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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Antisémitisme


Roman(s) :


coup de coeur Max et les poissons / Sophie Adriansen. - Nathan, 2015

Max Geiger, 8 ans, raconte l’arrivée des Allemands à Paris pendant l’Occupation, le port de l’étoile juive, la carte d’alimentation et les rafles puis sa survie grâce aux résistants. Ce petit livre est intéressant car la naïveté du personnage est touchante et on vit les événements en même temps que lui. Un lecteur non averti pourra trouver l’occasion de connaître le sort des enfants juifs pendant la guerre d’autant qu’une brève chronologie et quelques repères « pour mieux comprendre » sont donnés à la fin. De belles phrases à relever : « la guerre, ça fait marcher les Allemands dans les rues et serrer fort les mains des petits garçons », « la guerre, ça empêche d’aller se baigner dans l’eau salée », « est-ce qu’il y a des poissons juifs et d’autres pas juifs ? [...] j’ai l’impression que ce n’est pas bien, d’être juif maintenant » ou encore « le ciel est plein d’étoiles. Moi, avec la mienne, je suis un shérif ». A conseiller fortement ! Sandy Morel

A partir de 9 ans

coup de coeur Le rayon fille / D. Lachaud. - Actes sud. - (Premier roman), 2014

Parce que Théodécide de faire du karaté, Tina se lance dans ce sport. Entre l’école, le karaté, ses parents (qu’elle soupçonne d’être agents secrets), la fleuriste Zora et surtout et d’abord Théo, Tina raconte sa vie et ses grandes interrogations.
Roman intelligent prenant ses lecteurs au sérieux, posant de bonnes questions. On passe un agréable moment. Marie Chaillet

A partir de 9 ans

coup de coeur Les enfants d’Izieu / R. Causse. - Oskar. - (Histoire). 2014

C’est avec émotion et beauté des mots que Rolande Causse retrace l’histoire de ces 44 enfants juifs et des 7 adultes qui s’occupaient d’eux dans la maison familiale d’Izieu, tous déportés pendant la guerre, le 6 avril 1944 (...) La poésie pour clamer l’horreur et l’injustice, à l’aide de mots choisis avec justesse.

Lire l’article : Histoiresetgourmanlises)

coup de coeur Adam et Thomas / A. Appelfeld. - Ecole des loisrs. - (Médium). 2014

Adam et Thomas ont neuf ans et se retrouvent seuls dans la forêt proche de leur ville natale, quelque part en Europe de l’est. Leurs mères les ont envoyés là pour les protéger de la guerre qui gronde et de l’étau nazi qui se resserre avec ses déportations toujours plus nombreuses : Adam et Thomas sont juifs et le roman se passe en 1943.
Les deux garçons ont des caractères très différents et vont s’entraider pour survivre dans la forêt : construire un abri, trouver à manger, lutter contre le froid et surtout résister à l’angoisse et à la peur.
Un très beau récit entre la fable et le roman, qui n’est pas sans rappeler l’expérience de son auteur, Aaron Appelfeld, qui vécut seul dans la forêt de Bucovine après la déportation de son père et l’assassinat de sa mère par les nazis (cf Histoire de ma vie, Ed. de l’Olivier).

Autre lecture Une lecture émouvante dans le sens où elle procure tout un panel de sensations, de l’étonnement à l’émerveillement. Le contexte veut que tout soit étonnant, en effet, mais ce qui l’est davantage c’est la réflexion que nous invite à mener ce petit garçon, sur la vie, simplement. Et là, on opère un recul, sur soi-même, sur l’Histoire, sur le bon et le mal, l’essence même de l’existence. Ce livre est donc une réelle réussite littéraire, due à une poésie des mots et les illustrations de Philippe Dumas, parfaites poésies de l’image, font de ce livre plus qu’une réussite, un petit bijou. Juliane

A partir de 12 ans

coup de coeur Un violon dans la tourmente / M. Favre. - Oskar. - (Histoire), 2013

