de l’éditeur

coup de coeur La tête ailleurs / M. Dorleans. - Le Baron perché

Le narrateur de cet album ressent très souvent « une terrible envie d’être ailleurs ». L’école, ses parents s’en inquiètent mais au regard de ce que ce grand distrait est devenu, ils ont eu bien tord...
Dessins au trait noir contrastent avec les envolées imaginaires exprimées en couleurs. L’ici et l’ailleurs trouveront leur axe d’équilibre dans l’écriture, partagé par d’autre dans la lecture...

coup de coeur La fabrique à histoires / B. Friot ; V. Leroy. - Milan

Dans ce livre coffret attirant, plusieurs outils, dont un mode d’emploi est donné dans un carnet à spirale, servent de moteurs à la rédaction : tapis de jeu, scènes et personnages illustrés, jeu de cartes, nœuds narratifs, dialogues... autant d’éléments textuels ou graphiques à combiner pour inventer une histoire.
Un outil clé en main pour mener un atelier d’écriture très ludique et cultiver l’imagination !

Roman(s) :


coup de coeur Le livre de Perle / Timothée de Fombelle. - Gallimard, 2014

1936, à Paris, un vieux couple qui fabrique des guimauves artisanales recueille un jeune homme sans passé. Il va remplacer dans leur coeur leur fils décédé jusqu’à l’arrivée de la guerre qui va précipiter son départ en offrant un climat de suspicion et de doute... Ce garçon mystérieux, victime d’une terrible malédiction. est suivi comme une ombre par une jeune fille insaisissable. Lorsque des années plus tard un garçon de quatorze ans est sauvé par un homme étrange qui vit seul au milieu des bois, il ouvre sans le vouloir, à nouveau la porte entre deux mondes...
Après Tobbie Lolness qui nous emportait dans les arbres pour nous proposer une fable à dimension écologique et diablement humaine. Après Vango où l’action et l’Histoire passaient au premier plan pour rendre à un personnage son passé. Voici "Le livre de Perle" qui enchevêtre plusieurs récits et plusieurs destins qui vont se dérouler dans deux mondes différents.
Le fil de l’action est la nostalgie est l’impossibilité de construire sa vie sans avoir auparavant retrouvé son passé. Les parfums de guimauves et d’amande irisent le texte d’une tristesse sucrée. La mélancolie du héros loin de l’enfermer dans l’inaction le pousse à partir dans une quête impossible. L’exil l’amène à tenter de reconstruire autour de lui son monde perdu. Le personnage de la fée sans pouvoir apporte au texte de la magie et de la légèreté. Mais en choisissant comme passeur un jeune humain, apprenti photographe, attiré par l’insolite et les détails, l’auteur introduit un nouveau regard. Il enchâsse une nouvelle quête, celle de la vérité.

Au final, un livre qui semble retourner la camera vers le lecteur pour l’inciter à déceler l’univers féerique qui se cache derrière notre quotidien, nos petits objets que l’on garde, nos choix. Un livre qui devient pour chacun une aventure personnelle ! Marion Uteza

Autre lecture : "Le livre de perle", c’est un conte qui débute par une question : "qui pouvait deviner qu’elle avait été une fée ?". Olia état une fée, en effet, mais elle a décidé de renoncer à l’être pour sauver l’être qu’elle aime. Ilian a été exilé hors d’un Royaume tyrannisé, dans notre monde. En 1936, il est adopté par les Perle, dont le père est fabricant de guimauve, et prend le nom de leur fils disparu, Joshua. Nous sommes à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. La violence ne se trouve pas seulement dans le monde magique. Les tyrans sont présents dans l’un et dans l’autre.
J’ai eu du mal à dissimuler ma joie lorsque j’ai eu CE livre dans les mains. Parce que Timothée de Fombelle. Parce que Tobie Lolness. Parce que cette écriture atypique, mi poétique mi fantastique. Le premier chapitre est envoutant, déjà empreint d’une force par la tragédie qu’il expose. Puis l’intrigue se met en place, parsemées de quelques indices dissimulés par l’auteur qui fait de la découverte de l’identité du héros, le but d’une enquête que le lecteur résout petit à petit. Et là je n’y arrive plus. Je laisse le livre en suspense, marque page et regrets bien installés. Je reprends la lecture quelque temps après, avec la magie des fêtes dans l’Esprit. Cela collera bien à l’esprit du livre, je me dis. Et je ne comprends pas. Qui parle, qui fait quoi, qui attend qui, qui pourchasse qui, dans quel monde. Le but est sûrement de nous perdre, nous lecteur, dans ce récit, dans l’onirisme même. Mais à trop vouloir me perdre, je me perds vraiment, j’abandonne, encore une fois. Les regrets sont toujours présents. Enfin, je reprends. Je suis une lectrice courageuse, à l’image des héros de ce roman. Et je comprends mieux et ressent en même temps qu’eux ce tout qui peu à peu se dessine. Jusqu’à la fin, qui n’est pas une fin facile, pas une fin à la sauce Disney mais emblématique des contes d’antant, parfois cruels mais tellement beaux. Je reconnais bien là Timothée de Fombelle, avec son écriture qui égratigne, fait rêver et bouleverse. Mais pourquoi m’a-t-il perdue, abandonnée quelques temps. Je lui en voudrais presque si je n’étais pas encoe émue par les tous derniers mots de ce conte. Juliane Eblé

