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Dernière mise à jour :
dimanche 25 septembre 2016

Mot Clé : Indiens d’Amérique




Album(s) :


coup de coeur Etoile des forêts / Corbeau ; Christian Offroy. - Couleur corbeau, 2013

En allant remplir son outre à la rivière, Wikikala sauve la vie d’un petit écureuil tombé durant la nuit. Elle le baptise Etoile. Le temps d’un été, la fillette et l’animal deviennent inséparables. Vient l’heure du départ pour la tribu, qui reprend ses quartiers d’hiver, Etoile suit Winkikala. Ensemble, ils traversent les saisons et partagent la vie du clan. Un jour la petite fille se perd, ne retrouvant plus ses traces dans la neige. Son petit compagnon file alerter ses frères et lui sauve la vie ! Ainsi passe le temps, jusqu’à ce qu’Etoile, qui s’absente de plus en plus souvent, finisse par ne plus quitter la forêt. S’étant entraidé en grandissant, pour l’un comme pour l’autre le temps de l’autonomie est arrivé... Un grand format sépia qui illustre joliment les thèmes de l’amitié, la relation à l’animal, l’apprentissage. A découvrir ! Ewa Bochenski

A partir de 4 ans

coup de coeur Heyo / Christian Offroy . - Couleur Corbeau, 2013

Heyo est un petit garçon Lakota. Il vit sous un tipi et est avide d’aventures trépidantes : gardien du camp, pisteur et bon chasseur, rien n’effraie notre petit sioux ! Le texte, épuré, nous présente ce petit héros auquel les jeunes enfants s’identifieront : « Je suis Heyo, un Lakota », n’a-t-il de cesse de répéter.
Heyo est le héros de ces aventures, et les magnifiques illustrations nous le représentent dans ses moindres faits et gestes. Ainsi, si Heyo nous dit être un chasseur ne ratant jamais sa cible, cela n’est pas si sûr ! Les dessins sont de petits clins d’oeil humoristiques au texte, qui lui-même épouse la courbe des esquisses, se voulant cahotant lorsqu’Heyo est au galop sur un cheval, ou pisteur dans les moments de chasse…
Parlons à présent de la magnificence des planches. Les couleurs sépia apportent douceur et chaleur, couleur du témoignage. Les tracés sont d’un réalisme implacable, pour le plus grand bonheur des yeux. On ne se lasse pas d’admirer les traits assignant sympathie, humour et affection au sioux ainsi qu’aux petits animaux qui l’accompagnent au gré de ses aventures. Simples et ludiques, les aventures du petit Heyo, enfant Lakota qui a tout à apprendre, sauront séduire le lecteur. Lindsay

A partir de 3 ans

coup de coeur Peter Pan / James Matthiew Barrie ; Quentin Gréban. - Mijade, 2014

Enthousiasme sans bornes pour cette version grand format de l’histoire du petit garçon qui ne voulait pas grandir ! Le texte, abrégé et adapté avec talent par Xavier Deutsch ( Hope, Le cantique des carabines), est abondamment et superbement illustré par Quentin Gréban. Envolez-vous sans tarder avec eux pour l’île merveilleuse, laissez-vous porter. Expressions, attitudes, mouvements, gros plans fulgurants, chaque page est un aller direct pour le fameux Pays de l’imaginaire en compagnie de Peter et Clochette. A la fois omniprésente tout en gardant sa part de mystère, l’image invite immédiatement à (re)découvrir les aventures extraordinaires de Wendy et ses frères. Magique ! Ewa Bochenski

A partir de 8 ans

coup de coeur Raoul Taffin cow-boy / G. Moncomble et F. Pillot. - Milan

Damned ! On vient d’enlever la sœur “unique et chérie” de Raoul Taffin ! Elle a beau être une “fieffée enquiquineuse”, notre héros se fait un devoir de la ramener à la maison !
Sur le même principe que les précédents titres, Raoul Taffin explore le quotidien armé de son imagination débordante qui se nourrit ici de l’ambiance western. Ses aventures trépidantes, narrées tout au long de l’album, s’ancrent en dernière page dans le réel d’un paysage urbain. Raoul Taffin ou comment transcender le quotidien...

coup de coeur Les indiens ne disent rien / R. Marnier ; A. Maurel. - Frimousse. - (Maxi’Boum)

Sus à l’ennemi !!! Capitaine, samouraï, mousquetaire... que de mâles hargneux qui se lancent au combat. Et pendant ce temps... « Les indiens, eux, ne disent rien... »
Les combattants, bien mal en point après ces démêlés en armes et ce raffut grotesque, finiront par succomber à la curiosité : que font donc ces discrets indiens ?
Fin jubilatoire pour une histoire pacifiste, sympathique hymne à l’amour.