2 histoires se racontent en parallèle, puis se croisent. Itségo, jeune rom, a perdu sa famille et survit, seul, dans la roulotte de son grand-père. Il chine, se débrouille mais souffre de solitude et tente de retrouver sa famille au camp de Montreuil. En vain.
Myriam elle est juive même si cela n’avait pas beaucoup de réalité pour elle avant cette guerre qui fait disparaître ceux qu’elle aime : son père, son amie. Et bientôt, au camp de Pithiviers, elle sera séparée de sa mère. A 13 ans, elle va devoir s’occuper de son petit frère et de Sarah rencontrée dans le camp. Ils réussissent à s’échapper du camp, et croise la route d’Itsago. Désormais, ils conjugueront leur volonté de survivre à 4.
C’est une guerre documentée que Magali Favre nous donne à lire. L’ambiance dans les villages, le mode de vie des roms, la vie dans les camps... le ton est grave et juste, non dénué d’espoir (« Nous sommes en vie, c’est notre plus grande richesse »), le style soigné, cet énième roman sur la seconde guerre mondiale sort du lot.

A partir de 10 ans

coup de coeur Les deux inconnus / C. de Lasa. - Oskar. - (Histoire & société). 2013

Deux fillettes arrivent en cours d’année dans une institution religieuse alors que la guerre touche à sa fin. Charlotte est intriguée par la manière dont elles sont systématiquement mises à part. Entre jalousie et empathie, elle tente de découvrir ce qui se cache derrière le mystère qui les entoure...
Un court roman qui évoque en filigrane le sort des enfants juifs en France durant la Seconde Guerre Mondiale. Un petit dossier rappelle le contexte. Le récit peut servir d’introduction à l’étude de cette page noire de l’Histoire de France mais aussi rappeler l’existence de "justes" et surtout ne pas oublier.
« Ces filles-là, on nous demande de les accueillir. Mais à part ça, elles n’ont pas leur place au dortoir, elles ne peuvent pas faire du théâtre avec nous. Et tout de suite, elles ne sont même pas en récréation. A votre avis, elles ont déjà pris une retenue ? Moi, je me demande à quoi ça rime, tout ça. »

coup de coeur Une étoile dans le cœur / L. Atangana. - Rouergue. - (DoAdo). 2013

Depuis le départ de son père « qui ne trouvait pas sa place en France », Damien est assailli de questions, de doutes, paraît égaré dans sa généalogie atypique. Jusqu’à maintenant, il était métis, d’une mère blanche et d’un père congolais. Mais il prend conscience que si sa mère est juive, lui l’est également. Qu’est-ce qu’être juif ? Questionnement d’autant plus problématique quand on n’est pas religieux et qu’on habite dans une cité...
Il faudra se faire au style haché, aux « phrases fracassées. Brisées dans leur élan », comme le dit le narrateur lui-même mais Damien est touchant dans sa volonté de se comprendre, de lutter contre les lois de la cité, d’affirmer son identité avant même de bien intégrer ce qui la constitue.
Autre lecture
Que signifie être black et juif ? Le père de Damien, originaire d’Afrique, vient de fuir la maison faute d’avoir réussi à s’intégrer et à trouver un travail stable en France. A cette occasion Damien apprend qu’il est juif. Dans la banlieue où il vit, la combinaison black et juif passe mal. Si ses amis lui restent fidèles, il ressent une tension en lui et autour de lui. Alors il cherche à comprendre...
Un roman sur l’identité, l’insertion, les racines. Les phrases courtes rendent bien la rage que ressent l’adolescent face à ses blessures généalogiques, ses manques de repères. L’histoire elle-même est celle d’une recherche, avec au bout une lueur d’espoir...
« Papa avait plié sa vie en quatre et l’avait enfoncée dans sa poche. Bien profond. Il s’était tiré. J’en revenais pas. Ca passait pas. »