A partir de 13 ans

coup de coeur Une saison avec Jane-Esther / S. Cassim. - Ecole des loisirs (Medium), 2013

Eden, orpheline élevée par sa tante, a la fibre poétique et un brin mélodramatique. Elle passe son temps à noter ses impressions dans un carnet et s’essaie à la poésie. Jane-Esther, l’’amie de sa tante, poète reconnue, est de passage dans leur village et lui donne quelques conseils : observer sans cesse et mettre au jour la singularité de ses impression de façon précise et juste. Mais ce qu’elle peut apprendre de plus utile lui sera dispensé par la vie elle-même, en la personne d’Adam, personnage fantasque, révolutionnaire et …volatile. Eden est un personnage attachant. Elle qui se donne la tâche urgente de "trouver un façon plus digne d’etre au monde" compose avec ses angoisses, ses fêlures, ses amours et ses doutes avec pour seuls repères trois mères poules de substitution et une farouche volonté d’écrire au plus juste. Déroutant mais attachant. Julie Feuvrier

Autre lecture : Une jeune héroïne plutôt originale, qui s’appelle Eden, elle est orpheline, elle aime les poules et elle veut être poète. Elle est entourée, dans une ambiance féminine chaleureuse, de trois femmes : sa tante et les deux amies de celle-ci, dont l’une s’appelle Jane-Esther. Le monde des personnages est de plus plutôt bien campé : le sud des Etats Unis dans les années soixante au moment de la lutte des Noirs pour faire valoir leurs droits civiques. Eden se lie d’amitié avec le neveu de la femme de ménage de sa tante. Tout cela promet bien, jusqu’au moment de dérapage, qui pourrait déconcerter aussi le lecteur. Eden rencontre un révolutionnaire d’origine russe et tout de suite elle tombe amoureuse de lui. Ils passent une nuit ensemble avant qu’il ne disparaisse pour de bon. Les trois femmes qui s’occupent d’elle la consolent, et grâce à elles et grâce aussi à son carnet d’écriture, elle commence à se remettre. Le lecteur a peut-être plus de mal à suivre le même chemin. C’est tout de même un livre à recommander, surtout aux jeunes lectrices littéraires. David Ball

Eden Villette est ce que l’on appelle généralement une jeune fille passionnée. Pour elle, il n’y a que la poésie qui compte, et avec ce magnifique genre littéraire, le questionnement et la recherche de la perfection. Adolescente unique en son genre, elle profite du retour de la célèbre poétesse Jane-Esther pour pousser plus loin sa réflexion. A ses côtés, elle découvre le monde d’une autre manière et surtout appréhende l’amour. Pas celui romantique sui nous couvre de bonheur, non… Celui passionnel qui change définitivement toute vie. Cette Eden pourrait sans doute vous horrifier par son caractère égoïste et hautain mais poursuivrez votre lecture et ainsi pourrez-vous, vous aussi, questionner la vie, la poésie ou encore la nature qui vous entoure. Marie Jeannot

A partir de 12 ans

coup de coeur Le journal malgré lui de Henry K. Larsen / S. Nielsen. - Hélium. 2013

Henry doit s’habituer à sa nouvelle vie : nouvel appartement, nouveaux voisins, nouveau collège, et un psy bizarre. Il doit surtout intégrer une nouvelle configuration familiale : son frère est mort, sa mère est soignée pour dépression dans une autre ville. Restent son père et lui, qui tentent de retrouver un semblant de vie. Henry se méfie de tout, de tous, mais se laisse malgré tout prendre à la consigne de son psy d’écrire ce qu’il ressent dans son journal. C’est ainsi que l’on découvrira les circonstances du drame qui a touché sa famille, et surtout ses terribles répercussions. Leur chance ? Être entourés de personnages atypiques, eux-mêmes en souffrance, qui en s’unissant bientôt autour d’un projet commun vont retrouver une confiance en la vie.
Un roman à la fois poignant dans la violence qu’il décrit et très positif : aucun traumatisme, aussi violent soit-il, n’est insurmontable lorsqu’on s’ouvre à l’amitié et à la solidarité.