Roman(s) :


coup de coeur Une moitié de Wasicun / J.-F. Chabas. - Casterman

Eby, 13 ans, est une moitié de Wasicun mais ne connaît guère son héritage indien, sa mère ayant quitté sa famille brutalement. Un jour, Eby et son ami Jim aperçoivent un homme inquiétant qui enfouit un calumet indien, de quoi attiser leur curiosité. La famille indienne est appelée à la rescousse, sur les traces du calumet volé, du voleur et… des racines d’Eby ! Il découvrira à cette occasion son grand-père, ainsi que ses talents hérités.
Un sujet original et un bon suspense.

coup de coeur Les mystères du Far West 1 ; les trois desperados / C. Lawrence. - Hachette

Un jeune métis indien, P.K. Pinkerton, découvre ses parents adoptifs assassinés et surprend les desperados alors qu’ils reviennent sur le lieu du crime. Il s’enfuit, emportant avec lui le papier légué par sa mère indienne et que les bandits recherchent. S’en suit une poursuite jusqu’à Virginia, ville typique du Far West avec des filles de mauvaises vies, des saloons, des joueurs de poker...
On découvre tout cela par le regard du héros qui a comme particularité de ne pas ressentir et identifier les émotions. Ce handicap crée des situations périlleuses dans ce monde où règne la fourberie. C’est grâce à son initiation au poker qu’il finit par trouver des repères pour juger de la bonne foi et de l’honnêteté des autres (position des pieds, respiration...), ce qui le sauvera.
Un héros attachant dans une atmosphère de western, un bon rythme plein d’humour.

coup de coeur Itawapa / X.-L. Petit. - Ecole des loisirs. 2013

1974, au cœur de la forêt amazonienne. La scène d’ouverture est tendue, dramatique, bouleversante : une « machine à dévorer la forêt » s’attaque aux « arbres ancêtres » sous les yeux effarés et impuissants d’un indien. Effrayé par les phares de la machine inconnue, l’homme tire une flèche qui tuera malencontreusement un des hommes blancs. Les conséquences pour son village seront apocalyptiques.
2010, un village d’Amazonie. Talia s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles de sa mère, spécialiste des cultures indiennes et de ces hommes qui « sont le cœur, les racines et la mémoires des hommes ». Elle part à sa recherche avec son grand-père et un policier tombé sous le charme de la belle India. En se rendant à Itawapa, elle est sans le savoir sur les traces de son histoire…
Inquiétude des personnages, atmosphère lourde, chaude, poisseuse de la forêt, parcours semé d’embuches vers la vérité, l’ambiance est rendue de manière très sensorielle, avec des dialogues qui n’excluent pas l’humour. Aussi, si l’histoire est grave, aux résonances malheureusement très actuelles, elle n’est pas dénuée d’espoir…

coup de coeur Les guerriers de la nuit / J.-P. Andrevon. - Flammartion. - (Tribal)

Val Santamaria, jeune agent spécial du FBI, part en Arizona pour enquêter sur les meurtres de riches propriétaires terriens. C’est en raison de son appartenance à la culture indienne -il est métis- qu’il a été désigné pour cette enquête solo, sa toute première. Son enquête va vite être ralentie par le mutisme des locaux, des indiens pour la plupart, et l’inertie de la police indienne. Mais Santamaria acquière bien vite l’intuition que cette série de meurtres aurait à voir avec le massacre d’une tribu Navajo qui a eu lieu 150 ans plus tôt... Jean-Pierre Andrevon tisse une intrigue policière qui tire vers le fantastique quand l’agent du FBI réalise qu’il est au cœur de cette vengeance indienne et qu’il est lié corps et âme à cette tribu décimée à la fin du 19ème siècle...
Un roman fort pour bons lecteurs qui distille une atmosphère lourde et pesante : les corps sont poisseux, le soleil brûlant, le désert fantastique... Une riche évocation du destin des tribus séculaires qui habitaient l’ouest américain bien avant que l’homme blanc ne vienne y installer ses puits de pétrole...