coup de coeur La guerre de Catherine / J. Billet. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Rachel est bien dans sa peau -enfin !- dans cette maison à la pédagogie innovante qu’est la maison de Sèvre. Chacun est libre de progresser à son rythme, de développer des disciplines annexes et Rachel peut ainsi s’épanouir dans la photographie. Mais la guerre est là, l’antisémitisme s’étend et Rachel doit fuir, sous une nouvelle identité : elle sera désormais Catherine Colin ; elle ne cessera, jusqu’à la fin de la guerre, de s’enfuir, de quitter ceux qu’elle aime et de recommencer ailleurs.
C’est un destin bouleversant, passionnant et édifiant qui nous est donné à lire ici, inspiré de l’histoire de la mère de l’auteur. La pédagogie Freinant-Decroly-Montessori a donné à Rachel-Catherine une force, une curiosité de la vie suffisante pour affronter la guerre et ses drames successifs. Un idéal d’éducation confronté à une menace terrible et permanente. Sur sa route, l’héroïne croise surtout des résistants. Est-ce pour cette raison qu’elle garde une foi inébranlable dans la vie ?

coup de coeur Le journal de Fanny / F. Ben-Ami. - Seuil

C’est un journal recrée a postériori par Fanny elle-même, jeune juive allemande, qui nous est donné à lire ici. Elle y retranscrit les fuites incessantes d’Allemagne en France, de zone occupée en zone libre, de France en Suisse, où elle pourra enfin souffler. On est frappé par le côté responsable de Fanny, on comprendra mieux en fin d’ouvrage lorsqu’on apprend qu’une des premières maisons d’enfants où a été accueille Fanny était tenue par Lotte Schwarz, "connue pour avoir su responsabiliser les enfants qu’elle protégeait." De fait, Fanny sauva des résistants en leur apportant du pain, et de nombreux enfants en les prenant sous son aile. Un parcours véritablement atypique.

coup de coeur Vis et sois heureuse, Ziska ! / A. C. Voorhoeve. - Bayard. - (Millézime)

Un livre de plus sur les juifs pendant la seconde guerre mondiale ? Non, un très joli roman, de 622 pages, bien dense, qui retrace le parcours, imaginaire, de Ziska, et à travers elle, la vie des enfants ballottés par la guerre et l’histoire.
En 1939, les mesures contre les juifs amènent ses parents, convertis depuis longtemps au protestantisme à vouloir fuir l’Allemagne. Mais peu à peu les portes se ferment et c’est avec soulagement que ses parents laissent Ziska partir seule pour Londres où elle atterrit, après plusieurs péripéties dans une famille unie. Mais l’Angleterre elle-même est bientôt en guerre, et les enfants envoyés à la campagne... Le destin va véritablement surprendre à mainte reprise notre héroïne et lui forger son identité. Car qui est-elle vraiment ?
Autre lecture
Bekka et Ziska ont beau être insouciantes en apparence, leurs jeux ne sont rien d’autre que la mise au point d’un survival plan. Nous sommes dans l’Allemagne de 1938 et en tant que juives, elles savent bien, du haut de leurs 10 ans, la menace qui pèse sur elles. De fait, il faut bientôt songer à fuir mais Ziska le fera seule, grâce au Kindertransport qui permet aux enfants juifs de s’exiler en Angleterre. Si elle en veut terriblement à sa mère de l’avoir "abandonnée", Ziska se fait rapidement à la vie anglaise, et surtout à sa formidable famille d’accueil, les Shepard. La guerre n’est pas absente pour autant, l’Angleterre est bientôt bombardée, les enfants déplacés, son "frère" s’engage et la population change d’état d’esprit...
De 1938 jusqu’après la guerre, nous suivons le parcours de cette jeune allemande juive qui doit grandir loin de ses parents, se construire auprès d’une famille juive alors que la judéité était jusqu’alors si dangereuse, s’attacher à une mère adoptive alors que sa mère biologique est en danger de mort. Il lui faudra des années pour comprendre que sa mère lui a fait un "cadeau inestimable (en lui rendant) le droit de vivre comme un être humain."
Une longue saga très prenante car Ziska, narratrice de sa propre histoire, est touchante de sincérité envers elle-même. Elle nous livre ses jalousies, sa générosité, ses peurs et angoisses et évolue avec un courage hors norme.

