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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Prison




Album(s) :


coup de coeur Monsieur Loiseau / N. Lefrançois. - Zoom

La métaphore filée de l’oiseau pour évoquer la prison. A travers le regard de Monsieur Loiseau, gardien de prison, une réflexion, une rêverie aussi, sur l’enfermement -celui des hommes et des animaux-, la notion de sanction et de punition, la liberté...

coup de coeur Frérot Frangin / T. Maricourt ; Tardi. - Sarbacane

Frérot, Frangin... le petit, en classe de neige à l’hôtel Zinzin, écrit à son aîné, à l’hôtel Zonzon et chacun raconte son quotidien. Les parallèles sont possibles, mais l’ambiance radicalement différente. Leurs échanges amènent des réflexions sur la justice, l’injustice, la vengeance... et consolident surtout une relation très forte.

coup de coeur Derrière le mur / E. Valentin ; I. Carrier. - Alice

Il y a les souvenirs - traits colorés-... et puis il y a les projets, timides. Le présent ? Un horizon un peu morne que l’on sait provisoire mais qui pour l’enfant paraît une éternité. Le temps de la peine de prison de son papa...
Un album à hauteur d’enfant.

coup de coeur En 2000 trop loin / Rascal. - Ecole des loisirs. - (Pastel)

Le petit garçon raconte l’absence de son père, pendant 7 ans encore... une éternité. S’habituer à ne se voir qu’une fois par semaine, “le jour des visites”. S’arranger avec le regard des autres, taire la “maison d’arrêt”...
Pudeur et sobriété dans cet album qui dit avant tout la tendresse qui unit le père et le fils.

Roman(s) :


coup de coeur Les grilles du passé / D. Legrand. - Oskar, 2014

Voici un livre original et intéressant qui se lit très bien. Son personnage principal est un auteur de romans de fantômes et d’horreur pour la jeunesse. C’est un homme d’âge mûr qui a un fils de treize ans et une femme journaliste de qui il est en train de se séparer. Et c’est dans son nouvel appartement à Paris que son fils commence à avoir des cauchemars terrifiants au cours desquels un enfant qui s’appelle Damien essaie de le tirer brutalement vers lui.
C’est en effet vers la fin d’une longue série d’investigations qu’il découvre que son immeuble se trouve à l’endroit où au dix-neuvième siècle il y avait une prison pour enfants, et plus précisément où un enfant qui s’appelait Damien Lucas s’y est suicidé. L’auteur arrive à faire en sorte que la ville organise une cérémonie de commémoration au cours de laquelle une plaque à la mémoire de Damien et des autres enfants qui avaient souffert dans ce bagne est apposée. Mais l’on n’avait pas besoin du mot MERCI écrit mystérieusement sur le miroir de la salle de bains pour comprendre que tout va aller bien dès maintenant... intéressant pour un jeune lecteur de changer de point de vue et de comprendre par le biais de ce personnage les inquiétudes des adultes essayant de résoudre les problèmes des jeunes. David Ball

A partir de 12 ans

coup de coeur L’infortune de Kitty Grey / M. Hooper. - Grandes personnes, 2014

1813, Angleterre, manoir de Bridgeford. Kitty est laitière à demeure pour la famille Baysmith. Sa vie s’écoule parisiblement entre son troupeau de vaches, les caprices des jeunes ladies du manoir, et surtout Will, le jeune passeur de la rivière. Les deux amoureux font de nombreaux projets d’avenir, avec toutefois un désaccord de taille : Will ne rêve que de Londres quand Kitty refuse de quitter sa douce vie campagnarde.
Un matin, stupeur : Will a disparu. Pensant qu’il l’a lâchement abandonnée pour rejoindre la capitale, Kitty est au comble du désespoir. Aussi n’hésite -t-elle pas lorsque miss Alice Baysmith l’y envoie acheter un roman récent qu’elle brûle de découvrir (celui d’une certaine Jane Austen)…Hélàs à peine arrivée la petite provinciale se fait dérober son sac. Sans un sou et sans aucun moyen de rentrer, elle doit trouver le moyen de survivre. Une suite d’enchaînements malheureux l’envoie dans l’obscure et redoutable prison de Newgate, avant d’être condamnée à la déportation en Australie. Une descente aux enfers impitoyable, à l’issue toutefois heureuse et apaisée !