coup de coeur Le chant des orques / A. Babendererde. - Bayard. - (Millézime)

La vie de Sofie est morne depuis la mort de sa mère. Elle n’a pas d’amis dans son nouveau collège, son père, beaucoup en déplacements, est lui-même enfermé dans sa peine. La perspective de l’accompagner à Neah Bay ne l’enchante guère mais elle va vite changer d’avis ! D’abord, il y a sa rencontre avec Yahid, bel indien mystérieux. Puis il y a la culture Makah qu’elle découvre avec lui. Et point culminant : les orques, qu’ils peuvent approcher et “apprivoiser”. Pour Sofie, c’est une renaissance. Les personnages principaux ont tous deux perdu un parent ; sont aussi confrontés à des dilemmes : Sofie a du mal tout d’abord à faire confiance au jeune homme, à se débarrasser de sa souffrance et accepter d’être heureuse ; Jahid quant à lui est partagé entre son amour, son respect des orques et la tradition qu’il est censé perpétuer, à savoir chasser la baleine, comme son père. Chacun va être en mesure d’aider son ami.
Un roman dense, très détaillé, et pour ceux qui aiment la nature et qui s’intéressent à la culture des Indiens, le long séjour sur cette côte sauvage passera aussi vite et aussi agréablement que pour Sofie elle-même.

coup de coeur Fleur des iroquois / M. Séassau. - Les 400 coups. - (Connexion)

1654. Catherine, 13 ans, vient d’arriver à Ville-Marie, Québec. Elle est très inquiète car son père songe déjà à la marier. Mais très vite, elle est capturée par une tribu indienne. Comme il est de coutume chez les indiens, Catherine est adoptée par une mère qui vient de perdre sa fille. Elle apprend donc la langue, les mœurs, mais les juge parfois révoltants. Alors bien qu’elle apprécie sa mère toute nouvelle et son "frère", Wahkwari’tahontsi, elle veut fuir, retrouver les siens. Wahkwari’tahontsi l’accompagnera. Durant ce périple extrême dans l’hiver canadien, elle aura l’occasion d’apaiser sa vision des "sauvages," de se détacher de cette dualité blancs civilisés / indiens barbares qu’on lui a inculquée.
Un texte sous forme de journal, avec quelques aller-retour dans le temps amené de telle sorte qu’ils pourront dérouter quelques lecteurs mais l’intérêt du propos (la culture indienne, la création de Québec) l’emporte.

coup de coeur Le premier qui pleure a perdu / S. Alexie. - Albin Michel. - (Wiz)

Junior est né avec pas mal de handicaps : hydrocéphale, chétif, puis premier de la classe et surtout indien Spokane qui vit dans une réserve où l’avenir est une notion bien abstraite. Il a tout de même quelques atouts : une famille qui l’aime, un humour mêlé d’autodérision et une forte volonté de s’en sortir. Même s’il doit pour cela quitter son environnement...
Ce roman, ponctué de dessins drolatiques, retrace cette période difficile durant laquelle Junior tente de se faire accepter par les blancs tandis que les siens le rejettent, se sentant trahis.
L’humour et la sensibilité du héros -qui est aussi le narrateur- le rendent terriblement attachant. Il dépeint la situation dramatique des réserves indiennes coupées du monde des blancs et minées par l’omniprésence de l’alcool mais nous offre en parallèle une véritable leçon de dépassement de soi.

coup de coeur Oeil de nuage / R. Gomez. - Seuil. - (Chapitre)

Lorsque l’enfant de Sapin fleuri vient au monde, l’heure est à la joie : un garçon, enfin, et en bonne santé. Il fera un bon chasseur et c’est une chance chez les indiens crows. Au fil des jours, une ombre terrible au tableau : l’enfant est aveugle. Il sera nommé Oeil de nuage. Sa mère se refuse à l’abandonner comme il est de coutume en cas d’invalidité. Elle se promet d’être ses yeux et de lui apprendre tout ce qui peut être utile à un indien. L’enfant grandit dans une tribu qui vit en harmonie avec la nature, dans le respect de son rythme, à l’écoute du moindre signe révélateur. Oeil de nuage, plus que tout autre, révèlera une acuité hors du commun.
Lorsque les hommes pâles envahissent leur territoire, les crows doivent appréhender l’incompréhensible : ces hommes tuent plus d’animaux qu’ils ne peuvent en manger et occupent plus de terres qu’ils ne peuvent en cultiver ! Oeil de nuage trouvera une solution pour sauver son peuple. Pour cette fois ...
C’est un roman à la fois apaisant et inquiétant. Apaisant lorsqu’il décrit le mode de vie des indiens, certes pas idyllique mais respectueux et raisonnable. Inquiétant et même glaçant d’effroi quand le narrateur nous rappelle, s’il était besoin, que les porte-malheur ont continué leur invasion et imposé, durablement, leur mode de vie dénué de tout respect du vivant.

