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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Photos




Album(s) :


coup de coeur Les très petits cochons / A. Villeneuve ; M. Camillieri. - Seuil. 2013

Jambon, Rillette et Lardon prennent leur indépendance et se construisent chacun une maison... Une version du célèbre conte des trois petits cochons qui sont ici extrêmement hédonistes et gourmands. Les personnages sont des figurines photographiées qui évoluent dans un décor de nature ou tout plastique, la nourriture y joue naturellement un rôle omniprésent.

coup de coeur La ville en toutes lettres / M. Gunther ; Biosphoto. - Thierry Magnier. 2013

Ce petit album carré nous invite à regarder la ville sous le prisme des lettres : au fil de l’alphabet, la balade citadine est balisée par des enseignes, pancartes, devantures, panneaux... Typographies multiples et mots courants des villes se mêlent dans un assemblage de photos pour une mise en page dense et vivante.

coup de coeur Le puits / N. Robert ; B. Henry ; C. Duquet. - La Pastèque. 2013

Drôle d’histoire : un ours passe chaque matin devant un puits, se demande ce qu’il peut bien y avoir là au fond... Voici qu’un jour il ose venir plus près pour assouvir sa curiosité et met un caillou dans le seau qu’il descend en faisant tourner la manivelle. Le lendemain lorsqu’il le remonte, surprise ! Des pommes ont remplacé le caillou. Et chaque jour le manège recommence avec d’autres éléments. Personnage et lecteur vont d’étonnement en émerveillement, la chute est délicieuse de tendresse...
A noter l’originalité de l’illustration : mise en scène de peluches photographiées sur décor naturel reconstitué.

coup de coeur Mon safari dans Paris / F. Acerbis. - Sarbacane

Paris, si l’on prend le temps de flâner, est envahi d’animaux étranges. Francesco Acerbis nous en donne la preuve avec ces graffs et peintures murales qu’il a pris en photo au détour des immeubles. Quand le sauvage s’immisce dans le très urbain... un contraste étonnant et assez jubilatoire.

coup de coeur Le roi des sables / T. Dedieu. - Seuil

Dialogue entre deux rois, confrontation de deux approches de la vie. Le roi des bois s’extasie devant la beauté du château de sable, en bord de mer, de son cousin. Le roi des sables, lui, déplore son aspect éphémère, tout en restant très humble : “La nature est au-dessus des hommes”.
Cet album cartonné, aux décors en naturel et montage photos, est une petite leçon de sagesse et de respect de la nature. A la nature conquérante et dominatrice du roi des bois (sculpté dans le bois comme un être massif et tranchant) s’oppose le pragmatisme hédoniste du “petit roi bâtisseur” qui jamais ne perd courage.

coup de coeur Histoire de Petit Paul Poltron le Forgeron / F. Mounier ; D. Henon. - Ane bâté

C’est un album décalé, à bien des aspects. Un album qui se déroule en pays des pots et des cruches. Où l’on finit la tête à l’envers à force de parcourir la terre. Où le héros n’est rien moins qu’un Petit Paul poltron, qui, du haut d’une montagne, peut se féliciter ainsi : “Si je n’étais pas parti ce matin, je serais maintenant aussi rétréci, aussi rabougri que mon village.”
L’illustration n’est pas en reste côté décalage : si le décor et les corps sont dessinés, les têtes de tous les personnages sont des photographies des auteurs et autres membres de la compagnie Faction Mauricette aux œillets, aux grimaces outrancières.
Humour absurde et déjanté assez jubilatoire pour peu qu’on entre dans cette histoire, aux faux airs de conte traditionnel, de pauvre hère et de princesse.

coup de coeur Dis-moi : Pose une question, Démarre une conversation, Noue une amitié / A. Damm. - Kaléidoscope

C’est un petit livre carré qu’on ne lira pas in extenso et de préférence pas seul. Un album à prendre et à reprendre, pour y découvrir de nombreuses interrogations qui amorceront des réflexions et des dialogues. Il y a des questions simples (“De quelle couleur sont tes yeux ?”) et d’autres qui peuvent nous emmener loin (“Si tu étais roi ou reine, que changerais-tu ?”). Certaines auxquelles l’enfant peut répondre seul, d’autres qui l’emmèneront à se tourner vers les grands : “Qu’est-ce que tes grands-parents t’ont raconté de leur enfance ?”.
Les illustrations, photos ou dessins, apportent des éléments de réponses, lancent des pistes mais c’est bien à l’enfant de s’exprimer sur ses goûts, son avenir, ses sentiments, son lien au monde.