coup de coeur Le pantin / E. Wiseman. - Ecole des loisirs. - (Médium)

1882. Dans une petite ville de Hongrie, une jeune fille disparaît mystérieusement. Très vite, l’affaire est entendue : ce sont les juifs qui ont enlevé et tué Esther ! Mais Julie, meilleure amie d’Esther et narratrice de l’histoire, sait bien que celui sur qui repose l’acte d’accusation, Moric Scharf, est terrifié. Ses aveux sont-ils dignes de foi ? Placée par son père à la prison de la ville, elle est aux premières loges pour suivre le procès…
Basée sur l’affaire de Tiszae-Eszlár, cette intrigue a le talent de tenir son lecteur avec une histoire individuelle très touchante (l’histoire de Julie et de sa sœur) tout en recréant bien le climat de l’époque qui vit la rumeur enfler, gonflée par un antisémitisme d’ampleur nationale. Un ostracisme qui reste d’actualité...

coup de coeur Zone tribale / P. Maret. - T. Magnier

Souf, ado malheureux, vit dans un quartier où cohabitent juifs, maghrébins et africains. Il ne se sent à l’aise que dans la société secrète dirigée par Chaka, un petit trafiquant qui exhorte ses troupes à la violence contre les juifs. Souf est amoureux d’Angie, belle mais inaccessible. Quand Chaka lui demande d’enlever et de séquestrer le fiancé - juif- d’Angie, Souf n’hésite pas une seconde. Mais les évènements vont déraper...
Un roman violent et lucide sur les conflits ethniques dans les banlieues. Pascale Maret ne dénonce pas, elle informe, raconte sans préjugés ni tabous pour pointer une situation due à la misère sociale et à la mise à l’écart d’une partie de la population. Une histoire qui rappelle fortement le Gang des barbares mais s’en détache par l’issue : l’humanité l’emporte. Dès 14-15 ans.

coup de coeur J’ai le vertige / J. Roy. - Alice

L’auteur se met dans la peau de sa tante qui tut son passé durant toute sa vie et commença à le lui raconter la vieillesse venue. On découvre donc l’histoire de Syvia qui, à 4 ans 1/2, découvre ce que cela signifie d’être juif pendant la seconde guerre : parquée dans le ghetto de Lodz, privée de nourriture, de chauffage, de jeux, d’amies bientôt car les enfants sont expulsés petit à petit du ghetto. Ses parents, à force d’ingéniosité, de chance, d’intuitions, la sauveront des différentes rafles.
L’auteur, dans un style lapidaire, a réussi à retranscrire toute la complexité des émotions de la fillette d’antan. Le récit est glaçant d’effroi, sidérant aussi : 270000 personnes confinés dans le ghetto en 1939, 800 survivants en 1945 dont 12 enfants. Coup de coeur de Julie

coup de coeur Il n’y a pas que les shérifs qui portent une étoile / S. Rubin. - Alice

Jacques, dans sa naïveté de l’enfant, ne comprend pas tout de suite ce que signifie cette étoile jaune portée par tant de gens dans la rue. Mais la réalité le rattrape bien vite et il se retrouve à fuir avec Myriam, sa voisine juive, et à composer avec les faux-semblants pour échapper à la vindicte d’un officier SS...
Un roman qui se lit sans difficultés dès 11-12 et se démarque surtout par une fin ouverte qui voit Jacques en plein dilemme : faire sauter le wagon qui l’emmène dans un camp et risquer de tuer un certain nombre de personnes ; ou attendre de voir ce que le destin propose…

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