coup de coeur Une guitare pour deux / M. Amato. - Nathan. 2013

Lyla se doit d’être douée avec son violoncelle, pour être à la hauteur de sa mère disparue. Mais que cet instrument lui pèse... Tripp lui a BESOIN de sa guitare, mais sa mère la lui a confisquée pour l’obliger à se concentrer sur ses études et sa vie sociale. Ils vont partager un jour sur deux la salle de répétition prêtée par le collège et ne sont donc pas destinés à se rencontrer. Mais ils échangent des petits messages, d’abord utilitaires et agacés puis très vite complices, autour de leur guitare pour deux, exutoire commun. Petit à petit, la musique, puis l’écriture leur donnent confiance en eux et les rapprochent.
Une intrigue au déroulement convenu mais dont les personnages attachants, avec leurs failles et leur passion, garantissent une lecture agréable et facile. Avec en prime les partitions et l’écoute en ligne des chansons composées pour le roman.
Autre lecture
Deux jeunes se rencontrent grâce à leur amour de la musique. Tripp a pour passion la guitare depuis la mort soudaine de son père. Seulement sa mère décide de l’en priver en espérant l’obliger ainsi à s’intéresser à nouveau à l’école et à se faire des amis. Lyla est une jeune violoncelliste douée. Mais son rêve est d’arrêter cet instrument qui l’angoisse. Le chemin des deux adolescents va se croiser...
Un roman d’été, frais et pétillant. De nombreux échanges se font par lettres et par mails. L’intrigue avance en même temps que leur complicité se fait jour. Le thème de la pression parentale est bien travaillé. La musique et l’écriture de paroles sont au centre du livre. Comme si à l’incompréhension momentanée des adolescents par leur parent, ils ne peuvent que répondre par l’invention d’un langage propre à cet âge des possibles.
«  Je sais que tu vas être furieux, mais tu n’as pas respecté ta part du contrat. Tu n’as pas avancé dans tes lectures cet été, ni fait ton devoir de maths. Tu es resté cloîtré dans ta chambre à jouer de la guitare. On dirait que tu ne peux plus t’en passer, que c’est devenu une vraie drogue. C’est malsain et ça te coupe du monde. Tu es capable d’obtenir d’excellentes notes. Si tu n’obtiens que des A pendant le premier semestre et si tu fais des efforts pour être un peu plus sociable, tu pourras récupérer ta guitare. Bisous,
Maman
 »

coup de coeur A l’ombre de l’oubli / M. Disdero. - Seuil. 2013

A l’ombre de l’oubli, c’est un livre choc parce que, même si très vite on se doute que LA fameuse rencontre que fait Violette sur le Net tournera mal en réalité, il est toujours bouleversant de lire, de découvrir les mots qui peuvent décrire un viol ainsi que les blessures qui en découlent. En cela, ce roman aux différents points de vue (Violette, bien sûr, Arnaud son amoureux et Internet qui est considéré comme un personnage à part entière) interpelle, remue et fait passer un message, aussi évident soit-il. Les sentiments sont exacerbés, la reconstruction passant par diverses émotions. On a l’impression que certains passages sont surjoués, pourtant ils restent intenses, durs et doux à la fois, s’accordant tout à fait à la bande-son proposée par les personnages.
Autre lecture
Arnaud et Juliette sont à l’aube d’une histoire d’amour. Mais Juliette participe à une fête rassemblant les blogueurs amateurs d’écriture et de poésie, et après cela, plus rien n’a le goût des promesses de bonheur. Juliette éprouve un malaise indicible et s’enfonce dans une déprime qui n’a d’égale que l’incompréhension de ce qui lui arrive. Reste son blog, unique lieu possible d’expression. Arnaud peine à comprendre sa Juliette qui s’éloigne de plus en plus mais se raccroche à ses mots. Grâce à eux, à travers eux, dans la persévérance de la victime et la patience de son ami, la vérité pourra se dessiner peu à peu…
Les voix de Juliette et d’Arnaud alternent, avec en filigrane les publications sur internet, et le roman se déroule ainsi entre souffrance et amitié tenace.