coup de coeur Prendre forme, de l’un à l’autre / C. Denis . - Rouergue. - (Yapasphoto)

Un ouvrage de photographies, comme un témoin d’évolution : du nombril à la première bougie d’anniversaire, de l’image circulaire -repli sur soi- au petit qui se dresse et s’affirme...
Une conjugaison de formes autour du 0 et du 1, des associations d’idées et de sensations... ce petit ouvrage carré cartonné surprend, interpelle, ravit les sens.
Du même auteur : Donner corps, deux par deux ; et dans la même collection : DésOrdres de Z. Zazoff et A.-C. Léveque.

coup de coeur Ooh ! : Inventaire photographique / M.Tappari. - Panama

Photographier la ville, les objets du quotidien, la nature... Oui, bon. Mais ici, l’artiste pose un regard décalé qui introduit dans le réel poésie, humour, malice et quoi qu’il en soit, de beaux effets de surprise. Vous pourrez ainsi admirer un arc-en-ciel en panne d’encre, une peinture religieuse pour agnostique ou encore des hommages inattendus à des artistes tels que Katsushika Kokusai ou Christo Javacheff.
Tout naturellement, on se surprendra après la lecture de cet album à regarder notre environnement autrement.

coup de coeur L’ autre album de photos à dessiner, découper, colorier / P. Estellon ; J. Tholance. - Panama

Donnez-vous le droit d’investir ce livre d’activités qui fait plus que flirter avec le livre d’art. Quelques photographies, éléments de base, pour guider l’imagination, et c’est parti pour un univers de création très libre : imaginer une couverture de livre, concocter le plat idéal, s’instaurer portraitiste, modéliste... C’est vous qui êtes aux commandes alors faites vous plaisir !

coup de coeur Mais...que font-ils ? / M. Houblon. - Tourbillon. - (Photos petits)

Un abécédaire, un catalogue de verbes, un recueil de photographies noir et blanc et couleurs, tout cela à la fois et beaucoup plus encore car l’agencement se fait dans l’intelligence, la surprise et la diversité. Un regard sur le monde d’hier et d’aujourd’hui. Dès 5-6 ans.

coup de coeur Mon ABC photos / M. Rubinel. - Hatier. - (Mirettes)

Un abécédaire imagier classique : minuscules, majuscules illustrées par des mots, verbes, notions.

coup de coeur Photo : les contraires / N. Bourcier. - Seuil

Album photographique confrontant sur chaque double page des contraires. Les multiples notions abstraites sont renforcées par le contraste de la mise en page opposant la couleur au noir et blanc, la modernité aux images d’un autre temps, la joie de l’instant présent à la nostalgie du passé. Chaque photo évoque un univers, suggère des sentiments, rappelle un souvenir. Un lien invisible se crée entre les contraires. L’humour, la surprise dominent cet ouvrage, permettant d’aller plus loin que la représentation. Des notices en fin d’ouvrage rassemblent des explications techniques et l’histoire de chaque photographie noir et blanc extraite des oeuvres de Man Ray, Lartigue...
Parents et enfants piocheront avec plaisir dans cet ouvrage poétique et visuel de qualité.

coup de coeur Regarde bien / T. Hoban. - Kaléidoscope

Un hublot dans la page noire, pour deviner ce qu’il y a sur la page suivante. Le jeu est difficile mais l’intérêt réside dans l’imagination que l’auteur arrive à susciter et les belles photographies qu’elle offre en réponse.

Roman(s) :


coup de coeur La porte rouge / V. Gouby ; H. Vinet. - Thierry Magnier. - (Photoroman)

Dora n’est plus sortie de chez elle depuis le 29 juin. Date à laquelle Alex l’a coincée derrière une porte et l’a menacée. Parce qu’elle porte une mini jupe, parce que cela ne se fait pas dans leur quartier. Dora refuse de plier face aux diktats imbéciles mais derrière la résistance farouche, la peur, qui la fait se terrer.
Elle remarque que tous les soirs quelqu’un jette une canette, ce geste d’incivilité la pousse à sortir, à interpeler celui qui se révèle être un jeune homme : Charlie fuit tous les soirs sa maison, son père plus exactement, qui refuse son métier de jardiner. Métier de tapette.
Ces deux là, affirmant leur différence, se comprennent et s’entraident.
La série de photos ouvrant le roman montre une ouverture, Valentine Goby brode, autour de ces clichés, une histoire d’amour en lutte contre les discriminations, qui fait fi des étroitesses d’esprit de leur entourage.