La plongée éprouvante dans le quotidien du peuple et dans l’implacable système judicaire et carcéral de l’époque fait froid dans le dos : une jeune fille modeste pouvait basculer rapidement dans une misère sans fonds, les personnes les plus pauvres se voir condamner abusivement à de lourdes peines pouvant aller jusqu’à la pendaison. Des notes historiques de l’auteur apportent en fin d’ouvrage un éclairage édifiant et l’on retrouve bien sûr le talent de Mary Hooper à redonner vie à ce Londres du XIXème siècle. Enrichissant. Ewa Bochenski

Autre lecture :

Katty est laitière à la campagne. Mais Will, son fiancé rêve de partir pour Londres où tout semble de loin plus facile. Lorsqu’il disparait, elle choisit de partir à sa recherche sans vraiment connaître les dangers d’une grande ville. Après un trajet épuisant, le vol de son sac va l’amener jusqu’à Newgate, la célèbre prison. C’est donc une descente en enfer qui est décrite. Y aurait-il une fin heureuse possible ? _ Si Mary Hooper sait toujours aussi bien décrire Londres de la fin du 19ème siècle, en l’espèce en apportant le contrepoint de la tranquille campagne et des vaches, l’histoire elle-même est peu crédible dans sa seconde partie. C’est dommage car l’Histoire est bien présente avec la dénonciation en arrière-plan du système judiciaire et même des lois.

Ce n’est pas tant l’immoralité ou le vol que condamne alors la société que l’absence de connaissance des codes, comme ceux concernant l’enroulement militaire. Le portrait du peuple des rues qui se dessine est celui des sans espoirs. Un livre au final dense et intéressant même si une autre fin aurait été plus attendue. Marion Uteza

A partir de 12 ans

coup de coeur Moins que zero / V. Marais. - Oskar (La vie), 2014

Elodie est une petite fille trop sage, bien habillée, bien coiffée, qui ne dérange rien ni personne, que tout le monde apprécie mais que personne ne voit vraiment . Kevin, lui, est le cancre par excellence que toute la classe déteste. Ces 2 là s’apprivoisent, Elodie révélant aux yeux de tous les talents cachés de Kevin et Kevin amenant de la vie et de la folie dans la vie bien trop cadrée d’Elodie. Très bon roman où les contraires (pas si différent au fond) s’attirent et se révèlent. Histoire vivante, touchante et sur fonds familial compliqué : couple qui divorce et un père détenu et donc absent. Julie Feuvrier

J’ai bien aimé l’alternance des points de vue par chapitre : d’un côté Elodie, la petite fille modèle, et de l’autre Kévin, le cancre. Au départ, on a l’impression que rien ne va les rapprocher mais un délit à la bibliothèque de l’école va permettre à l’auteur d’en faire un « duo de choc ». Kevin va diriger un projet de film dans la classe, ce qui le met en valeur. Ensuite, il est accusé de vol mais les coupables vont finir par se dénoncer. Tout se termine bien, Elodie et Kevin sont très amis. C’est un livre divertissant pour les plus jeunes. Nathalie Bertin.

A partir de 10 ans

coup de coeur Les sauvageons / A. Kalouaz. - Rouergue. - (DoAdo)