coup de coeur Douze minutes avant minuit / C. Edge. - Flammarion. 2013

Arachnophobes, n’ouvrez pas ce livre ! Car les araignées y tissent leur toile, instruments du dessein funeste de Lady Cambridge. Le venin des tisseuses de rêves, administré aux hommes, a le pouvoir de leur donner, lors de crises d’écriture forcenée, des visions du futur. En les collectant et les assemblant bout à bout, Lady Cambridge compte prendre le destin des nations entre ses mains et déterminer le cours du siècle à venir. Seule ombre au tableau, les hommes ayant bu le breuvage divinatoire sombrent dans la démence. Et même si Lady Cambridge a pris soin d’œuvrer dans un asile, l’étrange comportements des patients éveille bientôt les soupçons... Et c’est à Pénélope, jeune auteure talentueuse de 13 ans, qui écrit sous pseudonyme, de mener l’enquête et de résoudre cette histoire des plus étranges, digne de ses meilleurs écrits.
Londres, fin 1899, est le décor de ce roman fantastique haletant. Nous y croisons H.G. Wells, A.C. Doyle et autres écrivains anglais, qui tous feront partie à leur insu du plan diabolique. Mais ils restent au final, grâce à notre jeune héroïne, dans leur rôle de garde-fou, de garant de la raison du peuple.
Autre lecture
Peneloppe Tredwell est non seulement un célèbre auteur d’histoires à faire peur, publiées sous le nom de Montgomery Flinch mais elle est aussi la propriétaire du magazine en vogue, le Frisson illustré. Seul problème, elle n’est encore qu’une toute jeune fille dans le Londres menaçant de 1899. Elle utilise donc un prête-nom dont elle affirme être la nièce afin de pouvoir mieux le diriger. Seulement cet homme se révèle être alcoolique et couard et tout se complique lorsque Montgomery est appelé en raison de ses capacités de déduction et de réflexion à comprendre pourquoi tous les pensionnaires de l’asile de fou de la ville, se lèvent tous les soirs, douze minutes avant minuit pour écrire d’étranges phrases...
Cette étrange enquête policière dans l’Angleterre de la fin du 19ème siècle se double d’une réflexion sur la relation qui peut exister entre l’auteur et ses lecteurs. Dans une atmosphère sombre et angoissante, la courageuse héroïne va devoir découvrir l’origine de la folie intense qui peu à peu se répand dans les rues de Londres, au soir du réveillon, à la veille du changement de siècle. Nous croisons dans ce texte riche en intertextualité, Conan Doyle, H.G. Wells ou encore Rudyard Kipling, en prises avec le pouvoir des mots et de l’imagination... Suivons-les...
« Si vous vous êtes fait un nom, ce n’est pas un coup de chance, mais grâce à votre talent purement éblouissant. Personne d’autre n’aurait pu raconter des histoires aussi terrifiantes. Nous n’avons pas besoin de connaître votre secret - nous devons seulement vous remercie de bien vouloir partager vos histoires avec nous. »

coup de coeur Les grandes et menues découvertes d’Ellika / A. Lind. - Bayard. - (Estampille)

La barbe... Ellika doit faire un devoir sur un grand explorateur et ça ne l’inspire pas du tout. Mais le précieux Pampa lui donne une riche idée : et si elle partant en expédition dans son immeuble ? Voici donc notre héroïne partie à la rencontre de chacun de ses voisins pour en tirer des conclusions dignes d’une exploratrice !
Roman très sympathique, à lire dès 8-9 ans, qui nous présente différents personnages mais qui permettent surtout de mieux connaître Ellika et sa famille.
Autre lecture
Ellika part, à la manière d’un explorateur, à la découverte de son immeuble. Au départ, il s’agit de rendre un devoir scolaire. Mais très vite la jeune fille se rend compte qu’il est possible de voir autrement les gens et les lieux qui nous entourent dès lors que l’on décide de regarder vraiment... Et effectivement, Ellika va ainsi visiter son immeuble de la cave au grenier et trouver son aventure très intéressante. Car c’est la vie de ses voisins et la sienne qui vont peu à peu se dévoiler...
Le thème du carnet de voyage est déjà réjouissant. Asa Lind a donné un sens au récit et le fait progresser dans une lecture agréable et inventive. Nous avons nous aussi, à la fin de l’histoire, envie de tenir notre propre carnet d’exploration quotidienne...
« J. dit qu’il faudrait aller dans des endroits nouveaux, des parties du monde inconnues, par exemple. Sinon on ne peut rien découvrir. Moi je dis : Faux ! La preuve : je suis dans Mon immeuble, là où j’habite, et je n’arrête pas de faire des découvertes. Des découvertes que j’écris dans mon carnet d’exploration ! Donc mon voyage d’exploration existe. Pour de vrai. »

coup de coeur L’ homme qui faisait vieillir / R. Lacerda. - La Joie de lire. - (Encrage)