coup de coeur Nostalgia / V. M. Le Normand ; I. Aleluia. - Thierry Magnier. - (Photoroman)

Fabrice, danseur et chorégraphe de renom, revient dans sa ville natale. Petit, il était moqué, repoussé. De père inconnu, issu d’un milieu social modeste, seule Marie-Sarah a su le regarder. C’est pour partager sa passion qu’il est devenu danseur. Mais la vie s’en est mêlée...
Sur le principe de la collection, le livre s’ouvre sur une série de photos : une maison désertée où seuls demeurent quelques objets. Véronique Le Normand s’empare de ces images qui expriment un dénuement, comble le vide apparent et tisse une histoire d’amour tourmentée.
Quand les souvenirs sont apaisés, une autre histoire est-elle possible au présent ?
Autre lecture
Fabrice revient dans la ville de son enfance pour y faire une représentation d’un ballet qu’il a composé et qui s’appelle Nostalgia. Sur place les souvenirs l’envahissent, il se souvient de Marie Sarah et de ses débuts comme danseur.
Histoire bien écrite où l’on replonge dans le passé des personnages à travers leur regard, leurs émotions et leurs souvenirs. L’histoire est mise en scène à partir d’une série de photos d’Iris Aleluia.
La méthode d’écriture est intéressante, mais un doute : le thème est-il porteur pour des adolescents ?

coup de coeur Demander l’impossible.com / I. Cohen-Janca. - Rouergue. - (DoAdo)

Dans Demander l’impossible.com, Irène Cohen-Janca met en scène Antonin, un adolescent comme les autres, pas forcément mal dans sa peau, mais pas forcément à l’aise, pas forcément doué au lycée, mais pas mauvais non plus. Il est un peu amoureux mais peut-être pas finalement, un adolescent qui cherche sa place dans une famille a priori ordinaire, à côté d’une sœur en apparence parfaite, côtoyant souvent son oncle soixante-huitard boudé par ses parents. Une famille apparemment calme et sans histoire mais qui va être mise à l’épreuve avec la découverte de l’anorexie de la sœur ainée d’Antonin.
Antonin qui, au début du roman, peut rappeler le héros d’Anne Percin, Maxime, dans Comment (bien) rater ses vacances, à cause de son flegme et son humour pince sans rire, évolue grandement, grandit, devient adulte. Ses convictions s’ébranlent en même temps que les épreuves s’imposent et il ne peut plus rester sur ses acquis, sur sa réserve, sur son laisser-aller, il est obligé de se poser toute une série de questionnements sur le sens de la vie, la famille, les secrets de famille, les relations amoureuses.
Le roman prend alors une profondeur qui n’était pas forcément attendue au départ, il devient touchant et soulève des questions forcément proches des adolescents. Une belle découverte.
Autre lecture
Comment bien grandir ? Comment entrer dans le monde adulte lorsque les modèles environnants ne donnent pas envie ? Antonin et sa sœur Emma sont à l’âge où ces questions sont d’importance. Antonin, en croisant tous les matins un SDF au regard pénétrant, ne peut rester indifférent, ce qui consterne sa petite amie. Emma, jusqu’alors fille et élève modèle, n’a plus que la peau sur les os et rejette le modèle de vie de ses parents "vulgaires et normopathes." Max, l’oncle soixante huitard qui vit seul avec ses souvenirs, offre un autre modèle, comme une fuite… Antonin le "petit "de la famille pourrait bien être celui qui est le plus clairvoyant. D’abord incertain, puis s’affirmant de plus en plus, il ouvre les yeux de ses parents, de sa petite amie, de lui-même, dans la compréhension de ce qu’il veut faire de sa vie.
Un roman grave mais loin d’être désespéré puisqu’il montre que rien n’est établi et que chacun peut réinventer sa vie, pour peu qu’il rencontre un regard attentif.