Un roman d’aventure agréable à lire et très touchant sur le sort de ces enfants du début du siècle dernier, embrigadés dans des camps de redressement pour mineurs, dont le seul tort était souvent d’être nés sous une mauvaise étoile.
On suit les péripéties d’Hippolyte, jeune homme épris de liberté, confronté à la cruauté du monde des adultes. Le récit est très rythmé, on ne s’ennuie pas un instant. C’est très intéressant de voir ce jeune héros grandir au fil des pages, affirmer son caractère et se rebeller contre le sort injuste qui lui est réservé, tout en protégeant son jeune ami.
Un point négatif cependant, je n’ai pas réussi à comprendre son besoin de revenir systématiquement dans le camp d’où il avait réussi à s’échapper. Malgré l’amitié très forte qui le lie à son ami, il me semble que le récit ne parvient pas vraiment à justifier le côté un peu masochiste d’Hippolyte.
Mais dans l’ensemble, j’ai apprécié cette histoire, d’amitié notamment, sur ces enfants marginalisés, traités comme du bétail par leurs bourreaux puis chassés par les habitants des villages alentours.
Autre lecture
Itinéraire d’un enfant puni pour vagabondage et envoyé dans une colonie agricole dans la France de la fin du XIXème siècle. Hippolyte, à la mort de son père part en apprentissage chez son oncle. Las de ses conditions de travail, il s’enfuit bien vite. Arrêté, le juge l’envoie dans une colonie. Il y partage la vie d’autres enfants nés eux aussi sous une mauvaise étoile. Mais à côté des conditions terribles de vie, il y découvre l’amitié. Malgré les risques, Hippolyte décide de fuir ce bagne et de tenter de rejoindre sa mère...
Le roman décrit la vie misérable et violente des enfants condamnés, de l’aube au coucher du soleil, au travail, à la saleté et à la faim. Leur crime ? être orphelin, sans tuteur ou encore abandonné et avoir été contraint de chaparder pour survivre. Les peines sont lourdes pour ces innocents. A travers la figure d’Hippolyte, l’auteur dénonce un système social injuste et condamné. Cet ouvrage en forme de témoignage émouvant est porté par une belle écriture. Un livre intéressant.
« Ici, on pouvait être puni parce qu’on chuchotait dans les rangs, mais aussi parce qu’on se faisait mal en travaillant, que l’on attrapait la fièvre, lorsque la nuit vous fait grelotter sous la couverture trop mince. Le règlement était parsemé d’embûches, de pièges dans lesquels il ne fallait pas tomber. »

coup de coeur Confessions d’un apprenti gangster / A. Cendres. - Sarbacane. 2013

Un fils de gangster est-il destiné à être gangster ? En quelques 90 pages, le narrateur raconte son enfance et les visites à Fleury ; les premières tentations d’une vie de gangster ; la raison, un temps, pour mieux retourner à ses errances... Et enfin, la découverte de la trahison et la vengeance chevillée au cœur. Jusqu’au coup qui tourne mal : ses complices n’ont rien trouvé de mieux que de kidnapper la fille du commissaire, son amie d’enfance qui plus est…
Un héros qui compose avec le poids d’une famille atypique et se débat contre les injustices de la vie, afin de trouver son propre chemin, loin de toute influence, si ce n’est peut-être celle de l’amour ?
Autre lecture
Fils d’un truand célèbre, un jeune garçon est persuadé de devoir lui aussi finir mal. Reconnu par une jeune fille kidnappée, il se voit sommé de raconter son parcours. Et c’est à partir de fragments de vie, parfois comiques avec notamment la galerie des oncles, parfois poétiques avec par exemple une belle scène père fils à la mer, que l’action avance, que les morceaux du puzzle se mettent en place, renforçant ainsi la dimension policière du livre.
Comment a-t-il pu se retrouver dans cette situation pour le moins rocambolesque ? Et surtout trouvera-t-il une issue ?
Récit court et décalé de la vie d’un fils de gangster, on découvre un monde, on rit, et l’intrigue progresse efficacement. Un livre agréable et facile à lire qui m’a très agréablement surpris !
« Pour me garder après l’école, on pouvait compter sur mes oncles, et j’en avais plein. Des grands, des petits, des gros, des tout maigres et même un Noir ! Mes oncles étaient vraiment gentils avec moi, à les entendre répéter qu’ils étaient les "frères" de mon père, moi je croyais que c’était pour de vrai... Jusqu’au jour où la maîtresse nous a demandé de faire un dessin de notre famille. J’ai représenté ma mère entourée d’hommes, et quand la directrice, alertée, m’a demandé qui étaient tous ces gens, j’ai répondu :
- Mes oncles, les frères de mon père.
 »

coup de coeur La grande môme / J. Leroy. - Syros. - (Rat noir). 2013

Avant, elle était Dora Suarez. Elle avait bien conscience d’avoir une vie particulière, à déménager aussi souvent mais pas de quoi s’inquiéter. Et puis il y a eu la prise d’otage, la blessure par balle, la découverte du passé de sa mère et la nécessité de s’habituer à sa nouvelle identité et à sa vie avec ses grands-parents jusqu’alors inconnus. Sans compter l’absence de sa mère maintenant en prison...
Le lecteur découvre page après page l’enchaînement des faits passés et l’encrage difficile dans le présent. C’est un véritable cataclysme que Dora/Emilie subit, mesurant les ravages du passé politique de sa mère dans un mouvement d’extrême gauche actif.
Le puzzle se met en place lentement, favorisant le suspense au détriment d’une véritable explication des motivations politiques de la mère. Mais le thème de l’engagement étant si peu traité en littérature jeunesse, on ne peut que saluer ce titre.