Véritable roman d’apprentissage d’un auteur brésilien reconnu, "L’homme qui faisait vieillir" met en scène Pedro qui, d’adolescent candide deviendra un adulte accompli grâce à un professeur d’université âgé qu’il croisera à plusieurs étapes de sa vie jusqu’à le prendre sous son aile pour l’aider à trouver sa vocation. De questionnements en recherches philosophiques et littéraires, Pedro découvrira le sens véritable de sa vie en passant par les étapes nécessaires et parfois douloureuses qui mènent à la vie adulte. On sent la sincérité de l’auteur à travers la naïveté et l’innocence de Pedro et on devine aisément que c’est un peu de lui aussi dont il parle. L’homme qui faisait vieillir est un bel hommage à la littérature et nous donne particulièrement envie de lire ou relire Shakespeare. La relation entre Pedro et son guide est touchante et très pudiquement décrite. Petite remarque cependant : le roman n’est pas facile d’accès. L’écriture, si elle est de qualité, est un peu convenue et alourdit toute la force du contenu.
Autre lecture
D’abord contraint, mais très vite passionné, Pedro est entouré par les livres. Une occupation dont il ne mesurait pas forcément la place jusqu’à ce qu’il rencontre fortuitement et à plusieurs reprises un vieil homme étrange. Lorsqu’il s’agira pour lui de trouver sa vocation, il se dit que cet homme pourrait bien l’aider... Sans imaginer alors à quel point cela bouleverserait sa vie.
C’est un livre étrange dans le panorama du livre jeunesse, une biographie, un parcours initiatique qui donne à penser l’amour, le temps, l’écriture, la mort... Pedro a cette approche de la vie qui privilégie l’émotion, une empathie qui le portera à s’identifier aux héros de ses livres préférés, puis à écrire à son tour, pour mieux contrôler le cours de sa vie. A réserver aux lycéens.

coup de coeur 43, rue du vieux-cimetière ; trépassez votre chemin / K. et M. Sarah Klise. - Albin Michel. - (Wiz)

Un vieil auteur grognon loue une maison hantée afin d’écrire... une histoire de fantôme. C’est à travers un échange de lettres que nous découvrons peu à peu les personnages de l’histoire. C’est la dernière chance pour Ignace Bronchon de renouer avec le succès mais il est déconcentré par les bruits étranges de la demeure et par la présence d’un jeune garçon qui habite les lieux. La cohabitation est difficile ! Les illustrations sont belles, le récit plein d’humour. Le découpage du livre en courtes lettres facilite la lecture.
Une lecture originale et plaisante.
Autre lecture
Ignace Bronchon fut un auteur à succès mais l’écriture lui résiste depuis des années. Il espère qu’en s’isolant dans une vieille bâtisse calme, il pourra trouver l’inspiration. Et il ne tolérera aucune distraction ! Installé 43 rue du vieux cimetière, il comprend vite que la demeure n’a rien du havre de paix espéré. Tout d’abord, Les, un gamin de 11 ans pour ainsi dire abandonné par ses parents, habite l’étage supérieur. Close de contrat inattendue… Et puis ces lettres étranges, reçues d’une certaine Adèle, trouble sa sérénité. Car Les lui assure qu’elle est un fantôme du siècle dernier ; elle aussi écrivait, des “énigmes épistolaires illustrées”, jamais publiées …
Roman original dans la forme et le ton : tout en échanges épistolaires, que viennent juste éclairer quelques articles de journaux et dessins du jeune garçon, le texte voit l’évolution d’un vieux ronchon désagréable, obtus et égoïste au contact de ses voisins de chair et de vent. Après les inimitiés, les embrouilles et les quiproquos, chacun sera enfin tenté d’explorer une nouvelle définition de la famille…

coup de coeur Ultraviolet / N. Huston. - Thierry Magnier

Eté 1936. C’est l’année de la grande dépression et de la terrible sécheresse qui affament l’Amérique. C’est aussi l’anniversaire de Lucy qui fête ses 13 ans. Cette jeune fille intelligente étouffe, au sens propre comme au figuré, dans sa famille protestante et forcément pratiquante puisque son père est le pasteur de la contrée. A partir de ce jour, elle confie toutes ses interrogations, émotions, révoltes, secrets dans un carnet dont le contenu nous est livré. C’est ainsi que nous vivrons avec elle ses sentiments contradictoires quant à son envie de devenir adulte, son ouverture au monde grâce au mystérieux, mais "si beau", docteur Bernard Beauchemin que son père a ramené à la maison. Nous partagerons également sa tristesse lorsque sa mère chasse celui-ci par peur et ignorance.
Un roman court mais pourtant très riche sur la nature humaine. Le talent de Nancy Huston est de faire transparaître dans chacun des mots de son personnage tout cet idéal de liberté dans la conscience critique de soi et des autres et dans l’aspiration d’un avenir plus ouvert.

coup de coeur Tout près le bout du monde / M. Lethielleux. - Flammarion. - (Tribal)