coup de coeur La guerre de Catherine / J. Billet. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Rachel est bien dans sa peau -enfin !- dans cette maison à la pédagogie innovante qu’est la maison de Sèvre. Chacun est libre de progresser à son rythme, de développer des disciplines annexes et Rachel peut ainsi s’épanouir dans la photographie. Mais la guerre est là, l’antisémitisme s’étend et Rachel doit fuir, sous une nouvelle identité : elle sera désormais Catherine Colin ; elle ne cessera, jusqu’à la fin de la guerre, de s’enfuir, de quitter ceux qu’elle aime et de recommencer ailleurs.
C’est un destin bouleversant, passionnant et édifiant qui nous est donné à lire ici, inspiré de l’histoire de la mère de l’auteur. La pédagogie Freinant-Decroly-Montessori a donné à Rachel-Catherine une force, une curiosité de la vie suffisante pour affronter la guerre et ses drames successifs. Un idéal d’éducation confronté à une menace terrible et permanente. Sur sa route, l’héroïne croise surtout des résistants. Est-ce pour cette raison qu’elle garde une foi inébranlable dans la vie ?

coup de coeur Il se peut qu’on s’évade / C. Ytak ; G. Rondeau. - Thierry Magnier. - (Photoroman)

Si le Joseph K. de Kafka avait travaillé dans un musée plutôt que comme officier dans un bureau, son procès aurait probablement ressemblé à celui de Peter Skøresen. Il ne se souvient plus de ce qu’il a fait de préjudiciable ; il comprend encore moins pourquoi cette brochette d’inconnus lui demande son avis sur une série de photos que nous découvrons au fur et à mesure qu’il nous les décrit au cours de ses évocations personnelles. Progressivement, le piège se referme et, poussé à l’aveu, Peter nous fait partager le rapport intime entretenu avec les œuvres qu’il était chargé de surveiller dans sa fonction de gardien de nuit.
Un court récit qui se lit d’une traite tant il nous saisit et nous emporte dans les méandres complexes de l’âme humaine. Le texte offre une résonance assez admirable aux photos publiées en début de récit comme le veut la ligne éditoriale. Un pari réussi.
Autre lecture
Peter Skoresen a tout de l’autiste : difficulté relationnelle, peur du bruit et de la foule, mémoire considérable. Il a trouvé le métier qui lui convient parfaitement et qu’il a souhaité depuis son enfance : gardien de nuit d’un musée. Il a une relation toute particulière avec les œuvres qu’il considère presque comme vivantes. Aussi lors du réaménagement des pièces, tout ce bruit, ce bousculement des œuvres lui sont intolérables. Tout le livre repose sur l’interrogatoire de cet homme par un groupe d’experts qui veulent l’amener, photos à l’appui, à avouer ce qu’il a fait.
L’occasion d’entrer dans l’univers de cet homme hors norme qui a un rapport très personnel -solitaire et intense- avec l’art.

coup de coeur Qui vive ? / J.-P. Blondel ; F. Lebert. - T. Magnier. - (Photo roman)

Le narrateur tombe sur des enveloppes envoyées à son père Louis, qui ne comprennent que des photos d’un lieu lointain : Soukhoumi. Pas d’expéditeur, pas de message, juste une série de photos qui arrivent l’une après l’autre. L’adolescent mène l’enquête et confronte son père. Ensemble, ils reviennent sur le passé de Louis : à 21 ans, il a fait un voyage à Soukhoumi, y a rencontré l’amour fou. La distance, le temps les ont séparés.
Le procédé des photos pour renouer contact avec le père (l’expéditrice est la fille de Louis) peut sembler artificiel, l’intérêt réside surtout dans la relation d’un fils qui découvre que son père est aussi un homme avec un passé. Tous les deux, à travers ce passé, se découvrent et élargissent leur horizon.

coup de coeur Un amour prodigue / C. Galéa ; C. Clier. - T. Magnier. - (Photoroman)

Un amour prodigue, ou l’amour et la liberté sublimés. Léa et sa petite fille Phili se découvrent une chose merveilleuse en commun, un amour intense comme peuvent le vivre les jeunes gens de 16 ans. Léa a aimé passionnément sa professeur d’histoire-géo mais a toujours tu cette histoire. Lorsque Phili se fait trahir par Nina avec qui elle croyait vivre une histoire inoubliable, Léa ressent le besoin de lui raconter son passé, en s’appuyant sur les photos prises à l’époque. Elle veut lui faire comprendre que si l’amour peut anéantir, il peut apporter, si on en saisit l’essence et la beauté, une réserve de joie de vivre et de sérénité pour une vie entière. Les deux femmes, la plus jeune entière et fougueuse, l’aînée douce et sage, confrontent leurs expériences qui, en résonance, enrichissent leur complicité. Et aimantent le lecteur.

coup de coeur En cas d’absence / F. Niobey ; C. Mercadier. - Thierry Magnier. - (Photo roman)