coup de coeur Mon père est américain / F. Paronuzzi. - Thierry Magnier

Léo était habitué à l’idée d’un père américain qui ne sait rien de sa naissance, perdu de vue depuis longtemps par sa mère. Mais lorsqu’il apprend qu’en réalité elle lui verse tous les mois de l’argent, il veut comprendre. La vérité n’est pas facile à entendre : son père est depuis 6 ans dans le couloir de la mort, aux Etats-Unis, pour avoir tué une femme après un braquage. A quoi bon chercher à connaître un homme qui va mourir... Pourtant, Léo décide de lui écrire. Il trouve en Ben un père, qui aux dires de sa mère a bien changé, et surtout une forte leçon de vie. A 16 ans, Léo est bien décidé à vivre tout de suite et pleinement les choses, accompagné de son ami Yannis et de la belle Esther.

coup de coeur Les grandes et menues découvertes d’Ellika / A. Lind. - Bayard. - (Estampille)

La barbe... Ellika doit faire un devoir sur un grand explorateur et ça ne l’inspire pas du tout. Mais le précieux Pampa lui donne une riche idée : et si elle partant en expédition dans son immeuble ? Voici donc notre héroïne partie à la rencontre de chacun de ses voisins pour en tirer des conclusions dignes d’une exploratrice !
Roman très sympathique, à lire dès 8-9 ans, qui nous présente différents personnages mais qui permettent surtout de mieux connaître Ellika et sa famille.
Autre lecture
Ellika part, à la manière d’un explorateur, à la découverte de son immeuble. Au départ, il s’agit de rendre un devoir scolaire. Mais très vite la jeune fille se rend compte qu’il est possible de voir autrement les gens et les lieux qui nous entourent dès lors que l’on décide de regarder vraiment... Et effectivement, Ellika va ainsi visiter son immeuble de la cave au grenier et trouver son aventure très intéressante. Car c’est la vie de ses voisins et la sienne qui vont peu à peu se dévoiler...
Le thème du carnet de voyage est déjà réjouissant. Asa Lind a donné un sens au récit et le fait progresser dans une lecture agréable et inventive. Nous avons nous aussi, à la fin de l’histoire, envie de tenir notre propre carnet d’exploration quotidienne...
« J. dit qu’il faudrait aller dans des endroits nouveaux, des parties du monde inconnues, par exemple. Sinon on ne peut rien découvrir. Moi je dis : Faux ! La preuve : je suis dans Mon immeuble, là où j’habite, et je n’arrête pas de faire des découvertes. Des découvertes que j’écris dans mon carnet d’exploration ! Donc mon voyage d’exploration existe. Pour de vrai. »

coup de coeur Condamnée à écrire / S. Baussier, P. Perrier. - Oskar. - (Société)

Ce qu’elle voulait, Emma, c’est aller en prison. Comme son père. De toutes façons, elle est tellement mal dans sa vie, sans son père, sans son frère parti en Angleterre, avec ses camarades qui se moquent de la fille du voleur. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est devant le juge. Agression, violence. Mais son jugement lui réserve bien autre chose que la prison : une obligation de lire à son éducateur des textes de son cru... Écrire, quelle idée grotesque ! Et pourtant…
Beaucoup de secrets, de non dits dans l’histoire d’Emma. Par l’écriture et les rencontres, avec son éducateur, avec Lucas également suivi, elle sort peu à peu de la rage qui l’habite et la déroute. Lorsque la juge et l’éducateur sont mis en cause pour leurs méthodes alternatives et dites laxistes, Emma et Lucas devront s’extraire de leurs propres problèmes…
Un roman prenant et intéressant sur la justice et son rôle : doit-elle être punitive ou privilégier la réinsertion ?

coup de coeur Le parloir / E. Sanvoisin. - Gründ. - (Gründroman)