Il y a Malo, gamin timide et paumé, obsédé par les toilettes ; Solam, ado tête à claque bouillonnant de violence ; Et Jul (ou Djoule) qui ne sait vivre sans Ley qui l’a pourtant rouée de coup. Ils vivent tous Au bout du monde, autour de Marlène qui les invite à écrire chaque jour. Malo relate les évènements avec discipline, Jul écrit inlassablement à Ley, et Solam à Marlène, pour la heurter, la faire craquer. Leur mal-être transparaît à chaque mot, qui dévoile peu à peu leur histoire singulière, et les mène lentement mais sûrement vers une vie plus sereine. Un bout de chemin où se croisent des êtres en souffrance, enfants et adulte, mais en empathie aussi.
Bien sûr, c’est un peu idyllique dans le processus mais il se dégage une vraie sensibilité positive, une belle solidarité qui font que l’on s’attache à tous ces personnages.

coup de coeur Blog / J.-P. Blondel. - Actes Sud Junior

Trahison, viol, les sentiments sont très forts pour le narrateur de ce roman qui vient de comprendre que son père a lu son blog. Bien sûr, on sait que la sphère du net est publique, bien sûr, on a conscience qu’il peut-être lu par tous. Mais de la théorie aux faits… Son père, pour tenter une réconciliation, lui confie son propre journal, du temps où il était lui-même ado. Après la colère, d’autres sentiments affleurent : que la vie est fugace ! La vie d’adulte est-elle synonyme de renoncements ?
Confrontation des époques, des générations, pour une rencontre finale qui tend vers la compréhension et l’échange. Il est intéressant de voir pour une fois la réalité des blogs du point de vue d’une personne pro-blog, d’un auteur qui plus est, avec ses ressentis et les raisons pour lesquelles il entretient un journal virtuel.

coup de coeur Le mort du noyer / C. Mazard. - Seuil. - (Karactère(s)

Un mort, nu et inconnu de tous, sous un superbe noyer très ancien, une maison de retraite qui accepte les toutous des pensionnaires tous plus alertes les uns que les autres, un commissaire bougon excédé par tout (l’amour de sa vie l’a quitté), qui patauge dans les méandres d’une enquête particulièrement compliquée… Les suspects sont nombreux, les pistes multiples, les témoins taiseux ou envahissants, comme ces 3 retraités des Cimes bleues, fans absolus de polar et qui comptent bien contribuer à l’enquête. Le décor : une région de montagnes que les uns trouvent magnifique, les autres angoissante.
Un roman policier agréable à lire où l’on suit pas à pas le commissaire et son adjointe dans leurs recherches et leur travail, c’est intrigant, plaisant, bien mené. Mais surtout, si l’art du roman policier est de piéger le lecteur, c’est parfaitement réussi, il ne peut qu’être ébahi par les deux dernières pages !!!

coup de coeur Les trois premières notes / S. Parkinson. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Mags est une toute jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche et cela peut en exaspérer plus d’un. Elle a décidé de mettre sa verve au service de la Littérature et s’attelle à l’écriture d’un roman. Moult digressions en préambule, mais la voici qui se lance enfin dans le récit de sa rencontre avec Miranda, ou plutôt avec une ado qui a une tête à s’appeler Miranda mais qui se nomme en réalité Gillians. Cette dernière est une virtuose du violon mais se voit empêchée d’aller passer une audition à l’Ecole Yehudi Menuhin. Megs n’est pas du genre à se laisser abattre et décide de venir en aide à sa nouvelle amie.
On comprend combien Mags peut être agaçante mais il apparaît bien vite quelle fille attachante elle peut également être. Entre gamineries et grande maturité, elle mène sa barque malgré les grands drames et petites difficultés de la vie. Un livre dont les détails d’une vie irlandaise plus que provinciale ont leur charme. Et même si le personnage principal est encore une enfant, sa confiance et son sens de l’humour créent un style adapté à un lectorat plus âgé.

coup de coeur La jeune fille à la plume / K. Sturtevant. - Bayard. - (Millézime)

On peut dire que Meg a des idées bien arrêtées : le mariage, pas question, sauf si son mari lui permet d’assouvir sa passion de lecture et d’écriture. Ce qui, fin 17° siècle en Angleterre, n’est pas une close évidente. Même son père, assez libéral, refuse que sa fille affiche ouvertement le fait qu’elle écrit. Mais les idéaux se confrontent à la vie et Meg, aussi rebelle soit-elle, a beaucoup à apprendre, et pas seulement de la littérature !
Le parcours bien mené d’une jeune fille en décalage avec son temps.