Martin est un lycéen. Photographe amateur, il participe à un atelier photo animé par un photographe professionnel dans son établissement le mercredi après midi. Ils préparent une exposition dont l’axe de travail est l’enfance. Des photographies comme des reflets déformés de ce que nous avons vécu. Martin présente ses photographies dans le lycée, il a même droit à un article dans le journal local. Il reçoit un mail : “Tes photos sont vraiment belles. Si tu le souhaites, tu peux me répondre. Anne ta mère. ” Depuis son enfance, Martin n’avait plus de nouvelles de sa mère...
Comme à son habitude dans cette collection, une série de photographies dont il ignore tout est confiée à un écrivain. Ici, c’est Frédérique Niobey, écrivaine qui explore le filtre poétique des Polaroïds et des monochromes de la photographe Corinne Mercadier. On assiste à un dialogue entre une histoire d’enfance et d’absence et des photographies qui leur offre une scène. Martin cherche les traces de son enfance comme il chasse cette lumière de l’hiver qui le réjouit et donne cette intériorité au regard.
Nous sommes dans le symbolique, le miroir, la part inconsciente de l’homme que chacun peut construire soit dans la lecture à distance du texte soit par l’interprétation de ce que les photographies ne montrent pas. Un cas d’absence.

coup de coeur Amoureux grave / E. Brami ; P. Lopparelli. - T. Magnier

Un jour, Paul reçoit par mail une photo, sans qu’il puisse identifier l’expéditeur. Une photo qui l’horripile autant qu’elle l’inspire. Et spontanément, presque sans réfléchir, il répond au mail. Un dialogue s’instaure, un texte amenant une image, une image suscitant un poème, tandis que Paul commence à nourrir un amour étrange pour celui qui est caché derrière les images. Puis vient cette dernière image, révélatrice d’une vérité, que le jeune homme n’imaginait pas.
Un beau texte avec une tension douce (si l’on excepte la réaction finale de la mère). Les images alimentent progressivement le doute, le questionnement et donne une saveur à la relation que peuvent entretenir deux jeunes adolescent. Un regard tendre sur l’homosexualité.

coup de coeur Et que la nuit glisse sur le bleu de ta jupe / C. Portillo ; H. Pancer. - T. Magnier. - (Photoroman)

Elle s’appelle Bleuet et tout en elle suscite le mystère. Elle est toute jeune, vient d’on ne sait où, ne prononce pas un mot ; elle préfère les photos aux mots. Elle ne quitte jamais sa poule Marilyn, confortablement installée dans son sac à main. Deux poules, chuchote-t-on sur leur passage… Pas de médisances cependant comme il est souvent de rigueur dans ces petits villages, juste une foule d’interrogations teintées d’admiration.
Un jour, en marge de tous ces hommes qui passent dans sa chambre, arrive Tim la Poisse et il se pourrait bien que celui-là ait une place particulière, qu’il sache accrocher le regard de Bleuet, habituellement perdu dans le lointain...
Un univers à part dans le roman pour adolescents, plein de mystère et d’humanité, avec de belle figures féminines.

coup de coeur Mon œil / A. Kenig ; E. Franceschi. - T. Magnier. - (Photo roman)

Valentin, un jeune adolescent, est gravement malade. Tristan, son meilleur ami, lui rend visite à l’hôpital, mais mal à l’aise face à la maladie et ne retrouvant plus l’intimité et la complicité qu’ils partageaient, il espace petit à petit ses visites. Un jour, un des professeurs propose aux élèves de faire une œuvre pour Valentin afin de lui exprimer ce qu’ils ressentent pour lui. Tristan décide alors de faire partager à son ami le monde de dehors, en réalisant une série de photographies de leurs lieux préférés...
Roman très touchant qui traite avec simplicité et pudeur de la maladie d’un adolescent et du vécu de l’entourage. Gêne, culpabilité, désir d’être utile... Tout ce que traverse Tristan est évoqué avec sincérité. Il est loin de la comédie sociale de certains adultes et de l’indifférence de ses camarades de classe. C’est une belle approche d’un moment difficile de la vie, qui ne verse jamais ni dans le pathétique ni dans la sensiblerie.

coup de coeur Le garçon qui se taisait / L. Lowry. - Ecole des loisirs. - (Médium)

C’est une belle histoire, triste mais humaniste, qui nous plonge au début du 20° siècle ; une fresque de l’enfance qui s’achève. Katy, devenue vieille femme, raconte : son père médecin qui l’initie à son métier, la bonne, jeune fille de la campagne "dure à la tâche" mais complice, ses amis... et surtout Jacob. Lui qui ne s’exprime pas en mots mais sait se faire comprendre, lui qui sait si bien s’occuper de tous les animaux, lui si différent mais tellement innocent, sera confronté à un drame d’adultes qui le dépasse. Il croyait bien faire mais son système de valeurs lui est propre et se révèle inadapté au monde extérieur.
L’auteur s’est appuyé sur des photos d’anonymes pour construire son intrigue, et pourtant, les photos qui illustrent chaque chapitre, donnent à l’histoire une densité troublante. Cette histoire sensible devrait plaire aux bons lecteurs dès 13 ans, et bien au-delà.