coup de coeur Un été Lakota / S. Bages. - Plon

Cet été, Léonard va travailler dans un parc d’attraction donnant des spectacles de reconstitutions historiques sur les indiens, près de la réserve sioux de Pine Ridge. Au départ, il s’agissait juste de gagner un peu d’argent pour aider sa famille, qui en a cruellement besoin. Lui-même d’origine indienne, il n’est pas enchanté par cette idée, se sentant complètement coupé de ses racines. Mais Pine Ridge est le pays originaire de son père, qu’il ne connaît pas ; il y voit donc un moyen de savoir ce qu’il est devenu... Très vite, il découvre que ce dernier est mort, mais que sa mort ne serait pas aussi accidentelle qu’on le dit.
Une enquête prétexte à renouer avec ses ancêtres, avec les coutumes d’un peuple que le gouvernement américain s’est évertué à faire disparaître. Durant cet été, Léonard découvrira également des valeurs fortes, telles que le pardon, l’amour, autant de concepts qui devraient lui faire envisager l’avenir sous de meilleurs augures...

coup de coeur Lune indienne / A. Babendererde. - Bayard. - (Millézime)

Ce qui attend Olivier n’est pas facile et le changement va être aussi brutal que radical : il quitte l’Allemagne et sa petite amie pour suivre sa mère qui va épouser un indien Lakota habitant dans une réserve en Amérique. Il s’habitue tant bien que mal à sa nouvelle vie, à sa nouvelle famille, mais également au fait d’être un wasicun pour les autochtones, qui le regarde souvent avec haine ou méfiance, tant la difficulté d’entente entre indiens et blancs reste actuelle et les injustices perpétrées par ces derniers, flagrantes.
Mais au-delà d’une certaine violence, il découvre surtout une manière de vivre totalement différente, en phase avec la nature, où la notion de famille prend une toute autre dimension et où le rapport à la vie se révèle plus courageux chez un peuple déterminé à sauvegarder sa dignité.
Olivier, au début du roman s’apitoie beaucoup sur lui-même, mais il s’ouvre très vite au monde et découvre, dans l’altérité, ce dont il est capable.
Autre lecture :
Le ton de ce roman m’a paru juste du début à la fin. Autant dans ce que vit Olivier, cet adolescent allemand lors de cette séparation imposée (avec la fille qu’il aime…) par sa mère pour aller rejoindre cet homme indien que dans ce contraste violent rencontré lors de son arrivée dans ce « nouveau monde » qu’est cette réserve d’Indiens du Dakota. L’apprentissage est énorme pour Olivier et pour le lecteur car c’est tout un parcours initiatique qui en découle : Vivre et accepter l’instant en toute sincérité où que ce soit et le reste se fera tôt ou tard …
Une très belle leçon de vie !

coup de coeur Des indiens au paradis / C. Julliard. - Ecole des loisirs. - (Médium)

Jonathan et ses cousins passent leurs vacances ensemble. Passionné par les indiens et leur civilisation, il réussit à les convaincre de vivre une expérience : ils s’installent dans le jardin et vivent à la manière d’une vraie tribu... Les parents, contrariés, finissent par laisser faire. Récit initiatique très vivant et juste sur l’envie de vivre autrement, hors des normes de la civilisation. Une occasion aussi d’analyser les rapports de pouvoir dans un groupe.
A destiner aux premières classes du collège.