coup de coeur La plus belle fille du monde / A. Desarthe. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Sandra voit son monde chamboulé par l’arrivée de Liouba, “la plus belle fille du monde”. Ses repères vacillent et donnent lieu à de nombreuses interrogations sur l’enfance, l’amitié, le passage à l’âge adulte, le rapport des adultes aux enfants... Son cerveau est en ébullition, elle en profite pour se lancer dans l’écriture d’un roman, avec toutes les interrogations que cela ajoute à ses errances intellectuelles.
Cette jeune Sandra est bien sympathique, drôle parfois et l’on aime partager avec elle ses pensées et évolution vers une version améliorée d’elle-même.
Présentation en mode abécédaire :
A : Allison, une des trois meilleures amies de Sandra, narratrice et héroïne de l’histoire.
B : Belle, très belle, la nouvelle de la classe !
C : Complicité entre la narratrice et ses 3 amies.
D : Divorcés, statut social de ses parents.
E : Etienne, l’ami de la narratrice.
F : Fleur, une autre amie qui compose la bande.
G : Grandir, un sujet souvent abordé dans ce livre.
H : Horrible, le moment où elle est délaissé par ses amies.
I : Identités remarquables, qui vont curieusement réconcilier les amies.
J : Jalousie qu’elle ressent envers la nouvelle.
K : Kleptomanie, la nouvelle n’est pas si parfaite, elle vole !
L : Liouba, “la plus belle fille du monde” qui les perturbe tellement...
M : Mère, celle de la narratrice a une place importante dans sa vie.
N : la Narratrice tellement peu sûre d’elle...
O : Onomatopées, c’est tout ce qu’on peut obtenir du père
P : Ce père qui a quitté mère et fille et qu’elle va devoir retrouvé 10 ans après son départ.
Q : Quatorze ans, son âge.
R : Raisonnements compliqués et incessants de la narratrice.
S : Soupirs, lorsqu’elle ne trouve pas de réponse...
T : Touchante cette héroïne !
U : Une Union, ça ne se brise pas si facilement.
V : Pour défier sa mère, solution étonnante : faire la vaisselle.
W : WC, refuge lorsqu’elle est malade en cours.
X : Xiphophore : seul mot sans rapport avec le livre ;-)
Y : Yeux qui pleurent ou rient, c’est normal, c’est l’adolescence.
Z : Zizanie semée par la nouvelle.

coup de coeur En secret / A. Tiercelin. - Ecole des loisirs. - (Medium)

Après une entrée étrange dans le livre où dès les premières pages, l’univers est à demi-évoqué, où le présent se mêle au passé, le lecteur découvre peu à peu les clés. Le lecteur suit le personnage principal qui se raconte dans un journal écrit pour Cédric et pour échapper à des voix qui l’accompagnent. La raison de ces confidences n’est réellement connue que dans les dernières pages, ce qui entretient une certaine curiosité. Ce long silence crée aussi un lien tout particulier entre le lecteur et le personnage puisqu’ils sont les seuls à connaître l’existence de ce petit cahier.
La découverte du sentiment amoureux de Léo pour une camarade de classe en même temps que celle de la jalousie à l’égard de son meilleur ami, les relations avec ses parents et surtout sa sœur, plus âgée et moqueuse sont confiées à cet ami précieux, ce presque frère grâce à l’écriture. Pour Cédric, Léo a décidé de devenir écrivain.
Des confidences à la première personne en toute sincérité et simplicité, un personnage à fleur de peau qui revient dix ans après dans la maison de son enfance. De très beaux passages, des images très fortes.

coup de coeur Alors, partir ? / J. Billet. - Seuil. - (Karactère(s)

Cela fait 6 ans que Jaime et les siens se sont installés sur un bout de terrain, en marge de la ville. Sont-ils pour autant devenus sédentaires, gadjé ? On comprend très vite qu’ils sont toujours considérés comme une population à part. Une population qu’on ne ménage guère : ils doivent quitter les lieux dans les 3 mois. Jaime s’apprêtait à passer le bac mais l’urgence est ailleurs. Dans sa révolte contre la violence dont son peuple est victime et sa peine de voir ses ancêtres revivre le spectre des camps d’extermination, il veut trouver du sens. Jaime comprend que, grâce à l’écriture, il peut incarner la passerelle entre la tradition (les patrins) et le monde actuel pour que soit assurée la transmission de leur culture sans cesse mise à mal.

coup de coeur Tempête dans la tête / F. David. - La Martinière. - (Confessions)

Nous lisons ici le récit des malentendus entre l’adolescent qu’a été François David et ses parents. Mais aussi et surtout sa relation passionnelle avec son père. Le texte est beau et douloureux, on y voit la difficulté de l’auteur à entrer en communication avec ce père qu’il aime et admire. Cet adolescent a d’autant plus de mal qu’il est sans cesse en introspection et très peu sûr de lui. Son seul refuge sera la littérature et peut-être est-ce pour cela qu’il deviendra écrivain...