Yan, dix-huit ans à peine, est accusé d’avoir tué le père de sa copine. En prison, il se mure dans le silence alors qu’au parloir défile ses proches et son avocat, dévoilant peu à peu son histoire, à travers les pensées de Yan.
Un court roman difficile sur la réalité du quotidien de la prison avec toutefois un léger espoir de résilience à la fin du récit.
Autre lecture
Yan ne veut pas dire un mot. Le voudrait-il qu’il ne le pourrait pas. Mais son silence l’accable, le désigne comme coupable. Tout juste 18 ans, pas un mot, la prison n’en sera que plus difficile, douloureuse.
7 mois de détention qui nous sont racontés ici, principalement au rythme des parloirs : avec sa mère, son avocat commis d’office, sa sœur, sa petite amie, durant lesquels on comprend peu à peu les raisons de l’incarcération de Yan et son silence.
Un roman prenant parce que l’on veut comprendre le secret de Yan, parce que l’on vit la prison avec toute sa violence et ses drames. Un lieu décidément inapte.

coup de coeur Garde à vie / A. H. Benotman. - Syros. - (Rat noir)

Hugues s’est fait choper. Vol de voiture. Commissariat, perquisition à la maison (avec sa mère en chimio). Le récit se focalise sur les scènes d’enfermement : pas de procès. Prison, directement, avec ce dingue de Jean, codétenu, qui lui fait voir l’enfer de l’incarcération, d’emblée. Les humiliations physiques, psychiques, les alliances stratégiques et la place qu’il faut se faire pour se faire respecter, le sida qui n’est pas soigné, les suicides et ce qui s’ensuit... La violence, cash.
Si l’on comprend à la fin du roman que Hugues a halluciné toutes ces horreurs, comme un avertissement paroxystique, la description reste efficace. Il n’a droit pour l’heure qu’à une remontrance, et pas de casier ! Dehors, il retrouve Jean, le fameux Jean, plus si terrible mais comme une menace…

coup de coeur Soleil métallique / A. Cousseau. - Rouergue. - (DoAdo)

Une période transitoire pour Thomas, José, Violaine et leur mère. Celle-ci est incarcérée pour 2 mois parce qu’elle a volé de quoi manger. Ses enfants doivent se débrouiller. Mais chacun profite de ce temps pour s’interroger, à leur manière, sur leur projet de vie. La mère se vide pour mieux recevoir, dans un jeûne purificateur ; la fille aînée découvre l’amour dans les bras du joueur de grosse caisse, Zoran ; José trouve sa voie professionnelle et Thomas s’amourache de la cousine de Zoran...
Le point de vue de la narration glisse d’un personnage à l’autre et se clôt sur la mère de famille qui sort de prison et rentre à la maison... L’écriture est juste, d’une lecture agréable, avec des personnages attachants, une force positive de vie.

coup de coeur Un chien dans le ventre / H. Hagerup. - Les grandes personnes

Jonas est pour le moins difficile à cerner, à apprécier. Il agace son père, contrarie son prof, attise la moquerie de ses camarades, représente une incompréhension pour tous. Il faut dire que son histoire, livrée par bribes, est difficile : sa mère est en prison pour avoir tué un homme en état d’ivresse. Bientôt libérée, elle va forcément découvrir qu’il lui a menti durant toute sa détention : il n’est pas populaire, n’a pas de petite amie. Fini d’"enjoliver", la vérité toute crue doit sortir. Le chien dans le ventre représente toute la rage qui s’exprime de manière intempestive...
Un roman norvégien très étrange qui arrive à nous rendre sympathique ce personnage à la psychologie elliptique.

coup de coeur Malo de Lange, fils de Personne / M.-A. Murail. - Ecole des loisirs. - (Neuf)

C’est avec grand plaisir que nous retrouvons Malo de Lange pour de nouvelles aventures : le jeune héros passe cette fois du monde des voleurs à celui de la police secrète, dirigée par « monsieur Personne », qui s’était révélé être son père à la fin du volume précédent. Il n’est pas trop dépaysé puisque ces deux mondes ont une frontière assez floue ; ses aventures le mèneront d’ailleurs jusqu’au bagne de Brest… Nous sommes en effet dans la France de 1834 dont l’auteur nous fait traverser tambour battant toutes les couches de la société grâce à une galerie de personnages hauts en couleurs : du duc d’Ecourlieu que l’on retrouve assassiné, au bagnard Mouchique l’empoisonneur, en passant par un commissaire véreux, Léonie la « fiancée » de bonne famille de Malo, Armand Furme d’Aubert, son rival, Nini la farceuse fille de voleur etc… bref un roman drôle, passionnant et plein de suspense.