Et aussi... :


coup de coeur La plume des andes : voyage imaginaire en terre amérindienne / V. Dubois, S. Koechlin ; U. Ramos ; B. U. Pauvarel. - Kanjil éditeur

Cet album-CD déçoit par rapport aux albums déjà parus (La reine des poissons, La légende de Chico Rei, Un jour je serai libre…) plus complets, puisque ceux-ci comprennent à la fois un conte, un récit documentaire et de nombreux éléments sur la composition du livre, et surtout beaucoup plus riches de résonances culturelles et esthétiques.
Il n’y a ici qu’un conte beaucoup moins riche, à mi-chemin entre conte véritablement initiatique et récit documentaire. Sophie Koechlin rend d’abord compte dans ce « voyage imaginaire en terre amérindienne » de certaines coutumes et croyances amérindiennes. Le conte est présenté comme l’histoire qu’une Indienne, Biche Egarée, raconte à Wara (Etoile en aymara), sa toute petite-fille, sur sa naissance.
Juan De Sol, le fils du Soleil, est né sur les hauts plateaux andins dans la tribu des Aymaras, est un petit garçon très turbulent. Pour le calmer, ses parents lui offrent une flûte qui le calme instantanément. Au fil du temps, il devient un excellent musicien, très réputé. Il s’isole un soir près du lac Titicaca pour écouter la mission que les Esprits de la Nature veulent lui confier : les animaux du Sud, et ceux du Nord l’accompagneront pour « renouer les liens que le temps a dénoués ». Juan Del Sol trouvera l’amour, se mariera avec Biche égarée et partira pour mieux revenir...
Après le conte, l’album présente un lexique des mots et symboles amérindiens qui permet d’élucider le rôle exact du chaman, les croyances au Grand Esprit (Wanka Tank), le sens des cérémonies (danse du Soleil, pow wow, sweat-lodge), la signification des objets (flûte, tambours, plume).
La dernière page donne quelques indications sur les sources d’inspiration de l’auteur et surtout de l’illustratrice.
Si les illustrations aident les plus jeunes enfants à suivre les péripéties, elles ne séduisent pas vraiment. Elles s’inspirent des tissus et peintures amérindiennes dont elles adoptent les couleurs vives. Deux techniques sont utilisées : illustrations sur papiers découpés et peintures acryliques sur bois grand format. Les moins réussis sont celles qui donnent à voir de plus près les figures humaines dont les trait sont assez grossiers.
C’est la musique qui fait l’intérêt principal du CD. La voix de la conteuse est certes chaleureuse, mais sa diction est trop monocorde. La musique du flûtiste Uña Ramos, constitutive du récit, est plus variée : elle donne une couleur propre aux différents épisodes. Elle initie à la spiritualité amérindienne. On entend trois morceaux principaux qui s’entrelacent avec la narration ou se déploient dans les pauses. La répétition des motifs facilite leur appropriation, mais il est regrettable que l’absence de plages ne permette pas une réécoute ciblée, en particulier du long morceau final.
Malgré les réserves émises, cet ouvrage mérite d’être retenu : il fait découvrir, que ce soit en famille ou à l’école, une autre culture et donne une leçon d’union entre les hommes d’une part, entre l’homme et la nature d’autre part.

coup de coeur Fruits Rouges / M. Hindenoch. - Editions du Jardin des Mots. - (Les savoureux)

Cet ouvrage est un enchantement !
Edité par Le Jardin des mots -qui s’adresse aux “amoureux de la parole”- le conteur Michel Hindenoch nous offre 6 contes inspirés des traditions amérindiennes d’Amérique du Nord.
- Les premiers contes sont étiologiques : la création du monde avec Le premier Homme rouge, l’avènement de la lumière (Corbeau vole la lumière), la myopie de la taupe (Les yeux de Coyote).
- D’autres racontent l’amour : Fruits rouges, Solki.
- Le conteur conclut avec un bel hommage à l’Homme rouge qui éclaire le choix de ce répertoire qui commémora la découverte des Amériques par Christophe Colomb en 1492 à Chevilly Larue en 1992.
La voix singulière de Michel Hindenoch rythme les récits. Il y a un souffle, une respiration et des silences qui ouvrent grandes nos oreilles. Des mélopées accompagnent parfois l’histoire et accentuent la magie de l’écoute. Le livre est un format carré, souple et d’une grande sobriété. Chaque texte est écrit noir sur blanc, introduit par une photo prise par le conteur lui-même. Une grande simplicité qui accorde toute confiance à la force du récit. Pour tout public à partir de 6 ans.

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