Et aussi... :


coup de coeur Miilie Plume, tome 2 : Une nouvelle vie pour Millie Plume / J. Wilson. - Gallimard. - (Folio Junior), 2014

A l’époque victorienne, une jeune fille qui vit à l’hôpital des Enfants Trouvés, Millie Plume, écrit et rêve un jour de publier ses mémoires. Pour ses 14 ans, une nouvelle vie commence pour elle : elle obtient une place de servante auprès d’un homme respectable qui est écrivain. Avec son caractère franc et spontané, elle découvre la vraie vie et ses injustices.

Lecture agréable et légère, émouvante parfois dans les situations les plus graves. Le lecteur s’attache à l’héroïne qui est une « battante ». Avec son caractère flamboyant et son tempérament de feu, nous la suivons dans ses aventures rocambolesques. Anne-Marie Jeannot

A partir de 9 ans

coup de coeur Les mystères de l’alphabet / M.-A. Ouaknin. - Assouline

D’où vient la lettre A ? Que signifie le mot alphabet ? Pourquoi le O est-il rond ? Pourquoi le mot "maman" commence-t-il par la lettre M ?
Ce livre expose avec simplicité et clarté l’origine et l’évolution de l’alphabet depuis les pictogrammes nés dans le Sinaï voici plus de 3 500 ans, jusqu’aux caractères de notre alphabet occidental actuel. Le lecteur, progressant dans sa quête, aura l’impression d’être à la recherche d’un trésor ancien et se sentira pris au jeu passionnant des "aventuriers de l’alphabet perdu". (Résumé de l’éditeur)

S 0 M M A I R E

INTRODUCTION

PREMIÈRE PARTIE
ORIGINE ET ÉVOLUTION

Chapitre I : petite histoire de l’écriture
Chapitre II : pictogramme, idéogramme et phonogramme
Chapitre III : la femme couleur turquoise
l’écriture protosinaïtique
Chapitre IV : l’exemple de la lettre aleph
Chapitre V : quand aleph devient alpha

DEUXIÈME PARTIE
L’ALPHABET

TROISIÈME PARTIE
LA RÉVOLUTION ARCHÉOGRAPHIQUE

QUATRIÈME PARTIE
BIBLIOGRAPHIE, REMERCIEMENTS

coup de coeur La bibli des deux ânes / M. Brown ; J. Parra. - Rue du monde

Luis Soriano Bohorquez, qui parcourt les villages isolés de Colombie avec ses deux ânes pour essaimer les livres, a inspiré cette histoire.
Ana, depuis le départ de la maîtresse, regrette de n’avoir plus de nouveaux livres à découvrir. L’arrivée du Biblioburro comble toutes ses attentes, et même davantage. Heureuse d’avoir cette perspective de découvrir toujours plus de livres, elle trouve néanmoins que le Biblioburro ne vient pas assez souvent ; pour tromper son impatience, elle découvrira le formidable pouvoir de l’écriture.

coup de coeur L’ autre moitié de moi-même / A.-L. Bondoux. - Bayard

Anne-Laure Bondoux nous surprend avec ce nouveau titre. Elle qui ne voulait pas verser dans l’écriture d’un "machin autobiographique" quitte "le domaine familier de la fiction" pour nous offrir un récit de vie. Beaucoup plus en réalité... Car l’ouvrage, aux intérêts multiples, est comme une poupée gigogne, qui oscille entre passé et présent, récit des faits et réflexions.
En racontant son histoire, Anne-Laure Bondoux éclaire son œuvre d’un regard plus intime : ce qui l’a amenée à l’écriture, ce que ses romans disent d’elle et de ses proches.
Elle évoque aussi la légitimité du genre autobiographique : comment se résoudre à raconter une vie dont les faits ne sont pas extra-ordinaires, comment oser se mettre à nu.
Encouragée par les réflexions et exemples de Marguerite Duras, Sophie Calle, Emmanuel Carrère... Anne-Laure Bondoux se livre, pour trouver l’autre moitié d’elle-même mais également pour partager cette conviction : comprendre sa propre histoire -nourrie forcément de celle de ses parents, de ses ancêtres- permet de pouvoir, enfin, avancer en conscience et ainsi renouer avec son talent d’écrire des fictions. "Nommer les fantômes", tel est le moteur d’écriture d’Anne-Laure Bondoux. Les siens, les nôtres...

coup de coeur Il était une fois... il était une fin / D. Maja ; sur une idée d’Alain Serres. - Rue du monde. - (L’atelier de l’imagination / Alain Serres)

Quelques lignes d’introduction donnent le mode de fonctionnement : chaque double page donne une illustration pour camper le décor. Il était une fois... et une autre pour ... Il était une fin. On observe, on lance les idées... l’histoire est lancée !

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