Et aussi... :


coup de coeur Il faut le dire aux abeilles / S. Neeman ; N. Humbert. - La Joie de lire

« Quand un apiculteur meurt, il faut le dire aux abeilles ». Ne pas taire, ne pas mentir, ne pas enjoliver la réalité. Le cas particulier de la mort de l’apiculteur permet un peu de distance - renforcée par des photographies de paysages champêtres- mais c’est naturellement le processus du deuil en général qui est évoqué ici. Comme un mode d’emploi face à la mort qui s’autorise le désarroi. « Inutile de prétendre qu’il est au ciel et s’amuse avec les anges. On ne sait pas. Ça, on peut le dire. » De même qu’il n’est pas honteux d’éprouver « un beau jour » la joie et l’appétit de vivre...

coup de coeur 1, 2, 3, clic ! / T. Kuznetsova. - Lirabelle

L’ours Misha passe la journée à photographier ce et ceux qui l’entourent : ses trois frères, cinq chemises, neuf mouches... Au lecteur de reconstituer à la fin de la journée les dix photos prises.
Petit livre à compter bilingue (français-anglais) illustré de gravures.

coup de coeur Alphabet / Biosphoto. - La Martinière. - (Mon imagier photo découverte)

Petit album cartonné à la fois abécédaire et bestiaire qui, avec de belles photos en gros plans et en double page, propose des informations de base. Un premier documentaire attirant.

coup de coeur 1. 2.. 3... image / M. Riboud ; C. Chaine. - Gallimard ; Les Trois Ourses

Pour le 0, pas de problème, Catherine Chaine a pu trouver plusieurs photographies de Marc Riboud représentant des cercles (des roues en l’occurrence). Mais ensuite, il a été impossible de trouver des formes géométriques correspondant aux chiffres. Alors les photos lui donnent l’occasion de compter : deux vieilles dames se donnant le bras en France, trois silhouettes au Cambodge, 5 vietnamiens sur une moto, des milliers d’iraniens... Les photos de Marc Riboud, datées de 1955 à 2003, nous font voyager dans le monde entier, en comptant...
Et comme dans I comme image, le lecteur est invité à rajouter ses propres photos.

coup de coeur Compter. - Play Bac. - (Couleurs nature)

Des photos magnifiques, une mise en page claire, colorée et inventive, un texte court et dynamique. L’ouvrage ne se limite pas aux chiffres mais explore des notions telles que plus petit, autant que, plus ou moins, pair, impair... ainsi que les opérations de base.
Compter tout en observant les merveilles de la nature...

coup de coeur Photo : les contraires / N. Bourcier. - Seuil

Album photographique confrontant sur chaque double page des contraires. Les multiples notions abstraites sont renforcées par le contraste de la mise en page opposant la couleur au noir et blanc, la modernité aux images d’un autre temps, la joie de l’instant présent à la nostalgie du passé. Chaque photo évoque un univers, suggère des sentiments, rappelle un souvenir. Un lien invisible se crée entre les contraires. L’humour, la surprise dominent cet ouvrage, permettant d’aller plus loin que la représentation. Des notices en fin d’ouvrage rassemblent des explications techniques et l’histoire de chaque photographie noir et blanc extraite des oeuvres de Man Ray, Lartigue...
Niveau de lecture : BCD - CDI

coup de coeur L’ abécédire / L. Franey ; A. Serres ; O. Tallec. - Rue du monde. - (L’album photo)

Photographies et dessins qui invitent à trouver des mots commençant par les différentes lettres de l’alphabet mais qui proposent surtout des notions abstraites pour les plus grands.

coup de coeur L’ abécédire / L. Franey, A. Serres ; O. Tallec. - Rue du monde. - (L’album photo)

Un abécédaire imagier qui sort de l’ordinaire : à chaque lettre correspond un mot illustré par une photo et un dessin. Surprise garantie dans la construction du livre.

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