coup de coeur Les carcérales / M. Wiéner. - Milan. - (Macadam)

Pour Rod, cette nuit fût un moment de rêve, de partage, de complicité magique. Il est amoureux !
Pour Aurélie, la même nuit s’est conclue par un cauchemar qui a brisé sa vie à jamais. Au petit matin, elle porte plainte pour viol. Rod est anéanti. L’incompréhension, la colère, la rage, le désespoir. Il aura tout le temps d’expérimenter la palette de ces émotions durant les longs mois de prison passés en préventive à Fleury.
Le roman est organisé en 5 chapitres : Aimer - Arrêter - Interroger - Enfermer - Juger. Si les 4 premiers sont racontés par Rod et par là-même lui accordent la sympathie du lecteur, le dernier présente les points de vue de tous les protagonistes du procès -victime, jurés, magistrature- et affirme toute la complexité d’un évènement qui échappait encore au jeune Rod.
Et nous lecteurs, quel aurait été notre verdict ?
C’est un roman bouleversant, au style syncopé qui montre la réalité de la prison dans toute sa violence. Si Rod a appris à s’y endurcir, c’est le procès qui lui apportera toute la compréhension de ce qu’il a fait.

coup de coeur Peine maximale / A. Vantal. - Actes sud Junior

4-6 mars, 3 jours que l’on suit heure par heure, avec des chapitres courts qui se mettent dans la tête de chaque personnage du procès en cours : accusés, jurés, juge, victimes, témoins, avocats, famille…
L’affaire : Kolia, jeune homme soutien de famille (ses 2 sœurs et sa mère), s’est un jour senti acculé et a commis l’irréparable. Un cambriolage manqué l’a poussé à kidnapper un bébé, qu’il a confié à sa sœur Léna. Tous les deux se retrouvent sur le banc des accusés.
La construction très réussie du roman permet d’entrer dans les coulisses d’un tribunal et de comprendre les rouages d’un procès. Elle permet surtout d’envisager une affaire sans manichéisme et de mesurer l’impact de l’humain dans la justice.

coup de coeur Espoir de star / I. Chaillou. - Rageot. - (Métis)

Deux thèmes sont traités dans ce roman : l’incarcération (ce qu’on vit en prison et comment on le vit) et la télé réalité du genre "Star academy" avec le comportement extrême qu’elle peut engendrer chez les jeunes.
Le livre fonctionne en alternance : les lettres que Mary écrit à sa meilleure amie depuis la prison, grâce au concours d’un jeune intervenant en atelier d’écriture / les témoignages des gens qui l’entourent sur ce qui s’est passé et comment ils ressentent cette adolescente mal dans sa peau.

coup de coeur Mon étrange petite sœur et les prisonniers d’Alcatraz / G. Choldenko. - Pocket

Vivre sur l’ile d’Alcatraz, à quelques mètre d’Al Capone, ça ferait rêver plus d’un gosse... Mais pas Caribou, fils de gardien nouvellement nommé, qui n’est pas rassuré par la proximité des criminels. Les autres enfants de l’île tentent de lui faire changer d’idée et lui font vivre d’étranges aventures. Il pourrait se faire à sa nouvelle vie mais il y a Nathalie, sa soeur aînée et autiste, qu’il doit surveiller dès sa sortie de l’école. Une relation forte les unie tous les deux mais ce n’est pas facile pour un gamin de 12 ans d’avoir la responsabilité d’une personne que l’on doit traiter normalement sachant qu’elle a des réactions hors-normes...
C’est un roman qui joue sur plusieurs tableaux : les aventures succèdent aux petits drames familiaux et tout cela constitue un livre qui se lit très facilement et offre une vision juste mais jamais pessimiste de l’autisme au sein de la famille et de la société.

coup de coeur L’ affaire Jennifer Jones / A. Cassidy. - Milan. - (Macadam)

Récit oscillant entre les souvenirs d’enfance étouffants de Jennifer Jones, meurtrière à 10 ans d’une camarade de classe, et le quotidien d’Alice Tully, qui se révèle être la nouvelle identité de Jennifer, tout juste sortie de 6 années de prison. Le récit dévoile progressivement, sous forme de puzzle, les circonstances qui l’ont amenée au meurtre mais aussi sa peur de ne pas pouvoir vivre comme tout le monde. Ambiance sourde, récit fort et dérangeant. Coup de coeur de Myriam

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